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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 18:52

La fête de Kippour se célèbre cette année 2018

 (5779 du calendrier hébraïque)

le mercredi 19 septembre,

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, mardi 18).

"Le 10 de ce septième mois,qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c'est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l'absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c'est une loi immuable pour vous d'âge en âge, où que vous habitiez... Depuis le 9 du mois au soir jusqu'au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique."

(Lv  23, 27...32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Pour plus de précision : voir la présentation faite en septembre 2010  

Yom Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l'année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d'Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.  

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

 C'est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l'opposition d'influentes autorités, attaquée au cours du temps par d'éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs. 

En voici une traduction : "Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s'agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l'on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s'agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd'hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par Charles K.L. Davis.

https://www.youtube.com/watch?v=h2E6R0jqIn4

Pour en savoir plus sur cette fête, n'hésitez pas à fréquenter le site de l'AJC de France
et le campus numérique juif, AKADEM, qui nous permet d'entrer plus avant dans sa signification :
une conférence de Claude Riveline, sur Kippour et souccot, de la joie à la joie
et une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu
 
 

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 17:26

Depuis le Concile Vatican II, les chrétiens, certains en tout cas, ont tendance à penser que le dialogue entre juifs et chrétiens n'avance pas assez vite. Et c'est compréhensible, après tant d'année d'incompréhension et de mépris.

Et pourtant les choses avancent. Qui aurait imaginé il y a quelques années, trouver dans un bulletin paroissial catholique, de Nantes en l'occurence, la présentation des fêtes juives de Tichri et du calendrier des fêtes juives ?

C'était l'an dernier à cette même époque. Nous reproduisons ici cet article, avec la permission de l'auteur : le Père Hubert Vallet, curé de la paroisse St Jean-Paul II.

"Un autre calendrier

Dans le flot des informatons quotidiennes de toutes sortes, nous n’avons peut-être pas su que nos frères juifs, frères aînés dans la foi, viennent de passer quelques jours parmi les plus importants de leur année.

En effet, les juifs - et les chrétens après eux, quoiqu’un peu différemment - rythment l’année par des fêtes religieuses qui sanctifient le temps.

Dieu adresse à son Peuple des « convocatons saintes » pour le rencontrer, pour célébrer au milieu de lui Ses bienfaits et bénédictions. Ce cycle annuel commence toujours en automne ; ainsi, depuis le 21 septembre dernier, date de la nouvelle lune, [10 septembre cette année] nous sommes entrés dans l’an juif 5778 [5779 en 2018] (car les années sont comptées à partr de la date symbolique du début du monde d’après la Genèse). C’était la fête du Nouvel An, Roch haChana (« tête de l’année »). Elle est d’une part l’occasion d’entendre le son du chofar, sorte de trompe faite à partir d’une corne de bélier, qui rappelle le bélier qu’Abraham offrit à la place de son fls ; le juif fdèle écoute les sons alternativement violents, plaintifs et stridents qui le secouent de sa torpeur et l’incitent à la conversion. En effet, cette fête marque d’autre part l’entrée dans dix jours de pénitence, accordés pour se repentir, pour effectuer des démarches de réconciliation, et recevoir le pardon de D.ieu pour être inscrit au « Livre de la Vie » au jour ultime de cette décade : le Yom Kippour (« jour du pardon »).


Juste après commence une autre fête essentielle, la fête de Soukkot (cabanes), dont il est par exemple question dans l’Évangile de saint Jean : « Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, Jésus y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret » (Jn 7, 10). Avec Pâques et la Pentecôte, Soukkot est l’une des trois fêtes de pèlerinage durant lesquelles, jusqu’en 70 de notre ère, les Juifs montaient à Jérusalem au Temple. Tout comme Pessah et Chavouot, Soukkot a, pour les juifs, une signifcation agricole et historique. En tant que fête agricole, elle se célèbre au moment de la récolte d’automne comme fête d’action de grâces pour les bénédictons accordées par la nature pendant l’année écoulée (Ex 23,16 ; Dt 16,13). Sa signifcation historique apparaît dans la Bible qui l’associe à l’errance des Israélites dans le désert pendant 40 ans sur le chemin de la Terre promise ; pendant ce temps, ils vivaient dans des tentes ou cabanes. C’est pourquoi, lors des jours de Soukkot, les juifs conservent l’habitude de dresser des cabanes et d’y passer de vrais séjours (Lv 23,42-43).
Mais cette fête, comme chaque fête juive, est également orientée vers l’accomplissement de toutes les prophéties, parce que la joie de la récolte et la joie de l’entrée en Terre Promise trouvent leur sens ultime dans la joie parfaite de vivre selon la Torah, Loi de Dieu pour les hommes. L’accueil du Don de Dieu est la plus grande joie, marquée chez les juifs par la fête de Shimhat Torah (« joie de la Torah »), cette année le 13 octobre [2 octobre en 2018].
En souhaitant, avec quelques jours de  retard, une excellente année à nos frères juifs, laissons-nous guider, comme eux, par la Parole vivante de Dieu, qui vient habiter en nous."

hubert.vallet@gmail.com

Hubert Vallet, initialement prêtre du diocèse de Paris, et ayant enseigné la théologie des sacrements à la faculté Notre-dame et à l'Ecole Cathédrale de Paris  est actuellement Curé de la paroisse St Jean-Paul II de Nantes, avec deux lieux de culte : l'église Ste Thérèse et l'église Notre-Dame de Toutes-Joies.  Il est par ailleurs responsable du Service de Formation du Diocèse de Nantes, et membre de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes.

Vous pouvez retrouver ce texte sur le Bulletin de la Paroisse St Jean-Paul II de Nantes, à l'adresse : http://www.saintjeanpaul2.fr
 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 10:30

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c'est d'une année sur l'autre qu'on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch HaChana, c' est le début de l'année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 10-11 septembre 2018).  L'année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessah, fête de la Pâque. Roch HaChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'hommeLa fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l'ensemble du peuple. Il s'accompagne d'un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite "une bonne année" . Le début de l'année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l'office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d'un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch HaChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom HaDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch HaChana 16), au nom de Rabbi Jochanan : "A Roch HaChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens". Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour "la Vie" (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour "la Mort". Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu'à Yom Kippour. Ce jour-là, s'ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour "la Vie". S'ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch HaChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch HaChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les "jours redoutables". Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l'homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n'est jamais irrévocable, l'intervention de l'homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l'appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch HaChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch Hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d'automne : site national de l'AJCF.

Bonne Année 5779 à tous nos amis Juifs

Bonne année   

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 18:00

Pour parler des grandes fêtes juives, la Tora emploie le terme de "convocations" :

"Miqré' Qodesh", convocations saintes, rendez-vous de l'Eternel.

Chacun est en effet appelé, convoqué par Dieu pour se mettre en sa présence.

Ce peut être pour des fêtes de pèlerinage (Pessah, Chavouot et Souccot), qui sont des fêtes joyeuses. Ce peut être aussi, et c'est le cas des fêtes d'automne qui arrivent, pour des "jours austères, redoutables", où chaque juif a l'occasion de faire son examen de conscience, personnel et religieux.

On appelle aussi ces fêtes d'automne fêtes de Tichri, du nom du mois où elles se célèbrent. Le mois de Tichri (sept-oct) est le plus intense de tous les mois de l'année juive. Il regroupe trois grandes fêtes : Roch Hachana, Yom Kippour et Soukkot. Ensemble, elles forment un véritable cycle.

Roch haChana (nouvel an juif) : 1 et 2 Tichri : cette année : les lundi 10 et mardi 11 septembre 2018. Les fêtes commençant toujours la veille, le début de la fête de Roch haChana sera célébré dimanche soir 9 septembre.

Yom Kippour (jour du Pardon) : 10 Tichri : le mercredi 19 septembre 2018. (début : mardi 18 au soir)

Soukkot (fête des cabanes) : du 15 au 22 Tichri : du lundi 24 au dimanche 30 septembre 2018 (début : dimanche 23 septembre au soir)

Nous reviendrons sur chacune de ces fêtes.

Disons déjà que les

10 et 11 septembre du calendrier latin (début la veille),

la communauté juive va célébrer

la fête de Roch haChana,

premier des 10 jours redoutables ou austères

qui vont conduire jusqu'à Yom Kippour.

Tous ces jours vont être consacrés à un examen de conscience

et à la réparation des fautes commises.

Roch haChana

qui veut dire "tête de l'année"

est ainsi le premier jour de l'an juif.

La Communauté entre dans l'année 5779.

A cette occasion

l'Amitié judéo-chrétienne de Nantes

présente à tous ses amis

ainsi qu'à la communauté juive

ses meilleurs voeux

pour cette nouvelle année.

Qu'elle soit remplie

de bienfaits et de douceur,

que la paix arrive sur Israël et sur le monde.

Rosh-Hashana-6

Chana Tova - Bonne année 5779

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 17:46

Le CCAN (Centre Culturel André Néher) fête ses 10 ans !

Il  vous invite en toute simplicité et convivialité à participer à un pique-nique festif

le dimanche 2 septembre 2018

au Parc du Grand-Blottereau (quartier Doulon), Boulevard Auguste Peneau,

à partir de midi.

(Repli possible dans une salle prévue à cet effet en cas d’intempérie)

 Apportez votre panier garni et votre bonne humeur habituelle !

Le CCAN offre les bulles et le SUPER gâteau d’anniversaire !

 Au programme

- une animation de tours de magie par un invité surprise

- des grands jeux de plein air

- un tournoi de pétanque (apportez vos boules)

- et d’autres surprises…

Si vous avez besoin d'un covoiturage, ou si vous pouvez en proposer un :

veuillez SVP nous le faire savoir au plus vite (info@ccan.fr ou tel:06 46 21 53 09)

Notez qu'un emplacement sera réservé au CCAN pour les voitures.

Le CCAN compte sur votre présence.
 

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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 11:49

L'éditeur (Lessius) nous le présente ainsi :

"Les «Écritures» citées par le Nouveau Testament étaient des Écritures déjà lues et interprétées : la tradition rabbinique ancienne, dans le Targum et le Midrash, représente un maillon indispensable dans la dynamique herméneutique qui va de l’Ancien au Nouveau

Des motifs évangéliques, des arguments pauliniens, des affirmations de la lettre aux Hébreux reçoivent une intelligibilité nouvelle lorsqu’ils sont lus sur fond des traditions premières du judaïsme. La nouveauté du Christ apparaît ainsi dans une lumière nouvelle – réfractée dans la vigilance interprétative du peuple juif.

Cet ouvrage, paru initialement en 2003, devenu un classique et épuisé depuis plusieurs années, a été pour cette édition revu et augmenté. Il est précédé d'une importante préface inédite d'Anne-Marie Pelletier. "

C'est la présentation officielle. Mais qu'en disent les spécialistes ?  Jean Massonnet, par exemple, bibliste du diocèse de Lyon, enseignant à la Faculté de théologie de l'Université catholique de Lyon, et lauréat 2016 de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France ?

Lisons ce qu'il nous en dit à la fin d'un article paru sur le site de l'AJC France :

"Les explorations de la tradition rabbinique auxquelles Michel Remaud invite le lecteur permettent de mieux connaître et comprendre le Nouveau Testament. Ses auteurs n’avaient pas d’autres références que cette tradition pour établir la nouveauté du Christ. Cette relation permet de se trouver à l’aise avec de nombreuses expressions qui peuvent paraître déroutantes, car elles sont midrashiques. La lecture de ce livre exigeant aidera à mieux saisir comment la nouveauté chrétienne se comprend dans une relation vivante avec la pensée juive qu’elle ne contredit pas mais développe dans la ligne d’une nouveauté toujours à explorer. Concluons par une phrase de la dernière page : « Ceux qui affirment, un peu légèrement, que l’Ancien Testament est pour les juifs et le Nouveau pour les chrétiens donnent par là-même la preuve qu’ils n’ont pas lu le Nouveau » (p. 248).

Mais c'est toute la présentation de Jean Massonnet qu'il faut lire sur le site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France. Lire Ici. Cela peut paraître exigeant, mais c'est tellement éclairant. Et si quelques clercs ou engagés dans l'Eglise de France pouvaient faire l'effort d'une petite étude du Nouveau Testament à la lumière de la tradition juive accompagnés par Michel Remaud, nous ferions certainement quelque progrès dans les relations entre juifs et chrétiens. Entre le christianisme et le judaïsme, certes, mais aussi entre les chrétiens d'aujourd'hui et les juifs d'aujourd'hui, où qu'ils se situent.

Bonnes vacances à tous..., pour ce qu'il en reste !

 

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 10:18

Quand il s'agit du mariage, 70 ans, ce sont des noces de platine. Chacun sait que le platine est un métal dur, mais malléable, ductile, précieux, de couleur gris-blanc. Le platine , c'est surtout un métal noble résistant à la corrosion.

Formidable, non ? pour symboliser les 70 ans de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, née en 1948 à l'initiative de l'historien juif Jules Isaac et d'un petit groupe de protestants, de catholiques, d'orthodoxes et de juifs. C'est le 26 février 1948 que furent jetées à Paris les bases de cette Association, dont la tâche essentielle (article 2 des statuts) est d'oeuvrer par la connaissance, la compréhension, le respect et l'amitié mutuels, à réparer les iniquités du passé à l'égard des juifs et de lutter contre l'antisémitisme et l'antijudaïsme, tout en excluant tout prosélytisme et tout syncrétisme.

Depuis cette date, de nombreux groupes se sont formés dans différentes villes de France, proposant conférences, études bibliques et rencontres conviviales...

Alors, 70 ans d'amitié retrouvée, on ne pouvait pas rater ça ! Et c'est ainsi qu'à l'initiative du groupe d'Amitié judéo-chrétienne de Nantes, une centaine de membres des groupes d'Amitié judéo-chrétienne de l'Ouest se sont retrouvés à Béhuard, près d'Angers, pour une journée de fête, le dimanche 24 juin.

Difficile de traduire ici, en déroulant le programme, toute la qualité des échanges, de l'amitié, de la convivialité qui se sont manifestés tout au long de cette journée entre juifs et chrétiens.

Le matin : une conférence très intéressante et très appréciée, de Jean-Léon Cohen du groupe de Rennes, qui nous a parlé de l'un des fondateurs de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, Jules Isaac.

Joël Thierry, du groupe de Rennes,  nous a fait ensuite une synthèse remarquable de trois conférences de l'Assemblée Générale de l'AJCF à Saint Germain en Laye les 10 et 11 mai, données par Mireille Hadas Lebel, Jacqueline Cuche et Florence Taubmann. autour de l'avenir de l'AJCF.

Quelques témoignages se sont alors succédés, notamment celui émouvant de Juliette Gauffriau, mémoire vivante du groupe de Nantes, que nous avons ensuite fêtée et entourée de notre affection au cours de l'apéritif et du déjeuner, à l'occasion de ses 90 ans.

L'après-midi : place à la musique ! Et ce jour-là c'était la musique klezmer qui était à l'honneur, avec deux artistes professionnels : Amit Weisberger et Jérome Bloch, qui nous ont fait passer un bon moment dans l'ambiance joyeuse des shtetls.

Possibilité était bien sûr offerte de visiter la toute petite île de Béhuard, la maison diocésaine et la chapelle, dont le Père Philippe Loiseau est le chapelain. Un merci tout particulier à Philippe qui nous a accueillis avec tant de gentillesse et qui, pour ceux qui le souhaitaient, a concélébré avec le Père Michel Remaud la messe de ce dimanche. Une belle coïncidence : les textes étaient ceux de la naissance de Saint Jean-Baptiste, le prophète qui se trouve vraiment au point de jonction de l'Ancien et du Nouveau Testament !

N'hésitez pas à consulter sur le site du diocèse d'Angers (c'est à noter !), le compte-rendu réalisé par Jean-Pierre Houdu, président de l'AJC Angers, qui nous a d'ailleurs bien aidés dans la préparation et l'exécution de la célébration eucharistique. Merci, Jean-Pierre. https://foi.diocese49.org/les-70-ans-de-l-ajcf-fetes-a-behuard  

Pour vous donner quelques petits clins d'oeil sur cette journée, nous vous proposons un très joli diaporama, réalisé par Jean-Pierre Hanel, du groupe de Nantes. Cela vaut le détour !

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 17:53

"Chers amis,

De nombreuses voix ont regretté l’absence de réaction de l’AJCF devant les événements qui se sont déroulés en Israël et à Gaza, devant ces nombreuses morts, d’hommes de femmes et d’enfants. Mais que dire ? Comment exprimer notre désolation devant toutes ces souffrances sans oublier de nous interroger sur leurs causes et sur les multiples responsabilités ? Rester au seul niveau de l’émotion est dans un premier temps bien naturel, car toute mort est un malheur, un échec de l’humanité, et combien nous aurions aimé que toutes celles qui ont eu lieu soient évitées. ! Mais pourquoi ces morts ?... "

Lire la suite sur le site de l'AJCF. C'est le communiqué de Mme Jacqueline Cuche, présidente de l'Amltié Judéo-Chrétienne de France. Il est important de la lire jusqu'au bout.

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 08:41

 

La Communauté juive et la communauté chrétienne

célèbrent une fois encore la même semaine et le même jour

la fête juive de Shavouot (fête des semaines)

le 20 mai (la célébration commence samedi soir 19 mai)

et la fête chrétienne de la Pentecôte

dimanche 20 mai.

Shavouot est l'une des cinq fêtes prescrites par la Tora. La Tora enseigne que Shavouot se célèbre 49 jours après Pessah afin de marquer le moment du don de la Tora sur le mont Sinaï. Ainsi, comme l'enseigne la  tradition, sept semaines (shavouot) après la sortie d'Egypte et l'invention de la liberté, Dieu se révéla à son peuple sur le mont Sinaï pour lui donner la Loi. Aux yeux et aux oreilles de tous, les Dix Commandements (les "Dix Paroles") furent annoncés et l'alliance entre Dieu et les enfants d'Israël scellée.

ChavouotCe fut d'abord la "fête des moissons", où l'on apportait au Temple de Jérusalem les prémices de sa récolte, ce qui explique en partie la lecture de la mégillah de Ruth pendant les offices de Shavouot. Ruth se passe en effet pendant la moisson des orges et des blés. Mais, plus important sans doute, si on lit Ruth à Shavouot, c'est peut-être parce que le livre de Ruth nous invite à une relecture de la Tora moins étroite, plus ouverte : Ruth nous pousse à redécouvrir que l'essence même de la Tora, c'est l'amour (hésed), la bonté, la bienveillance. Parce que la hésed, c'est un mouvement d'amour et de compassion qui va bien au-delà de tout ce qui peut être attendu. Sans hésed, tout est bloqué dans le livre de Ruth. Avec la hésed, tout devient possible ; et l'étrangère, fille d'un peuple honni (les Moabites), peut devenir l'exemple même de la convertie et l'arrière grand-mère du roi David et du Messie.

"Pour quelle raison - demande le Midrash Rabba de Ruth (commentaire rabbinique sur le livre de Ruth) - le livre de Ruth fut-il écrit ? Pour nous enseigner combien grand est le mérite de ceux qui agissent avec hésed bienveillance" (RuthR2,14).PENTECOTE2

La même semaine, cette année, mieux encore le même jour, les chrétiens célèbrent la fête de la Pentecôte (un des autres noms de Shavouot, d'ailleurs). Pentecôte, d'un mot grec signifiant "cinquante", cinquante jours après Pâques. Cette année c'est le dimanche 20 mai. Fête qui commémore le don de l'Esprit aux Apôtres (Actes 2, 2-3...) et le début de l'Eglise, selon la promesse de Jésus : "Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre" (Actes 1,8).

Pour en savoir plus :

Chavouot : site de l'AJCF qui vous renvoie aussi sur le site du Consistoire et sur Massorti.com.

Pentecôte chrétienne : site de l'Eglise de Francechavouot

Nous vous invitons aussi à écouter une présentation de Shavouot et de la fête de Pentecôte par le Père Philippe LOISEAU, prêtre du diocèse d'Angers, théologien, conférencier, sur le site de Radio FIDELITE (Nantes 103.8, Pornic 92,5 Chateaubriant 97,2). Vous trouverez ici les heures de diffusion.

Le thème : Shavouot et Pentecôte. Quelle proximité entre les deux fêtes ?

 

      Hag Shavouot saméah !

      Joyeuses fêtes de Pentecôte  !

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 18:52

- Sur la 5, le 1er Mai à 21h40 : Les trésors cachés de la Mer Morte, de Tom Fowlie.

  Voir la présentation sur Akademscope ici.

- Sur ARTE, le 3 mai à 5 h."Last work" de Tommy Pascal.  

"Dans cette pièce au décor minimaliste, Ohad Naharin, considéré comme un génie de la danse contemporaine, surprend et captive une fois encore avec sa technique baptisée "Gaga Dance", les corps de ses interprètes apparaissant comme disloqués. Magicien de la scène, le chorégraphe opère une fusion explosive entre mouvement, composition, espace, lumières et son". (Akademscope) avec une bande-annonce vidéo.

- Sur ARTE  le 4 mai à 9h25, un  documentaire de Duki Dror : Mossad : des agents israéliens parlent (Akademscope) avec une bande-annonce vidéo.

Bonne semaine

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