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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 08:58

Cette année 5781 du calendrier hébraïque, la fête de Souccot est célébrée

 du 03 octobre  (début la veille au soir 2)

au 11 octobre 2020 (fête de Sim'hat Tora)

Souccah

 

Cette fête est appelée aussi fête des Cabanes, ou fête des Tentes, et c'est bien de cette fête dont il est question dans l'Evangile de Jean au chapitre 7.  Au milieu de la fête, Jésus monte au Temple et y enseigne.

A l'occasion de cette fête, nous vous proposons deux textes, pour nous  introduire dans la compréhension de ce qu'elle représente pour les juifs..

Le premier est du rabbin Adin Steinsaltz, grand spécialiste et traducteur du Talmud et qu'on pouvaitt entendre parfois il y a quelques années dans l'émission de Josy Eisenberg le dimanche matin sur France 2, 

le deuxième est repris de Colette Kessler, militante du dialogue judéo-chrétien, décédée en 2009.

"La fête de Souccot fait suite aux "jours redoutables", les dix jours de téchouva (repentance) entre Roch HaChana et Yom Kippour. L'on passe d'une sphère bien définie et délimitée à un monde qui franchit les barrières. Ces "jours redoutables" sont en effet associés au jugement, au pardon et à l'expiation; ils se trouvent encadrés à l'intérieur de frontières et de critères précis. A Souccot, en revanche, tout s'ouvre; ce n'est pas pour rien qu'on désigne cette fête comme le temps de notre joie (zeman sim'haténou) : le propre de cette dernière n'est-il pas aussi de dépasser toutes les limites et toutes les inhibitions ?" (Adin Steinsaltz : "Introduction à l'esprit des fêtes juives" chez Albin Michel).

 

"... Pour Souccot, les juifs doivent construire sur les balcons ou dans les cours, des cabanes de branchages décorées de fruits et de guirlandes qui leur serviront de meures pendant huit jours. "Abandonne ta demeure fixe et que ton lieu de séjour soit une habitation temporaire" dit le Talmud. Ils y prendront pendant sept jours tous leurs repas, y étudiront la Torah, y liront, et souvent même, à Jérusalem, y dormiront... Déplacé ainsi pendant une octave de jours, chaque année, le juif est appelé à reprendre conscience de la précarité de son existence dans le désert de l'histoire, en comptant sur la fidélité de la providence divine. Le mémorial du désert, du temps des dangers, des épreuves et des rébellions devient alors le temps de la confiance, de l'union avec Dieu, le temps de la joie pure et authentique.... Le juif, appelé à se libérer huit jours duyrant, de tout confort matériel, peut retrouver dans le dépouillement le sens de la véritable liberté...

La joie de la fête de Souccot, la joie de Simhat Torah (dernier jour de la fête), traduisent le bonheur profond de l'homme qui sait que sa vie est sanctifiée, transfigurée par l'accomplissement de la Torah. Cette immense joie d'une âme rendue sereine par l'absolution de Kippour. Selon un adage de nos maîtres, la joie déployée à Simhat Torah est fonction de la sincérité du jeûne, de la pénitence et de la prière au Jour du Pardon." (Colette Kessler : "Dieu caché, Dieu révélé - Essais sur le judaïsme", Lethielleux).

Simhat Torah

 

Pour aller plus avant dans la signification de Souccot et de Simhat Torah, n'hésitez pas à consulterr l'article qui y était consacré sur ce blog en 2010.

Autres propositions : sur les fêtes de Roch haChana et Kippour le  site du Cybercuré du diocèse de Nanterre..

Sur AKADEM (campus numérique juif) : la conférence de Claude Rivline : Yom Kippour et Souccot de la joie à la joie et celle de Philippe Haddad : "A l'ombre de Dieu" (la fête des cabanes).

Hag Souccot saméah

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 18:21

yom_kippour_1-c41be-1-.jpg

YOM KIPPOUR

 

Yom Kippour est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l'année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C'est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

 

Cette année Yom Kippour se célèbre

lundi 28 septembre  2020 (5781)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

 

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l'homme

d'expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C'est pourquoi, chacun s'engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le "Kol Nidré"qui commence l'office de Kippour.

Kippour n'a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme s'est réconcilié avec son prochain.

 

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l'apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

 

"Le verbe k.p.r signifie "couvrir".

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l'Eternel demande à Noé à propos de l'arche :

"Tu la recouvriras à l'intérieur et à l'extérieur par de la poix." (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par "propitiatoire"

qui était le couvercle posé sur l'Arche d'Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu'on parle du recouvrement d'une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu'une simple occultation liée à l'oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l'expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse."

(Ph. Haddad : "Pour expliquer le judaïsme à mes amis" pp. 127-128)

 

Pour approfondir

    Le site de l'AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

 

http://www.ajcf.fr/spip.php?article 558

 

  Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A'harei Mot : de Kipour à Pessa'h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

                         

                                     

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 17:00

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c'est d'une année sur l'autre qu'on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch HaChana, c' est le début de l'année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 19-20 septembre 2020.  L'année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa'h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'hommeLa fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l'ensemble du peuple. Il s'accompagne d'un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite "une bonne année" . Le début de l'année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l'office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d'un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch haChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo'hanan : "A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens". Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour "la Vie" (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour "la Mort". Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu'à Yom Kippour. Ce jour-là, s'ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour "la Vie". S'ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les "jours redoutables". Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l'homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n'est jamais irrévocable, l'intervention de l'homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l'appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d'automne : site national de l'AJCF.

Bonne Année 5781 à tous nos amis Juifs

Bonne année   


A propos de Roch Hachana,
voici ce que Juliette Gauffriau nous faisait savoir, il y a quelques années,
Nous la remercions vivement pour l'éclairage
qu'elle nous donne de cette fête


ROCH hACHANA 5781

19-20 septembre 2020


Roch haChana est le Nouvel An juif. 
"Roch haChana / La tête de l’année",
Oui, "la tête de l’année", le début de l’année.
Près de nous et partout dans le monde,
des familles, des groupes, des communautés
vont bientôt se dire "Chana tova / Bonne année".

Qu’est-ce à dire ? Certes, en septembre,
après les mois d’été, une nouvelle année
de travail reprend.

Mais encore… Nous sommes en septembre,
les travaux des champs sont terminés,
la terre a donné son fruit,
les jours deviennent plus courts,
l’équinoxe est proche, la nouvelle lune aussi…
Le monde est prêt pour un renouveau.
Souvenons nous qu’à une époque lointaine,
les astres, leur lumière, leur mouvement, leur cycle
rythmaient la vie des hommes,
la nouvelle lune signalait
le commencement d’un mois…

Nous y sommes, l’équinoxe d’automne est proche,
la lune disparaît peu à peu, sa réapparition
marquera le début du mois de Tishri,
voilà la fête de "Roch haChana".
Sa célébration est inscrite dans la Bible,
elle est inscrite au 7ème mois :
"Le septième mois, le premier du mois,
vous aurez une réunion sacrée.
Vous ne ferez aucun travail pénible.
Ce sera pour vous un jour d’acclamation"
Nb 29,1 et Lv 23, 24-25

Le fait d’être désormais le 1er jour du 1er mois, 
"Roch haChana / La tête de l’année",
cette fête le doit à l’importance de son aspect religieux :
elle marque le début de 10 jours de pénitence
dont l’apogée est le Grand Pardon, le "Yom Kippour".

L’aspect religieux très important de
"Roch haChana / La tête de l’année" marque la vie juive.
A la place de l’année disparue, au seuil de l’année nouvelle,
tout homme doit faire comme un résumé de sa conduite.


Quelques traditions autour de cette fête :

On se rassemble, on se souhaite
une bonne, heureuse et douce année,
on consomme de la pomme trempée dans du miel.

On écoute le son du chofar,
dont le son strident doit remuer jusqu’au profond de l’être
et stimuler le retour à Dieu : 
"Réveillez-vous, dormeurs, pesez tous vos actes,
souvenez-vous de votre Créateur".

Jour du jugement : c’est une occasion pour chacun
de faire un examen de conscience
à la lumière des valeurs bibliques.

Le blanc est de rigueur à la synagogue.
Il symbolise le désir de se rapprocher de Dieu
en se purifiant de ses fautes.
On a coutume de se souhaiter mutuellement
d’être inscrits dans le "Livre de Vie".

"Dieu, par ton nom sauve-moi,

par ta puissance rends-moi justice

Psaume 54,3



Chana tova
 à tous nos amis juifs



 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 16:41

Les Chemins de la philosophie" est une émission radiophonique française de philosophie diffusée quotidiennement sur France Culture de 10 h à 10 h 55 et présentée par Adèle Van Reeth. L'émission est en 2020 la plus podcastée de Radio France.

Cette semaine, elle s'intéresse à l'Ancien Testament (au Tanakh). en quatre épisodes :

Episode 1 : Abraham et le sacrifice. Peut-on négocier avec Dieu ? L’Ancien Testament prône-t-il une soumission à l’autorité divine ou invite-t-il au contraire à la remettre en question, et à la faire passer après le souci de l’autre ?

avec Delphine Horvilleur, rabbin et directrice de la rédaction de la revue Tenou’a

Episode 2 : Eve et Adam ne font-ils qu'un ? Si dans la Bible, un premier récit présente Dieu créant l'homme et la femme simultanément, une autre histoire se juxtapose, suggérant qu'Eve aurait été créée pour être la compagne d'Adam. Alors comment interpréter ces récits ? Lequel privilégier ?

avec Catherine Chalier, philosophe, professeure émérite de philosophie de l’Université de Paris Ouest Nanterre

Episode 3 : Le Cantique des Cantiques, premier poème érotique ? En plein coeur du Livre des Sagesses, ou Livres Poétiques, selon la bible hébraïque ou la bible chrétienne, se trouvent des poèmes érotiques… L'érotique est-il une voie d'accès vers le divin ? Sexe et sacré font-ils bon ménage ? La poésie est-elle la voix du coeur ?

avec Olivier Abel, philosophe, professeur de philosophie éthique à l’Institut Protestant de Théologie, Faculté de Montpellier

Episode 4 : Joseph et Moïse, comment cohabiter ? La Bible conte des récits de départs, d'exils… Comment vivre quelque part avec les autres ? Partir, et cohabiter ? Le texte biblique serait-il d'abord le texte de l'exode ?

avec Thomas Römer, administrateur du Collège de France et professeur titulaire de la chaire "Milieux bibliques"

à réécouter en podcast ici : https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 15:58

Nous espérons que l'été a été bon pour chacune et chacun d'entre vous, malgré les difficultés liées à la COVID-19. Vous avez fait peut-être de belles rencontres, dans la limite des gestes-barrière bien sûr. Vous avez pu partager des expériences enrichissantes, retrouver la famille, les petits enfants. Et voici que le virus est toujours là ! Et les incertitudes sur les activités à venir.

N'oublions pas cependant que beaucoup de choses restent possibles.

Nos associations vont pouvoir reprendre leurs activités, du moins nous l'espérons.

Soyons attentifs, sur tous les moyens qui nous sont accessibles, à en découvrir les activités qui nous seront proposées.

En attendant, pour vous remettre dans le bain après les vacances, vous pourriez peut-être découvrir le site internet que signale également le site de l'AJCF (nationale) et qui s'intéresse aux sources juives du christianisme et aux relations judéo-chrétiennes. Il s'appelle : Nostra Aetate4

 

 

https://na4.org/

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 18:42

Cette fête peut paraître mineure dans l'ensemble des fêtes juives. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l'été, ce qui ne facilite pas l'intérêt qu'on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu'il n'est pas rare que des heurts éclatent sur l'esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l'occasion de la célébration de cette fête.

De quoi s'agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5780 du calendrier hébraïque, le 30 juillet 2020 ? (début de la fête la veille au soir 29 juillet)

Un article d' Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l'AJCF, nous donne la signification et l'importance de Ticha BeAv  :

 

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv - le 9° jour du mois de Av - il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israel (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

Israel va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie..."

lire la suite ici sur le site de l'AJCF

N'hésitez pas à vous rendre sur le site d'Akadem pour trouver plein d'articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : "Le Judaïsme... tout simplement", (éditions de l'Atelier).

" (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l'événement le plus dramatique de l'histoire des enfants d'Israël : la destruction du Premier Temple, c'est-à-dire l'éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l'absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c'est-à-dire en reconnaissant qu'Il est mystérieusement présent dans son absence. C'est une manière d'affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

"L'espérance juive s'exprime dans cette célébration, surtout l'espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

"Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n'en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

"Au fil des siècles, le peuple juif a pris l'habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l'écrasement par les Romains, l'expulsion des Juifs d'Espagne et de bien d'autres pays, la Shoah... des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

"On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations."

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 16:48

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame de la rafle du Vel' d'Hiv' a été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

A ce propos, voici ce que l'on peut lire sur le site de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah :

"Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 Juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l'enceinte sportive du Vélodrome d'Hiver. Les couples sans enfant et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy.

Du 19 au 22 juillet, les familles du Vél' d'Hiv' sont transportées dans les camps de Pithiviers Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et le 31 août 1942. Aucun d'entre eux n'est revenu."

En ces temps difficiles, il est très important de ne pas oublier, mais cette année, en raison de la crise sanitaire, les commémorations de ce dimanche se tiendront en comité restreint et sans public.

ZAKHOR

Souviens-toi !

Plus de précisions sur l'encyclopédie LAROUSSE.

 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 19:19

Communiqué

(16 juillet 2020)

L'Amitié Judéo-Chrétienne de France déplore les propos tenus par M. Mélenchon mercredi 15 juillet dans une interview sur BFMTV, lorsqu'à propos de la crucifixion de Jésus il a déclaré : "je ne sais pas si Jésus était sur la croix, mais je sais que, paraît-il, ce sont ses propres compatriotes qui l'y ont mis".

Faut-il rappeler à M. Mélenchon que, comme le rapportent les évangiles, les juifs alors sous occupation romaine n'avaient pas le droit de condamner quelqu'un à mort, cette décision étant réservée au seul gouverneur romain (cf Jean 18,30), et que de pareils propos contredisent les mêmes évangiles, où il est précisé que ce sont des notables  et des chefs du peuple qui ont souhaité cette condamnation, et non tous les juifs, ni même tous les habitants de Jérusalem, comme l'affirme M. Mélenchon en dénonçant "les compatriotes de Jésus" ?

Cette thèse ancienne de la responsabilité du peuple juif dans la mort de Jésus, rejetée depuis des décennies par tous les historiens et exégètes et condamnée par l'ensemble des Eglises, a donné naissance, on le sait, à un antijudaïsme mortifère et à un antisémitisme dont l'aboutissement fut la Shoah.

Il est bien triste qu'un homme politique, leader d'un parti important de notre république, soit si mal informé et continue à répéter de semblables accusations...

Jacqueline CUCHE,

Présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, au nom de l'AJCF

Le groupe AJCF de Nantes s'associe pleinement à sa présidente Jacqueline Cuche pour  dénoncer les propos erronés de Monsieur Mélenchon qui, semble-t-il devrait s'imposer à lui-même un recadrage tel qu'il le préconise pour la police de notre pays.

Maddy Verdon, présidente du groupe AJCF Nantes

 

 

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 16:18

Les 21 et 22 février 2019 s'est tenu à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris, un colloque international consacré à "La nouvelle école polonaise d'histoire de la Shoah". Il était accompagné d'une conférence au Collège de France de l'historien polonais Jan Gross, exilé en 1969 aux Etats-Unis avant d'y devenir professeur à l'université de Princeton. Jan Gross,  auteur des Voisins

est le quatrième polonais à s'exprimer dans ce lieu, après Adam Mickiewicz, Jerzy Grotowski et Bronislaw Geremek...

Ce colloque est désormais un livre.

Voici la présentation de cet ouvrage par l'éditeur (CNRS Editions).

    "La disparition de la quasi-totalité des Juifs de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale est due à leur assassinat systématique par les Allemands. Mais que sait-on des comportements de la population polonaise ? La paix revenue, que sont devenus les derniers survivants ? Que nous dit aujourd’hui l’irruption de ce passé dans la société polonaise ? Comment vivre avec la mémoire d’Auschwitz, de Treblinka, de Belzec, autant de mémoriaux situés en Pologne ?
       

     Depuis une quinzaine d’années, des historiens de ce pays ont montré combien il était difficile aux Juifs qui tentaient d’échapper aux tueurs de trouver appui auprès des populations locales, surtout en milieu rural, tant en raison de la politique de terreur menée par l’occupant que de l’hostilité de la société polonaise à l’égard des Juifs. Leurs travaux font désormais autorité dans le monde entier. Pourtant, depuis quelques années, les autorités de Varsovie mettent en œuvre une « politique historique » qui vise à minorer, voire à nier, la participation de franges importantes de la population polonaise à la traque des Juifs.
   

     Sur place, malgré les embûches et les intimidations, les historiens travaillent, publient, organisent des colloques, forment des étudiants. Les auteurs réunis dans cet ouvrage témoignent de la vitalité de cette historiographie.

    Faire connaître aujourd’hui la fécondité scientifique et la portée critique de la nouvelle école historique polonaise est une exigence intellectuelle, morale et politique. "

Auteur(s)
Sous la direction de Audrey Kichelewski, Judith Lyon-Caen, Jean-Charles Szurek, Annette Wieviorka
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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 13:44

Il y a quelques jours, pour les chrétiens c'était la fête de l'Ascension, qui célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l'Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

Ecoutons Marc Durand, sur le site du blog "Garrigues et sentiers"

"40 jours ont été donnés pour laisser le temps de prendre la mesure de l’événement (entre Pâques et l'Ascension). Les disciples devaient comprendre que désormais s’ouvraient des temps nouveaux, le vieux monde était renouvelé totalement. Il a fallu quarante ans au désert pour que le peuple digère sa libération effectuée par Dieu, 40 jours dans l’Horeb à Elie pour intérioriser sa mission, 40 jours à Jésus pour se préparer après son baptême. 40 jours ont paru nécessaires pour que les disciples se fassent à cette idée que le Jésus qu’ils avaient côtoyé était devenu le Christ. Que c’était maintenant à eux de partir vers la Galilée. On peut remarquer d’ailleurs que le succès était mitigé, ils en étaient encore à se fixer sur le royaume d’Israël ! Heureusement que Jésus leur promet l’Esprit pour les déboucher ! Pour cela ils doivent venir à Jérusalem une dernière fois, d’où la recréation du monde est partie, où est né le Nouveau Monde issu de la Croix. Puis ils seront envoyés jusqu’aux confins de la Terre...
... La question qui se pose à nous est celle de notre foi en cet autre monde inauguré à Pâques. Quels sont nos critères de jugement, quelle direction prennent nos vies ? Ce monde nouveau qui est instauré n’est pas une éternité sans saveur, il est fini, le temps compte. Nos vies sont finies, mais le monde aussi. Les récits apocalyptiques ne sont pas là pour nous faire peur, mais pour nous empêcher de nous endormir dans une douceur de vivre...puisque Jésus est ressuscité et qu’il nous attend. Le rappel que ce nouveau monde a un but qui n’est pas renvoyé à l’infini, nous oblige à agir dès maintenant, ce que nous ne ferons pas ne sera pas fait, le verre d’eau que nous n’aurons pas donné ne sera pas donné. Peut-être pourrions-nous profiter de ce que nous ne pouvons pas nous consoler par nos belles cérémonies dans nos belles Églises pour décider de ce qui est important, dès maintenant, dans notre dévouement au Christ ressuscité."

Car tout est possible avec la force de l'Esprit Saint, donné à la Pentecôte.

La Pentecôte : 50 jours après Pâques, Chavouot : 50 jours après Pessah ! Et justement cette année Pentecôte et Chavouot se suivent à quelques jours près.

Chavouot, c'est vendredi soir 28 mai jusqu'au 30. 

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c'est dimanche 31 mai 2020.

Pentecôte ? Chavouot ? Quel est donc le  lien entre ces deux fêtes ?   Le livre des Actes situe explicitement le don de l'Esprit Saint sur les apôtres en ce jour de la fête  de Chavouot

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Rien de mieux, pour comprendre Chavouot et Pentecôte, que de vous rendre sur le site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, (ici),  où deux articles vous feront entrer dans la compréhension de ces deux fêtes :

 - un article de Anne-Marie Dreyfus sur Chavouot : "La Torah, un don inappropriable"  (lire ici). (les dates sont celles de 2018)

- une présentation de la Pentecôte (lire ici) et une méditation pour Pentecôte de l'abbé Alain-René Arbez "L'origine biblique du signe de croix". (lire ici).

Et la question spécifique du lien entre Pentecôte et Chavouot est explicitement posée sur le site de l'Eglise de France (un article à ne pas négliger) .

Bonnes fêtes à tous

 

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