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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 16:13

Lundi 5 novembre 2018, à partir de 19 h 30

au CCAN, 6 impasse Copernic à NANTES

Certes Philip Roth n'est plus de ce monde, mais ses lecteurs sont toujours là.

Philip Roth, un Américain intranquille, selon le titre donné à Philip Roth par le Festival América  des littératures et cultures d'Amérique du Nord 2018 à Vincennes en septembre 2018.

L'apéro-livre du CCAN proposera un échange "d'impressions de lecture" inspirées par l'un ou l'autre roman du grand écrivain Juif américain, dont on pensait qu'il pouvait obtenir le prix Nobel de littérature, pour lequel il était souvent favori et qui lui a finalement échappé. Il est décédé le 22 mai dernier, après avoir tout de même obtenu bien d'autres récompenses en littérature, notamment le prix Pulitzer en 1998 pour "Pastorale américaine".

Même les non-lecteurs de Roth sont conviés à cet Apéro-livre pour boire, comme les autres, bonnes paroles et liquides agréables.

Sera plus particulièrement évoquée la "trilogie américaine" : "La Pastorale américaine", "J'ai épousé un communiste" et (inévitablement) "La Tache".

Mais n'importe quel autre de ses livres lus pourra aussi nourrir l'échange.

Jean-Pierre Hanel et Stanislas Mahé se font un plaisir d'animer ensemble cette rencontre littéraire.

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 15:45

Mireille Hadas-Lebel donnera donc une conférence dimanche 14 octobre à 18 h à l'Auditorium de la Manufacture sur le thème : "Le temps de la rupture entre le Judaïsme et le Christianisme naissant".

Mais le lendemain, dans le cadre des Rencontres de l'Art, et dans un cycle sur Jérusalem, elle assurera aussi une conférence intitulée :

Jérusalem, naissance d'une ville sainte

C'est au CCO, Tour de Bretagne, à 14 h 15 lundi 15 octobre 2018.

"JERUSALEM - Par sa place dans l'histoire des civilisations, au coeur des religions monothéistes, Jérusalem exerce une fascination. A la fois mythique et historique, rêvée autant que réelle, elle suscite dès l'Antiquité, bien des convoitises. Découvrons les richesses de la ville "trois fois sainte", et de son patrimoine religieux."

On peut participer à cette conférence sans être obligé de s'inscrire à toute la série, au prix de 16 €. Attention, il risque d'y avoir beaucoup de monde !

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 15:31
AJCF de NANTES
 
Amitié Judéo Chrétienne de Nantes
06 22 21 71 54 ou 06 78 13 18 37
ajclibac-contact@yahoo.fr
www.ajcnantes.fr
                          L’Amitié Judéo Chrétienne de Nantes
                          vous propose une conférence
 
"Le temps de la rupture
entre le Judaïsme et le Christianisme naissant"

par

 Madame Mireille Hadas-Lebel
Historienne, spécialiste de l’Histoire antique
 
Dimanche 14 octobre 2018 à 18h00
Auditorium de la Manufacture
10 bis, Bd de Stalingrad
44300  - Nantes
 
(Tram Ligne 1 /station Manufacture et stationnement possible sur le Boulevard.) 
  
 
Paf          adhérents AJC       5 €
            non adhérents  :     8 €              
            étudiants -25 ans et religieux :  3 €
Renseignements 06 22 21 71 54
 
Cette conférence est proposée à l'issue de l'Assemblée générale de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes. Elle est du plus grand intérêt, à un moment où les recherches, tant du côté juif que chrétien, se focalisent sur cette période des premiers siècles de l'ère courante, où tout a peu à peu basculé entre le christianisme et le judaïsme.
 

 

 

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 16:35

Le CCAN (Centre culturel André Néher) nous informe :

Conférence au CCAN le mardi 9 octobre à 20h00 (et non pas 20h30 comme indiqué précédemment), avec Michel BLUM, journaliste franco-israélien

Exposé sur le fonctionnement de la presse française

dans sa couverture d'Israël

 

PAF : tarif plein : 8 € (réduit : 5 €)

CCAN : 6 impasse Copernic - NANTES

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 18:33

Fin du cycle de lecture de la Tora et début du nouveau cycle : c'est la fête de la Tora, ou plus exactement de "la joie de la Tora".

Elle a lieu le 23 Tichri, en conclusion de la fête de Souccot,

cette année mardi 2 octobre 2018 (début lundi soir).

 Simhat Tora n’est pas d’origine biblique. Cette fête ne vient pas non plus du Talmud. Elle est liée, en fait,  au cycle des lectures de la Tora. Elle est apparue vraisemblablement au IXème siècle. Sim'hat Tora clôture le cycle annuel de lecture de la Tora. Au cours de cette fête on remercie Dieu pour le don de la Tora, au moment où recommence le nouveau cycle annuel de lecture..

Sim'hat Tora se caractérise par un office en soirée et le lendemain matin

particulièrement joyeux.

Après avoir enchaîné la lecture des derniers versets du Deutéronome (dernier livre de la Tora) et les premiers de la Genèse ("Au commencement..."), tous les rouleaux de la Tora sont sortis de l'arche sainte et portés par les fidèles, grands et petits, qui tournent sept fois autour de l'estrade de lecture (la bima), chantant et dansant en joyeuse procession. En Israël, ces processions débordent souvent dans les rues.

Pour avoir une petite idée de la joie immense de cette fête :

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 15:36

La fête de Souccot fait suite, dans le calendrier hébraïque, aux "jours redoutables", les dix jours de téchouva entre Rosh haChana et Yom Kippour. On passe d'un monde à un autre. Ces "jours redoutables" sont en effet associés au jugement, au pardon et à l'expiation. A Souccot en revanche, tout change : ne désigne-t-on pas cette fête, dans la littérature juive,  comme "le temps de notre réjouissance" (zéman sim'haténou) ?

סכות

"En 5779 (2018), Soukkot (ou Souccot, Soukot, Soucot, Souccoth ...) va

du 24 septembre (mais commence le dimanche soir 23, la veille au soir)

et se termine le 01 octobre, avant Simhat Torah le 02 octobre.

Soukkot fait partie des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et Shavouot, appelées ainsi parce qu’elles impliquaient un pèlerinage à Jérusalem lorsque le Temple existait encore.

Fête des "Tentes", des "Cabanes" ou des "Tabernacles", elle commence le 15 Tichri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure huit jours (sept en Israël et dans le judaïsme réformé), dont seul le premier est totalement férié. Elle est immédiatement suivie par une autre fête, Sim'hat Torah.

Soukkot est une fête universelle : C’est aussi la fête des Nations et à l’époque du Temple on y offrait des sacrifices pour les 70 Nations.

Mais Soukkot est LA fête par excellence. Dans la Torah déjà elle est nommée "la fête" sans autre adjectif, et cette appellation a été reprise dans la loi orale.

Divers rites de commémoration s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukka (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales..."

Ce ne sont là que quelques lignes de présentation de Souccot, que nous reprenons au site de l'AJCF, pour vous inviter à vous rendre sur le site même de l'AJCF., où l'on vous explique la soucca et la mitsva (commandement) des 4 espèces.

A propos des 4 espèces, dont on nous dit que la signification est multiple, en voici encore une autre empruntée au mouvement 'Habad Lubavitch de France :

Les quatre Espèces.

"En quoi le bouquet de feuilles agrémenté d'un fruit inconnu a-t-il une signification si hautement spirituelle ?

La Mitsva si spéciale des Arba Minim (4 espèces - le loulav, l'Etrog, les Hadassim et les Aravot - symbolise l'unité et l'harmonie.

Les 4 espèces représentent quatre profils spirituels :

Le LOULAV (branche de palmier) provient d'un palmier dattier dont le fruit est délicieux, mais qui n'a pas d'odeur. C'est le symbole de l'érudit accompli - qui possède de vastes connaissances mais peu d'enthousiasme pour les Mitsvot.

Les HADASSIM (branches de myrte) ont une bonne odeur mais pas de goût : ce sont les personnes qui agissent mais qui ne se distinguent pas dans l'étude de la Torah.

 

Les ARAVOT (branches de saule) n'ont ni goût ni odeur, comme les personnes qui se contentent de vivre sans plus.

L'ETROG (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il symbolise celui qui est parfait, dont l'érudition rivalise avec l'accomplissement scrupuleux des Mitsvot..

En unissant ces Quatre Espèces dans un bouquety bien réel, nous symbolisons l'unité du peuple juif. De même que chacune de ces Quatre Espèces est nécessaire pour former un set complet, de même le peuple juif ne peut être complet que quand tous ses éléments sont présents."

Signalons que la fête des Tentes est mentionnée dans l’évangile de Jean : Jésus hésite à monter à Jérusalem où il se savait en danger, mais ses frères l’incitent à se faire connaître à la foule qui y sera présente à l’occasion de la fête des Tente (Jn 7,1-4).

Pour approfondir cette fête de Souccot, le campus numérique juif AKADEM consacre un certain nombre de conférences aux différentes fêtes de Tichri, notamment celles de Claude Rivline : Kipour et Soucot, de la joie à la joie

ou  Le traité Souca (introduction au Talmud)

ou encore la conférence du Rabbin Philippe Haddad, intitulée "A l'ombre de Dieu", sur la Soucca : origine et significations.

Hag Souccot Saméa'h

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis juifs !

 

 

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 18:52

La fête de Kippour se célèbre cette année 2018

 (5779 du calendrier hébraïque)

le mercredi 19 septembre,

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, mardi 18).

"Le 10 de ce septième mois,qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c'est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l'absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c'est une loi immuable pour vous d'âge en âge, où que vous habitiez... Depuis le 9 du mois au soir jusqu'au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique."

(Lv  23, 27...32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Pour plus de précision : voir la présentation faite en septembre 2010  

Yom Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l'année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d'Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.  

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

 C'est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l'opposition d'influentes autorités, attaquée au cours du temps par d'éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs. 

En voici une traduction : "Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s'agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l'on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s'agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd'hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par Charles K.L. Davis.

https://www.youtube.com/watch?v=h2E6R0jqIn4

Pour en savoir plus sur cette fête, n'hésitez pas à fréquenter le site de l'AJC de France
et le campus numérique juif, AKADEM, qui nous permet d'entrer plus avant dans sa signification :
une conférence de Claude Riveline, sur Kippour et souccot, de la joie à la joie
et une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu
 
 

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 17:26

Depuis le Concile Vatican II, les chrétiens, certains en tout cas, ont tendance à penser que le dialogue entre juifs et chrétiens n'avance pas assez vite. Et c'est compréhensible, après tant d'année d'incompréhension et de mépris.

Et pourtant les choses avancent. Qui aurait imaginé il y a quelques années, trouver dans un bulletin paroissial catholique, de Nantes en l'occurence, la présentation des fêtes juives de Tichri et du calendrier des fêtes juives ?

C'était l'an dernier à cette même époque. Nous reproduisons ici cet article, avec la permission de l'auteur : le Père Hubert Vallet, curé de la paroisse St Jean-Paul II.

"Un autre calendrier

Dans le flot des informatons quotidiennes de toutes sortes, nous n’avons peut-être pas su que nos frères juifs, frères aînés dans la foi, viennent de passer quelques jours parmi les plus importants de leur année.

En effet, les juifs - et les chrétens après eux, quoiqu’un peu différemment - rythment l’année par des fêtes religieuses qui sanctifient le temps.

Dieu adresse à son Peuple des « convocatons saintes » pour le rencontrer, pour célébrer au milieu de lui Ses bienfaits et bénédictions. Ce cycle annuel commence toujours en automne ; ainsi, depuis le 21 septembre dernier, date de la nouvelle lune, [10 septembre cette année] nous sommes entrés dans l’an juif 5778 [5779 en 2018] (car les années sont comptées à partr de la date symbolique du début du monde d’après la Genèse). C’était la fête du Nouvel An, Roch haChana (« tête de l’année »). Elle est d’une part l’occasion d’entendre le son du chofar, sorte de trompe faite à partir d’une corne de bélier, qui rappelle le bélier qu’Abraham offrit à la place de son fls ; le juif fdèle écoute les sons alternativement violents, plaintifs et stridents qui le secouent de sa torpeur et l’incitent à la conversion. En effet, cette fête marque d’autre part l’entrée dans dix jours de pénitence, accordés pour se repentir, pour effectuer des démarches de réconciliation, et recevoir le pardon de D.ieu pour être inscrit au « Livre de la Vie » au jour ultime de cette décade : le Yom Kippour (« jour du pardon »).


Juste après commence une autre fête essentielle, la fête de Soukkot (cabanes), dont il est par exemple question dans l’Évangile de saint Jean : « Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, Jésus y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret » (Jn 7, 10). Avec Pâques et la Pentecôte, Soukkot est l’une des trois fêtes de pèlerinage durant lesquelles, jusqu’en 70 de notre ère, les Juifs montaient à Jérusalem au Temple. Tout comme Pessah et Chavouot, Soukkot a, pour les juifs, une signifcation agricole et historique. En tant que fête agricole, elle se célèbre au moment de la récolte d’automne comme fête d’action de grâces pour les bénédictons accordées par la nature pendant l’année écoulée (Ex 23,16 ; Dt 16,13). Sa signifcation historique apparaît dans la Bible qui l’associe à l’errance des Israélites dans le désert pendant 40 ans sur le chemin de la Terre promise ; pendant ce temps, ils vivaient dans des tentes ou cabanes. C’est pourquoi, lors des jours de Soukkot, les juifs conservent l’habitude de dresser des cabanes et d’y passer de vrais séjours (Lv 23,42-43).
Mais cette fête, comme chaque fête juive, est également orientée vers l’accomplissement de toutes les prophéties, parce que la joie de la récolte et la joie de l’entrée en Terre Promise trouvent leur sens ultime dans la joie parfaite de vivre selon la Torah, Loi de Dieu pour les hommes. L’accueil du Don de Dieu est la plus grande joie, marquée chez les juifs par la fête de Shimhat Torah (« joie de la Torah »), cette année le 13 octobre [2 octobre en 2018].
En souhaitant, avec quelques jours de  retard, une excellente année à nos frères juifs, laissons-nous guider, comme eux, par la Parole vivante de Dieu, qui vient habiter en nous."

hubert.vallet@gmail.com

Hubert Vallet, initialement prêtre du diocèse de Paris, et ayant enseigné la théologie des sacrements à la faculté Notre-dame et à l'Ecole Cathédrale de Paris  est actuellement Curé de la paroisse St Jean-Paul II de Nantes, avec deux lieux de culte : l'église Ste Thérèse et l'église Notre-Dame de Toutes-Joies.  Il est par ailleurs responsable du Service de Formation du Diocèse de Nantes, et membre de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes.

Vous pouvez retrouver ce texte sur le Bulletin de la Paroisse St Jean-Paul II de Nantes, à l'adresse : http://www.saintjeanpaul2.fr
 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 10:30

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c'est d'une année sur l'autre qu'on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch HaChana, c' est le début de l'année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 10-11 septembre 2018).  L'année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessah, fête de la Pâque. Roch HaChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'hommeLa fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l'ensemble du peuple. Il s'accompagne d'un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite "une bonne année" . Le début de l'année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l'office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d'un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch HaChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom HaDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch HaChana 16), au nom de Rabbi Jochanan : "A Roch HaChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens". Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour "la Vie" (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour "la Mort". Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu'à Yom Kippour. Ce jour-là, s'ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour "la Vie". S'ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch HaChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch HaChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les "jours redoutables". Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l'homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n'est jamais irrévocable, l'intervention de l'homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l'appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch HaChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch Hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d'automne : site national de l'AJCF.

Bonne Année 5779 à tous nos amis Juifs

Bonne année   

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 18:00

Pour parler des grandes fêtes juives, la Tora emploie le terme de "convocations" :

"Miqré' Qodesh", convocations saintes, rendez-vous de l'Eternel.

Chacun est en effet appelé, convoqué par Dieu pour se mettre en sa présence.

Ce peut être pour des fêtes de pèlerinage (Pessah, Chavouot et Souccot), qui sont des fêtes joyeuses. Ce peut être aussi, et c'est le cas des fêtes d'automne qui arrivent, pour des "jours austères, redoutables", où chaque juif a l'occasion de faire son examen de conscience, personnel et religieux.

On appelle aussi ces fêtes d'automne fêtes de Tichri, du nom du mois où elles se célèbrent. Le mois de Tichri (sept-oct) est le plus intense de tous les mois de l'année juive. Il regroupe trois grandes fêtes : Roch Hachana, Yom Kippour et Soukkot. Ensemble, elles forment un véritable cycle.

Roch haChana (nouvel an juif) : 1 et 2 Tichri : cette année : les lundi 10 et mardi 11 septembre 2018. Les fêtes commençant toujours la veille, le début de la fête de Roch haChana sera célébré dimanche soir 9 septembre.

Yom Kippour (jour du Pardon) : 10 Tichri : le mercredi 19 septembre 2018. (début : mardi 18 au soir)

Soukkot (fête des cabanes) : du 15 au 22 Tichri : du lundi 24 au dimanche 30 septembre 2018 (début : dimanche 23 septembre au soir)

Nous reviendrons sur chacune de ces fêtes.

Disons déjà que les

10 et 11 septembre du calendrier latin (début la veille),

la communauté juive va célébrer

la fête de Roch haChana,

premier des 10 jours redoutables ou austères

qui vont conduire jusqu'à Yom Kippour.

Tous ces jours vont être consacrés à un examen de conscience

et à la réparation des fautes commises.

Roch haChana

qui veut dire "tête de l'année"

est ainsi le premier jour de l'an juif.

La Communauté entre dans l'année 5779.

A cette occasion

l'Amitié judéo-chrétienne de Nantes

présente à tous ses amis

ainsi qu'à la communauté juive

ses meilleurs voeux

pour cette nouvelle année.

Qu'elle soit remplie

de bienfaits et de douceur,

que la paix arrive sur Israël et sur le monde.

Rosh-Hashana-6

Chana Tova - Bonne année 5779

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