Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:08

Le site Dreuz.info, dont Michel Garroté est le rédacteur en chef, propose, à partir d'un article du "Times of Israel", une analyse du voyage du pape en Israël (avec autorisation de la reproduire).  La voici.

"Michel Garroté, réd en chef –- Je lis à l’instant dans The Times of Israël cité par le CI : Pèlerinage fructueux pour le pape François en Terre sainte. Au terme de son voyage du 24 au 26 mai, le souverain pontife a invité les présidents israélien et palestinien à prier avec lui au Vatican. Tous deux ont accepté : ils se retrouveront le 8 juin (liens vers sources en bas de page).

Les images ô combien symboliques de sa visite, de ses discours et de ses moments de recueillement au mur des lamentations et devant le mur de séparation ont été abondamment analysées et commentées, observe le Times of Israel. Et force est de constater que le parcours du pape dans le terrain miné qu’est le Proche-Orient est un sans-faute. Pas de gaffe, pas de prise de position. Il a écouté et accepté les deux points de vue (Note de Michel Garroté – Je me serais volontiers passé de sa courte prestation au pied de la barrière de sécurité dite « mur de séparation », mais cela ne doit pas masquer l’essentiel…).

« Il a souligné, sans hésitation, les traumatismes que subissent les Palestiniens à cause de l’occupation, ainsi que le droit, qui leur a longtemps été renié, à disposer d’eux-mêmes en tant que Nation. Simultanément, il a reconnu que les Juifs d’Israël subissent une violence aveugle et méritent de vivre dans leur Etat, en tant que peuple libre ».

François a donc été très habile, estime le quotidien israélien en langue anglaise, puisque « les deux camps sont convaincus qu’il adhère à leur récit ». En visitant à la fois le mur de séparation et la tombe du père du sionisme, Theodor Herzl – ce qu’aucun autre pape n’avait fait avant lui – il a eu une réponse simple : il n’a rien refusé.

Une question a cependant tarabusté les observateurs : pourquoi inviter le président Pérès au Vatican, celui-ci n’ayant qu’un pouvoir symbolique, au lieu du Premier ministre Netanyahou, qui est, lui, aux responsabilités ? Le pape ignorerait-il la répartition des rôles dans l’Etat hébreu ?

Certainement pas, argue The Times of Israel. Il sait au contraire très bien ce qu’il fait. « Il a pénétré dans la tanière du lion et esquivé les sentiments de méfiance réciproque pour en retirer ce qui rapportera du mérite à l’Eglise catholique : il fait du Vatican le lieu où des leaders juif et musulman, coincés dans un conflit long de plusieurs générations et enfoncés jusqu’aux genoux dans leurs récriminations mutuelles, viennent demander la paix à Dieu ». Bien joué, François.

Bon, mais quelle importance cela a-t-il, si l’on pense que le Vatican n’a pas de pouvoir concret ? Qu’il ne peut ni taxer ni arrêter ses fidèles, et que son influence n’est que symbolique ? « Le pape François est le chef d’1,2 milliard de catholiques dans le monde », souligne le journal. « Il y a trois fois plus de catholiques dans le monde qu’il n’y a de citoyens aux Etats-Unis. Qu’on le veuille ou non, ses paroles font la différence ».

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Sources :

http://www.timesofisrael.com/how-the-pope-triumphed-over-the-israeli-palestinian-conflict/

http://www.courrierinternational.com/dessin/2014/05/30/le-pape-francois-sort-indemne-de-la-taniere-du-lion

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Amitié Judéo Chrétienne de NANTES
  • : Association faisant partie de l'Amitié judéo-chrétienne de FRANCE
  • Contact

Recherche