Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 16:03

Nos amis de la Communauté juive fêteront dans quelques jours le Nouvel An de

l'année 5776

Ce sera lundi 14 et mardi 15 septembre 2015 (début dimanche soir 13)

 

Littéralement, Roch Ha-Chanah signifie « tête de l’année » et est donc considérée comme le Nouvel An juif et le jour anniversaire de la création du monde. Roch Ha-Chanah dure deux jours et est célébré le 1er et le 2 du mois de Tichri dans le calendrier hébreu.

Cette fête marque le début des dix jours de pénitence, (appelés les jours redoutables) au cours desquels l’on se doit de penser aux fautes commises tout au long de l’année écoulée, et d’en demander pardon à Dieu. Cette période d’introspection et de repentance se conclut par le Grand Pardon, Yom Kippour.

L’expression Roch Ha-Chanah n’apparaît qu’une fois dans la Bible (Ez 40,1) et désigne apparemment le début de l’année, bien que sa signification ne soit pas très claire.

Cette fête apparaît dans la Torah sous trois noms différents :

  • Chabbaton : jour de repos solennel qui devait être observé au premier jour du septième mois
  • Zikhron terouah : jour du Souvenir proclamé par la sonnerie du chofar (corne de bélier)
  • Yom Terouah : jour où l’on sonne du chofar

Les sages donnèrent plus tard à cette fête deux autres noms :

  • Yom ha-Din : jour du jugement
  • Yom ha-Zikkaron : jour du Souvenir, où Dieu se souvient de ses créatures

La notion de « jour du jugement » est rabbinique. Elle est largement développée dans le traité Roch Ha-Chanah de la Michnah.

Selon ce traité, toute l’humanité défilerait devant Dieu ce jour-là, tel un troupeau de moutons. Cette idée est en outre commentée dans le Talmud qui insiste sur le fait que le Nouvel an est une occasion pour chacun de faire un examen de conscience à la lumière des valeurs du judaïsme.   (source : http://icalendrier.fr/)

A l'occasion de ce début d'année, nous vous retransmettons  les mots de Jacqueline CUCHE, présidente de l'Amitié Judéo-chrétienne de France, souhaitant une excellente année 5776 à toute la Communauté juive et présentant le bilan de l'année écoulée sous la plume de Liliane Apotheker.

"Chers amis, les lignes qui suivent ont été écrites par un membre éminent de notre Amitié Judéo-Chrétienne de France, bien connu de la plupart d'entre vous : Liliane Apotheker est 1ère vice-présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne internationale (ICCJ). Elle est juive et, à ce titre bien plus autorisée que moi pour parler ainsi. La justesse de ses mots et l'exigence de justice et de vérité qu'ils expriment lui font et nous font honneur, comme ils font honneur, certainement, à tous nos amis juifs, bouleversés comme elle, et comme nous le sommes tous, lorsque la haine en vient à défigurer nos frères humains.

Puisse la nouvelle année juive qui va bientôt s'ouvrirapporter un peu de douceur et de bonté dans notre monde.

Et vous tous, amis juifs qui nous lisez, recevez les voeus chaleureus de Chana Tova que je vous transmets de la part de tous vos frères chrétiens de l'AJCF !

Jacqueline CUCHE (Présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France"

 

"Cette année, comme tous les ans quand se termine la période des vacances, je me prépare à l'approche des grandes fêtes de Roch Hachanah et de Yom Kippour à faire le bilan honnête de l'année écoulée.

Cette année plus que les années précédentes, cette démarche nécessite une introspection, un examen de conscience qui irait au plus profond de l'âme, ne se laissant pas entraver par le confort de l'habitude, la certitude puisée dans des traditions anciennes et des rituels que l'on aime.

A l'Amitié judéo-chrétienne de France, des Chrétiens et des Juifs s'expriment ensemble sur la relation nouvelle établie entre nous depuis plusieurs décennies maintenant. Quand des problèmes surgissent, très souvent des Chrétiens prennt leur plume pour nous défendre, nous réconforter. Cela a été le cas plusieurs fois cette année, et Madame J. Cuche a su trouver les mots justes. Cette fois, c'est à nous, Juifs de nous exprimer, de nous engager, de montrer que nous ne sommes pas uniquement en attente d'un réconfort que quelquefois nous estimons même être un dû. La réciprocité dans la relation judéo-chrétienne consiste aussi à reconnaître nos égarements et nos fautes et à les dénoncer sans retenue.

Ces dernières semaines ont été marquées par des événements d'une inhumanité rare en Israël, exécutés par quelques uns seulement, mais qui nous concernent tous et qui me concernent. Les réactions ont été nombreuses, la plupart faisaient état d'une condamnation sans équivoque, d'autres n'échappaient pas à des mises en perspective, ou à des comparaisons à mes yeux déplacées. Devant la gravité du crime, seul le deuil sied.

Devant ces événements dont le pire a coûté la vie d'une manière infiniment cruelle à un bébé et à son père, je dois me demander ce qui dans ma tradition induit cette inhumanité.

La Torah peut être un élixir de vie ou un poison mortel, disait cet été, à Rome, le rabbin David Rosen, ancien président de l'ICCJ et l'une des personnalités les plus en vue de l'orthodoxie juive, et grand militant du dialogue inter-religieux. Une tradition comme la nôtre est capable de nous pousser au pire si elle est mal interprétée, sortie de son contexte historique, ou détournée de son sens profond au profit de la haine et du racisme primaire. Cela est sans doute vrai de toute tradition religieuse, mais cette fois il s'agit de la mienne et rien ne doit me détourner de mon examen de conscience.

Où est la grandeur morale et spirituelle de ma religion si elle se soustrait à cette douloureuse démarche sous prétexte que rien n'égalerait nos souffrances, ou que l'extrémisme n'est qu'une réponse à celui de nos voisins ?

L'image des victimes ne me quitte pas. Les vociférations d'un Juif orthodoxe disant que les Eglises n'auraient pas leur place en Israël car elles seraient idolâtres me donnent la nausée.

Je pense à notre audience papale, lors de notre rencontre annuelle de l'ICCJ à Rome, fin juin de cette année.

Le Pape François avait conclu son propos avec sa demande habituelle : "Priez pour moi". Cette demande démontre une grande humilité et la reconnaissance d'une vulnérabilité. Elle m'a littéralement bouleversée.

Je fais mienne cette vulnérabilité, rien ne saurait désormais justifier l'orgueil que l'on peut éprouver d'appartenir à une tradition religieuse. Dieu ne nous demande-t-il pas de "marcher humblement avec lui" ?

Liliane Apotheker (Vice-Présidente de l'ICCJ)"

Pensez à vous rendre de temps en temps sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France, où vous retrouverez les articles ci-dessus et beaucoup d'informations sur les relations judéo-chrétiennes et sur les différents groupes d'AJC en France.

Chana Tova

Hag Saméa_h

 


 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Amitié Judéo Chrétienne de NANTES
  • Amitié Judéo Chrétienne de NANTES
  • : Association faisant partie de l'Amitié judéo-chrétienne de FRANCE
  • Contact

Recherche