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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 18:42

Cette fête peut paraître mineure dans l'ensemble des fêtes juives. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l'été, ce qui ne facilite pas l'intérêt qu'on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu'il n'est pas rare que des heurts éclatent sur l'esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l'occasion de la célébration de cette fête.

De quoi s'agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5780 du calendrier hébraïque, le 30 juillet 2020 ? (début de la fête la veille au soir 29 juillet)

Un article d' Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l'AJCF, nous donne la signification et l'importance de Ticha BeAv  :

 

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv - le 9° jour du mois de Av - il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israel (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

Israel va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie..."

lire la suite ici sur le site de l'AJCF

N'hésitez pas à vous rendre sur le site d'Akadem pour trouver plein d'articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : "Le Judaïsme... tout simplement", (éditions de l'Atelier).

" (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l'événement le plus dramatique de l'histoire des enfants d'Israël : la destruction du Premier Temple, c'est-à-dire l'éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l'absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c'est-à-dire en reconnaissant qu'Il est mystérieusement présent dans son absence. C'est une manière d'affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

"L'espérance juive s'exprime dans cette célébration, surtout l'espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

"Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n'en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

"Au fil des siècles, le peuple juif a pris l'habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l'écrasement par les Romains, l'expulsion des Juifs d'Espagne et de bien d'autres pays, la Shoah... des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

"On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations."

 

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 16:48

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame de la rafle du Vel' d'Hiv' a été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

A ce propos, voici ce que l'on peut lire sur le site de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah :

"Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 Juifs sont arrêtés par la police française. 1 129 hommes, 2 916 femmes et 4 115 enfants sont enfermés dans l'enceinte sportive du Vélodrome d'Hiver. Les couples sans enfant et les célibataires (1 989 hommes et 3 003 femmes) sont internés au camp de Drancy.

Du 19 au 22 juillet, les familles du Vél' d'Hiv' sont transportées dans les camps de Pithiviers Beaune-la-Rolande. Adultes et adolescents sont déportés en premier. Brutalement séparés de leurs parents, environ 3 000 enfants en bas-âge sont laissés sur place dans une affreuse détresse. Ils sont transférés à Drancy puis déportés entre le 17 et le 31 août 1942. Aucun d'entre eux n'est revenu."

En ces temps difficiles, il est très important de ne pas oublier, mais cette année, en raison de la crise sanitaire, les commémorations de ce dimanche se tiendront en comité restreint et sans public.

ZAKHOR

Souviens-toi !

Plus de précisions sur l'encyclopédie LAROUSSE.

 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 19:19

Communiqué

(16 juillet 2020)

L'Amitié Judéo-Chrétienne de France déplore les propos tenus par M. Mélenchon mercredi 15 juillet dans une interview sur BFMTV, lorsqu'à propos de la crucifixion de Jésus il a déclaré : "je ne sais pas si Jésus était sur la croix, mais je sais que, paraît-il, ce sont ses propres compatriotes qui l'y ont mis".

Faut-il rappeler à M. Mélenchon que, comme le rapportent les évangiles, les juifs alors sous occupation romaine n'avaient pas le droit de condamner quelqu'un à mort, cette décision étant réservée au seul gouverneur romain (cf Jean 18,30), et que de pareils propos contredisent les mêmes évangiles, où il est précisé que ce sont des notables  et des chefs du peuple qui ont souhaité cette condamnation, et non tous les juifs, ni même tous les habitants de Jérusalem, comme l'affirme M. Mélenchon en dénonçant "les compatriotes de Jésus" ?

Cette thèse ancienne de la responsabilité du peuple juif dans la mort de Jésus, rejetée depuis des décennies par tous les historiens et exégètes et condamnée par l'ensemble des Eglises, a donné naissance, on le sait, à un antijudaïsme mortifère et à un antisémitisme dont l'aboutissement fut la Shoah.

Il est bien triste qu'un homme politique, leader d'un parti important de notre république, soit si mal informé et continue à répéter de semblables accusations...

Jacqueline CUCHE,

Présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, au nom de l'AJCF

Le groupe AJCF de Nantes s'associe pleinement à sa présidente Jacqueline Cuche pour  dénoncer les propos erronés de Monsieur Mélenchon qui, semble-t-il devrait s'imposer à lui-même un recadrage tel qu'il le préconise pour la police de notre pays.

Maddy Verdon, présidente du groupe AJCF Nantes

 

 

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 16:18

Les 21 et 22 février 2019 s'est tenu à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris, un colloque international consacré à "La nouvelle école polonaise d'histoire de la Shoah". Il était accompagné d'une conférence au Collège de France de l'historien polonais Jan Gross, exilé en 1969 aux Etats-Unis avant d'y devenir professeur à l'université de Princeton. Jan Gross,  auteur des Voisins

est le quatrième polonais à s'exprimer dans ce lieu, après Adam Mickiewicz, Jerzy Grotowski et Bronislaw Geremek...

Ce colloque est désormais un livre.

Voici la présentation de cet ouvrage par l'éditeur (CNRS Editions).

    "La disparition de la quasi-totalité des Juifs de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale est due à leur assassinat systématique par les Allemands. Mais que sait-on des comportements de la population polonaise ? La paix revenue, que sont devenus les derniers survivants ? Que nous dit aujourd’hui l’irruption de ce passé dans la société polonaise ? Comment vivre avec la mémoire d’Auschwitz, de Treblinka, de Belzec, autant de mémoriaux situés en Pologne ?
       

     Depuis une quinzaine d’années, des historiens de ce pays ont montré combien il était difficile aux Juifs qui tentaient d’échapper aux tueurs de trouver appui auprès des populations locales, surtout en milieu rural, tant en raison de la politique de terreur menée par l’occupant que de l’hostilité de la société polonaise à l’égard des Juifs. Leurs travaux font désormais autorité dans le monde entier. Pourtant, depuis quelques années, les autorités de Varsovie mettent en œuvre une « politique historique » qui vise à minorer, voire à nier, la participation de franges importantes de la population polonaise à la traque des Juifs.
   

     Sur place, malgré les embûches et les intimidations, les historiens travaillent, publient, organisent des colloques, forment des étudiants. Les auteurs réunis dans cet ouvrage témoignent de la vitalité de cette historiographie.

    Faire connaître aujourd’hui la fécondité scientifique et la portée critique de la nouvelle école historique polonaise est une exigence intellectuelle, morale et politique. "

Auteur(s)
Sous la direction de Audrey Kichelewski, Judith Lyon-Caen, Jean-Charles Szurek, Annette Wieviorka

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 13:44

Il y a quelques jours, pour les chrétiens c'était la fête de l'Ascension, qui célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l'Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

Ecoutons Marc Durand, sur le site du blog "Garrigues et sentiers"

"40 jours ont été donnés pour laisser le temps de prendre la mesure de l’événement (entre Pâques et l'Ascension). Les disciples devaient comprendre que désormais s’ouvraient des temps nouveaux, le vieux monde était renouvelé totalement. Il a fallu quarante ans au désert pour que le peuple digère sa libération effectuée par Dieu, 40 jours dans l’Horeb à Elie pour intérioriser sa mission, 40 jours à Jésus pour se préparer après son baptême. 40 jours ont paru nécessaires pour que les disciples se fassent à cette idée que le Jésus qu’ils avaient côtoyé était devenu le Christ. Que c’était maintenant à eux de partir vers la Galilée. On peut remarquer d’ailleurs que le succès était mitigé, ils en étaient encore à se fixer sur le royaume d’Israël ! Heureusement que Jésus leur promet l’Esprit pour les déboucher ! Pour cela ils doivent venir à Jérusalem une dernière fois, d’où la recréation du monde est partie, où est né le Nouveau Monde issu de la Croix. Puis ils seront envoyés jusqu’aux confins de la Terre...
... La question qui se pose à nous est celle de notre foi en cet autre monde inauguré à Pâques. Quels sont nos critères de jugement, quelle direction prennent nos vies ? Ce monde nouveau qui est instauré n’est pas une éternité sans saveur, il est fini, le temps compte. Nos vies sont finies, mais le monde aussi. Les récits apocalyptiques ne sont pas là pour nous faire peur, mais pour nous empêcher de nous endormir dans une douceur de vivre...puisque Jésus est ressuscité et qu’il nous attend. Le rappel que ce nouveau monde a un but qui n’est pas renvoyé à l’infini, nous oblige à agir dès maintenant, ce que nous ne ferons pas ne sera pas fait, le verre d’eau que nous n’aurons pas donné ne sera pas donné. Peut-être pourrions-nous profiter de ce que nous ne pouvons pas nous consoler par nos belles cérémonies dans nos belles Églises pour décider de ce qui est important, dès maintenant, dans notre dévouement au Christ ressuscité."

Car tout est possible avec la force de l'Esprit Saint, donné à la Pentecôte.

La Pentecôte : 50 jours après Pâques, Chavouot : 50 jours après Pessah ! Et justement cette année Pentecôte et Chavouot se suivent à quelques jours près.

Chavouot, c'est vendredi soir 28 mai jusqu'au 30. 

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c'est dimanche 31 mai 2020.

Pentecôte ? Chavouot ? Quel est donc le  lien entre ces deux fêtes ?   Le livre des Actes situe explicitement le don de l'Esprit Saint sur les apôtres en ce jour de la fête  de Chavouot

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Rien de mieux, pour comprendre Chavouot et Pentecôte, que de vous rendre sur le site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, (ici),  où deux articles vous feront entrer dans la compréhension de ces deux fêtes :

 - un article de Anne-Marie Dreyfus sur Chavouot : "La Torah, un don inappropriable"  (lire ici). (les dates sont celles de 2018)

- une présentation de la Pentecôte (lire ici) et une méditation pour Pentecôte de l'abbé Alain-René Arbez "L'origine biblique du signe de croix". (lire ici).

Et la question spécifique du lien entre Pentecôte et Chavouot est explicitement posée sur le site de l'Eglise de France (un article à ne pas négliger) .

Bonnes fêtes à tous

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 17:04

Omer - Lag Ba'Omer : des mots qui ne vous disent peut-être pas grand chose !

Regardons de plus près les jours qui vont de Pâques à Chavouot.

Dans le calendrier hébraïque, nous sommes dans la période de l'Omer : période de quarante-neuf jours (7 semaines) qui sépare Pessah de Chavouot (les deux premières fêtes de pélerinage).

C'est le Lévitique (23,15) qui nous dit : "Vous compterez sept semaines à partir du lendemain du shabbat,(de Pâque) c'est-à-dire à partir du jour où vous aurez amené la gerbe du rite de présentation ; les sept semaines seront complètes ; jusqu'au lendemain du septième shabbat, vous compterez donc cinquante jour et vous présenterez au SEIGNEUR une offrande de la nouvelle récolte..."

Le Omer, c'est une "gerbe" en hébreu, en référence aux premières gerbes d'orge qui étaient offertes au Temple à cette période de l'année, ainsi que le signale la Tora : "Quand vous serez arrivés dans le pays que je vous donne et que vous y ferez la moisson, vous apporterez un omer des prémices de votre moisson au prêtre, lequel offrira cet omer devant le SEIGNEUR pour vous le rendre propice." (Lévitique 23, 10-11)

A partir du II° siècle, l'Omer est devenu une période de deuil. Dans la Tradition, on trouve plusieurs explications historiques  : la commémoration de la répression féroce par les Romains de la révolte de Bar Kohba - qui, en l'an 135, mit fin aux derniers espoirs de l'indépendance juive en Terre sainte - eut lieu entre Pessah et Chavouot. Au même moment, une épidémie sanglante aurait décimé vingt-quatre mille élèves du célèbre Rabbi Akiva.

Chaque soir de ces quarante-neuf jours, pendant l'office à la synagogue, on fait le décompte des jours de l'Omer, qui séparent de la deuxième fête de pélerinage et de la célébration de la remise de la Tora (Chavouot).

Les juifs pieux marquent cette période de deuil en ne se coupant pas les cheveux, en ne se rasant pas, en ne portant pas de vêtements neufs et en ne célébrant aucun mariage ou fête publique.

Le deuil s'achève le 33°jour du compte de l'Omer (appelé Lag ba Omer) : 

 

Lag BaOmer (lamed guimmel en lettres hébraïques = 33)

C'est une fête mineure du calendrier hébraïque, datant de l'époque des rabbins du Talmud, mais dont l'origine demeure incertaine. On la rapproche parfois de la date de la mort de Chim'on Bar Yohai (Rachbi), dont on dit qu'iI rédigea notamment le « Zohar » qu’il reçut oralement de son maître Rabbi ‘Akiva.

Ce qui est sûr, c'est que cette date a acquis une certaine valeur dans l'histoire et le calendrier juifs, mais la répression romaine ayant rendu sa célébration publique impossible (peut-être à cause du lien avec la révolte de Bar Kohba, elle fut longtemps clandestine. Pour cette raison sans doute, on oublia sa signification précise.

Egalement connue sous le nom de fête des Sages, cette journée se traduit par un pèlerinage populaire de juifs pieux à Méron, la ville de Galilée où Rabbi Shimon Bar Yoha est enterré. Les fidèles profitent de ce jour pour se recueillir sur la tombe d'autres sages, dans la région de Safed, au nord d'Israël, ville "sainte" qui hébergea de nombreux grands rabbins et kabbalistes après l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492.  Ils étudient le Zohar ("Livre de la Splendeur", oeuvre maîtresse de la Kabbale), chantent des cantiques, allument des bougies et coupent pour la première fois les cheveux aux petits garçons âgés de trois ans. On allume aussi des feux de joie à travers tout le pays, et par extension sur la tombe des sages locaux.

Ce jour est férié en Israël. Les fidèles en profitent pour partir en promenade dans la nature et faire de grands pique-niques  (quand il n'y a pas de cofinement, bien sûr !) Après une période de deuil, le 33° jour est en effet un jour de joie.

(Cet article doit beaucoup à Hélène Hadas-Lebel, dans son ouvrage "Le Judaïsme - pratiques, fêtes et symboles", paru en 2011 aux Presses de la Renaissance et au "Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme" dans la collection "Bouquins", chez Cerf - Robert Laffont).

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi faire un petit passage sur le site de l'AJCF, (article de 2016) où vous ne manquerez pas de lire, entre autres, l'article de Michel Remaud : L'Omer, temps pascal et temps de deuil (paru sur le site Un écho d'Israël, en 2007) - et les différents renvois à Omer et Lag Ba'Omer.

En ligne actuellement sur le site de l'AJCF vous trouverez aussi une présentation de Chavouot et des fêtes chrétiennes de l'Ascension et de la Pentecôte.

 

Lag ba Omer, c'est mardi 12 mai 2020 (18 Iyar 5780)

(célébration dès ce soir 11 mai)

Joyeuses fêtes à tous nos amis juifs

 

 

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 17:53

Le 27 Nissan est la date qui a été retenue par l’État d’Israël pour la commémoration des victimes de la Shoah et des héros de la Résistance juive pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est  ce qu'on appelle le Yom HaShoah (le jour de la Shoah), et  cette année, c'est le mardi 21 avril 2020.

Malheureusement cette année, ce jour sera célébré de manière bien différente des années précédentes.

Comme le précise le site memorialdelashoah.org  : "En raison de la pandémie, il nous est interdit de nous réunir au Mémorial pour la cérémonie de Yom Hashoah. Ne voulant pas annuler la lecture de noms (les noms des déportés des divers convois - ndlr), il nous a fallu inventer une cérémonie virtuelle, la première du genre sur une durée de 24h, une cérémonie « inédite » car elle reposera sur la rediffusion des cérémonies des années passées (principalement 2017 et 2018)."

Si vous voulez connaître le programme de cette journée, il vous est possible de vous rendre sur le site yomhashoah ici.

Et surtout, pour bien s'informer, l'incontournable campus numérique juif AKADEM, dont vous pouvez consulter la newsletter ici.

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 15:44

Merci à Akadem de nous offrir tant de belles choses pendant cette période de confinement.

Vous trouverez en effet sur AkademScope énormément de propositions culturelles, sur la télé bien sûr, puisque vous êtes confinés chez vous.

http://www.akadem.org/public/NL/AkademScope2012/Scope-Jour17-04-2020.html

 

AkademScope est la Newsletter hebdomadaire du campus numérique juif Akadem.  Vous pouvez vous y abonner sans problème, en indiquant votre adresse mail sur le site d'Akadem ici à l'endroit indiqué : abonnez-vous

 

Profitez-en bien et protégez-vous !

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 10:02

La radio chrétienne de Loire Atlantique

vous propose une émission

Juifs & Chrétiens en dialogue

Il s'agit d'une rencontre avec

le Judaïsme et ses richesses

 

Nous vous rappelons nos rendez-vous sur Radio fidélité 

jeudi 16h00

vendredi 10h30

dimanche 18h15

Toutes les émissions peuvent être écoutées en podcast

sur le site de la radio  

radiofidelite.com

 

Le confinement, suite à l'épidémie de Covid-19 qui nous touche tous, ne nous permet plus de vous proposer de nouvelles émissions. Cependant, nous sommes très heureux de vous faire entendre des rediffusions.

 

A partir d'aujourd'hui 16 avril

et cela, pendant quatre semaines consécutives,

nous vous proposons de retrouver

Magda Hollander Lafon

avec laquelle nous allons cheminer au travers de sa douloureuse expérience d'Auschwitz mais aussi, de son amour de la vie et de sa fidélité à Dieu

Retrouvez-nous à nos horaires habituels

 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 12:07

Nous voici bloqués chez nous, loin des synagogues et des églises. Mais c'est pourtant un grand moment que nous allons vivre dans chacune de nos communautés : Pessah pour nos frères juifs - et la Semaine Sainte des chrétiens qui culmine à la fête de Pâques.

Cette année encore, et c'est heureux, juifs et chrétiens célèbrent en même temps la fête la plus importante de leur culte.

Pessah (la Pâque en hébreu), est une des trois fêtes de pèlerinage du calendrier juif. Elle début le 15ème jour du mois de nisan (début la veille au soir 14 nisan) et se poursuit sept jours durant en Israël et huit en Diaspora.

Célébration cette année du jeudi 09 avril au jeudi 16 avril 2020, avec un premier seder dès mercredi soir. Nous sommes en plein dans la Semaine Sainte des chrétiens.

Pour vous présenter cette fête, il est intéressant d'entrer dans le texte de Dominique de La Maisonneuve, prix AJCF 2012 avec Louise-Marie Niesz, dans son ouvrage : "Le Judaïsme", aux éditions de l'Atelier (p. 113-114) :

"Selon la Torah, la Pâque doit toujours avoir lieu au printemps, le quatorze du mois de Nisan (Ex 12,6) mois de la sortie d'Egypte (Ex 23,15) : "Observe le mois d'Abib (des épis, en cananéen, le premier mois de l'année, c'est-à-dire Nisan) et célèbre la Pâque pour le Seigneur, ton Dieu" (Dt 16,1). Pour permettre ce rythme annuel avec des mois lunaires, on en ajoutait tous les deux ou trois ans, un treizième aux douze des années habituelles.

Aux temps bibliques, les nomades fêtaient, à cette saison, deux événements concomitants : l'un agricole, le début de la moisson d'orge; l'autre pastoral, le sacrifice d'un agneau consommé en famille.

Sur ces réalités significatives du renouveau de la nature, la tradition biblique va greffer un événement historique : la sortie d'Egypte. C'est un événement capital, fondateur du peuple, car il le fait passer - Pâque- Pessah - passage - de la servitude à la liberté. [Pessah indique aussi le fait que l'ange exterminateur soit passé par-dessus les portes des israélites marquées du sang de l'agneau. (Ex 12,13. 26-27) NDLR ].  Comme le printemps, c'est le retour à la vie après la mort de l'esclavage, un renouveau opéré par Dieu lui-même, désormais Sauveur pour son peuple : "C'est moi le Seigneur, ton Dieu qui-t'ai-fait-sortir-du-pays-d'Egypte" ((Ex 20,2).

Bien qu'il y ait un office synagogal propre à Pessah, le rite principal se déroule autour de la table familiale. A la tombée de la nuit, le Seder - repas rituel - rassemble la famille et souvent bon nombre d'amis. Ce repas se déroule selon un certain ordre, c'est le sens du mot seder, véritable liturgie dont le développement est consigné dans la Haggadah - récit - de Pessah. Il commence par une question posée par l'enfant le plus jeune, dès qu'il est en âge de questionner : "Qu'il a-t-il de particulier ce soir ?" En effet, dans un décor festif, il découvre sur la table des ingrédients inhabituels. Entre autres, des pains non levés - matsot - qui rappellent la hâte avec laquelle il avait fallu prendre ce repas (Ex 12,11) ; des herbes amères, comme le goût que l'on conserve de la servitude d'Egypte ; un mélange de pommes et de noix pilées pour représenter le mortier que les enfants d'Israël furent condamnés à fabriquer ; de l'eau salée symbolisant les larmes qu'arrache l'énumération des plaies d'Egypte. On ne peut se réjouir de la mort de ses ennemis...

Cette question posée par l'enfant : "Que se passe-t-il donc ce soir ?" donne l'occasion au père de famille, ou à un autre adulte, de faire mémoire du récit biblique, enrichi des commentaires de la tradition orale sur la servitude d'Egypte et la libération du peuple par Dieu.

On chante les psaumes du Hallel - louange - (Psaumes 113 à 118) ; on souhaite de se retrouver : "L'an prochain à Jérusalem", évoquant par là l'impatiente attente du Messie. Des cinq coupes de vin rituelles, la cinquième reste pleine pour le 'prophète Elie' qui, selon la tradition, reviendra avec le Messie.

Parce qu'elle a donné naissance au peuple, cette libération en est l'événement fondateur. Elle demeure le symbole de toutes les libérations, de tous les saluts, passés et à venir, que Dieu ne cesse d'accorder à chacun : "Chaque juif doit se considérer comme s'il était lui-même, aujourd'hui, sorti d'Egypte" (Mishnah de Pessah 10,5)"

"Le Judaïsme, p. 113-114

Comment ne pas voir le lien avec la fête chrétienne de Pâques ?

La fête chrétienne de Pâques trouve en effet ses racines dans la fête juive de la Pâque. (voir le site du Cybercuré).

 

Après tous les événements de la Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux et de la Passion, ce 5 avril 2020, événements qui eurent lieu au début de notre ère dans le cadre de la célébration de la Pâque juive, la fête de Pâques célèbre la résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. En même temps elle nous fait participer à sa résurrection en célébrant notre passage de la mort à la vie. C’est la bonne nouvelle de la victoire de la vie. Pâques est une fête que l’on célèbre dans une joie communicative. "Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie, Alléluia".

A relire : un article de Juliette Gauffriau paru sur le site du diocèse de Nantes et repris par le site de l'Eglise de France : ici. : "Pâque juive et Pâques chrétiennes"

Pourquoi un "s" au mot Pâques : allez donc voir ici

Cette année Pâques est célébré le dimanche 12 avril, par les Catholiques et les Protestants et le 19 par les Orthodoxes.

Qu'il nous soit permis de vous renvoyer sur le site du CCAN (Centre Culturel André Néher.) Vous y trouverez des indications intéressantes en ce temps de confinement : Confinés, mais pas isolés !

Vous fréquenterez certainement aussi avec profit le campus numérique juif Akadem, qui vous propose des tas de possibilités d'information et de formation.

Chaque communauté, juive ou chrétienne, trouve les moyens de rester en lien, tout en étant chez soi. Chaque paroisse chrétienne donne par exemple des indications et des vidéos pour que, à défaut de nous trouver dans les mêmes lieux, nous puissions vivre les Jours Saints et Pâques au même moment, dans une sorte de communion inhabituelle mais bien réelle. Internet pour cela facilite bien les choses.

Nos frères juifs peuvent aussi, s'ils le désirent, s'inscrire pour un séder communautaire numérique exceptionnel, le deuxième soir de Pessah, le 9 avril, organisé par le Judaïsme en Mouvement (JEM). Cliquer ici.

Hag Pessah saméah - Joyeuses fêtes de Pâques

 

 

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