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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 09:11

A l'occasion des fêtes d'automne de la communauté juive, qui commencent par la fête du Nouvel An (Rosh haShana), le rabbin Rivon Krygier, rabbin de la synagogue Adath Shalom et de la communauté juive massorti de Paris. Docteur en sciences des religions, nous explique la cohérence du mois de Tichri. La purification et la joie en sont les deux versants. Et le repentir, le mot-clef.

C'est une interview du quotidien "La Croix", recueilie par Martine de Sauto (parue le 19/09). En voici le début :

"Quel est le sens du mois de Tichri ?

Rivon Krygier : Les sages du Talmud expliquent que, après la faute du veau d’or, le 1er Eloul – mois qui précède Tichri –, Moïse était remonté sur le Sinaï pour en redescendre quarante jours plus tard, le 10 Tichri, qui correspond à Kippour. Le mois de Tichri correspond donc au temps de la réception des secondes tables de la Loi rapportées par Moïse, de la réconciliation entre Dieu et Son peuple. C’est le temps de la seconde chance. Il commence par un temps de remise en question : le regard se tourne vers le passé, scrute la mémoire, afin de réinitialiser quelque chose en nous, de réorienter notre vie, nos choix, nos valeurs, nos priorités, de la réaiguiller si possible sans détruire tout ce qui a été bâti, dans un nouvel élan d’amour et de justice.

Comment la liturgie accompagne-t-elle ce cheminement ?

R. K. : Au cœur de la liturgie de Roch Hachana, le son strident du chofar (cor) est là pour provoquer un saisissement en vue d’un ressaisissement. Il s’agit, par la vertu de la catharsis, de faire naître le frisson, l’effroi même, qui remue notre conscience jusqu’à la plonger dans la mémoire obscure et nous faire traverser « la vallée de la mort » (Ps 23). Juste après, il est proclamé :« ha-yom harat ôlam » (« aujourd’hui est engendré le monde »), que l’on interprète souvent à tort comme un rappel de la Création du monde. Ce n’est pas de la Création du monde qu’il est question à Roch Hachana, mais de sa propre recréation, de sa renaissance. Pendant dix jours, les litanies, les chants, les invocations, les prières de repentir nous font aussi réfléchir sur le sens de notre vie, nous soutiennent dans notre examen de conscience, dans la reconnaissance de nos fautes et l’acceptation de notre vulnérabilité. Nous ressentons tout particulièrement celle-ci à Kippour, à cause de l’ascèse du jeûnequi nous place dans un état fébrile de la conscience, nous fait côtoyer les limites de nos forces et de notre résistance, et nous replace entre les mains de Dieu. Après ce temps de vérité où nous rendons des comptes sur notre conduite, vient le temps d’implorer la clémence divine, et d’espérer sa miséricorde..."

D'autres questions suivent à propos du pardon :

- Dieu pardonne-t-il toutes les fautes ?

-  Y a-t-il unien entre la joie de Soucot, fête qui suit immédiatement Kippour, et la confiance née du pardon de Dieu ?

Nous vous invitons à lire la suite de cet interview sur le site de La Croix.

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