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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 15:38

La fête de 'Hanouca, fête des Lumières dans la communauté juive

est célébrée cette année de la soirée du jeudi 10 décembre

à la soirée du vendredi 18 décembre 2020.

La fête de 'Hanouca ne figure pas dans la Torah. Elle a été instituée par les rabbins pour marquer l'inauguration du Temple (la Dédicace) après sa profanation par les Grecs qui avaient tout détruit. Cette fête marque l'importante victoire militaire des Maccabées contre leurs ennemis. Elle symbolise aussi la résistance spirituelle du Judaïsme à l'hellénisation forcée.

Mais, 'Hanouca est aussi connue pour le miracle de la fiole d'huile qui permit aux prêtres du Temple de faire brûler  pendant huit jours une quantité d'huile qui ne devait même pas suffire pour un jour (fête des Lumières).Hanukkah Menorah lit 

 Petite présentation

Nous sommes au deuxième siècle avant notre ère. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l’influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grand'peine par les tenants de la tradition hébraïque. C’est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l’acculturation forcée des juifs. Il interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l’occupant pour piller le trésor du Temple.

C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattatias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées (surnom de Judas fils de Mattatias, appliqué aussi aux chefs de la révolte puis aux 7 frères martyrs, dont parle le 2° livre des Maccabées), qui gagnent de plus en plus de terrain.

En l’an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité. (Le mot 'Hanouca vient de la racine HNK qui signifie dédier, ou consacrer).Mais lorsqu’ils veulent allumer la Menora (chandelier à 7 branches du Temple), ils ne trouvent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour brûler un jour, alors qu’il en faut huit pour fabriquer une huile pure, conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s’éteindre.Lampe-Hanouca-Topor

Ce miracle est célébré et remis à l’honneur tous les ans par le peuple juif à ‘Hanouca, une fête rabbinique non-chômée qui dure huit jours, pendant lesquelles, à la tombée de la nuit, chaque famille allume une bougie sur le chandelier ('hanoukia) à 8 branches (plus une supplémentaire qui sert à allumer les autres bougies), après avoir dit la bénédiction. Puis on met la lumière à la fenêtre ou à l'entrée de la maison. On récite des prières de louanges et de remerciements. On allume chaque jour une nouvelle bougie, car "en augmentant les lumières, on augmente la sanctification" (Dr A.C. Merzbach)  C'est pourquoi on appelle aussi cette fête, fête des lumières.

D’autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravées certaines lettres hébraïques), donner de l’argent aux enfants (‘Hanouka Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l’huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

La fête est célébrée peu avant Noël (ce qui ne manque pas de susciter des comparaisons, notamment à cause des Lumières que l'on allume et qui, pour des chrétiens, rappellent la lumière de Dieu qui vient luire dans notre monde, Jésus).

Le "Dictionnaire encyclopédique du Judaïsme" précise : "Dans beaucoup de pays de la Diaspora, 'Hanouca revêt aujourd'hui une importance qu'elle n'avait pas dans les siècles passés : elle est devenue un substitut de la fête de Noël pour des enfants vivant dans un environnement chrétien." Mais les cadeaux n'ont aucune signification particulière à 'Hanouca. La raison pour laquelle on offre des cadeaux à 'Hanouca est que cette fête tombe à peu près à la même période que Noël. La fête juive a été culturellement " écrasée " par l'obsession des gens pour les cadeaux de Noël.

Le chant le plus populaire de la fête de 'Hanouca est sans doute : "Maoz Tsour" (Rocher puissant). Ce poème liturgique aurait été écrit au milieu du 13° siècle, au temps des Croisades. Il chante la confiance que l'homme d'Israël doit établir en Dieu à l'heure de l'épreuve. C'est un témoignage des souffrances d'Israël au milieu des nations et une hymne à l'espérance du salut qui approche. A écouter ici : https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/764509/jewish/Maoz-Tsour.htm

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.

Restaure la maison de ma prière et là

nous sacrifierons le sacrifice d'action de grâce.

A l'époque où Tu prépares l'écrasement du persécuteur en ses gémissements

Alors j'achèverai par un chant vigoureux de louange l'inauguration de l'autel.

L'Evangile de Jean fait une allusion à la fête de 'Hanouca : "On célébrait alors à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver." (Jn 10,22). C'est bien la fête de 'Hanouca qui est ainsi désignée, et Jean, qui se réfère beaucoup au cycle liturgique juif et qui nous avait situés, deux chapitres plus tôt (7,37), au dernier jour de la fête de Souccot (fête des Cabanes, ou des Tentes) rappelant la précarité de la vie au désert, nous achemine peu à peu vers la fête de Pésah' (la Pâque) où le récit évangélique trouve son point culminant.

Cette année, la première bougie de 'Hanouca va s'allumer

jeudi soir, le 10 décembre 2020 (veille de la fête).

hanouka1 

Parler de 'Hanouca, c'est aussi l'occasion de signaler l'ouvrage de Mireille Hadas-Lebel, vice-présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, sur "La Révolte des Maccabées (167-142 avant JC)". Vous en trouverez une présentation sur le site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France à l'adresse suivante : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1514

Nous vous recommandons l'écoute de l'émission de Radio Fidélité consacrée à la fête de 'Hanouka. Maddy Verdon y interviewe Liliane Lavon de la Communauté juive de Nantes et membre de l'AJC. Ecouter le podcast :  https://www.radiofidelite.com/2020/12/03/juifs-et-chretiens-en-dialogue-la-lumiere-de-hanouka/

Et  il serait dommage de ne pas profiter des richesses du campus numérique juif Akadem

où l'on peut trouver de nombreuses vidéos sur la fête de 'Hanouka. Nous vous proposons, par exemple, celle-ci qui est une présentation de la fête par le rabbin Philippe Haddad et qui est très pédagogique.

Hag 'Hanouca Sameah

Joyeuses fêtes de 'Hanouca

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 21:34

« Pas de vraie liberté sans respect et sans fraternité », affirment les évêques de France dans une « interpellation » publiée ce 7 novembre 2020, après les attentats. Tout est permis, mais tout n’est pas constructif, estiment-ils.

"Profondément meurtris par les attentats islamistes et plus particulièrement par celui d’un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine puis de trois catholiques dans une église de Nice, les évêques de France réunis en Assemblée plénière condamnent sans réserve ces crimes.

Ils rappellent la forte déclaration du Pape François dans son encyclique Tous frères : « Le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et moi-même avons déclaré fermement que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang. » (Fratelli Tutti, octobre 2020).

En s’associant à l’hommage national qui est rendu aujourd’hui à Simone, Nadine et Vincent, les évêques de France interpellent tous leurs compatriotes :

Et si nous commencions par le respect et la fraternité ?

La liberté doit être défendue, sans faiblesse. Est-ce à dire que la liberté d’expression ne doit connaitre aucune retenue vis-à-vis d’autrui et ignorer la nécessité du débat et du dialogue ?

Oui, les croyants, comme tous les citoyens, peuvent être blessés par des injures, des railleries et aussi par des caricatures offensantes.

Plus qu’à des lois supplémentaires, nous invitons chacun, en conscience, au respect.

 « Liberté, égalité, fraternité » : la fraternité est une valeur républicaine. Notre exercice de la liberté ne peut pas l’ignorer. Nous devons en tenir compte dans nos comportements individuels et collectifs, personnels et institutionnels.

Nous vous partageons notre conviction profonde :  la liberté grandit quand elle va de pair avec la fraternité.

Comme le dit Saint-Paul : « ‘Tout est permis ‘, dit-on, mais […] tout n’est pas bon’, ‘Tout est permis, mais tout n’est pas constructif’. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui »
(1 Cor 10, 23-24).

Il est temps de réfléchir à la manière dont nos institutions collectives et nos comportements individuels doivent promouvoir le respect et déployer la fraternité.

Cette réflexion urgente doit être engagée par les pouvoirs publics.

Elle concerne chacun d’entre nous. Elle nous concerne tous."

Les évêques de France, réunis en Assemblée plénière

extrait du site de l'Eglise de France "eglise.catholique.fr"

Vous pouvez télécharger le communiqué ici

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 18:06

Après le professeur Samuel PATY, ce sont des fidèles catholiques priant dans leur église qu’un fanatique vient d’assassiner, défigurant la religion dont il se réclamait et se croyait le héraut. Encore une fois sont combattues dans notre République les valeurs qui la fondent et que l’Amitié Judéo-Chrétienne de France contribue à incarner en promouvant la fraternité entre juifs et chrétiens.
Les nombreux messages de solidarité qui ne cessent de lui arriver de la part d’amis juifs témoignent de la force de cette amitié.
L’AJCF remercie en leur nom la communauté juive de France, elle-même si souvent éprouvée, et redit son espoir de voir dans cette amitié partagée un ferment de fraternité pour toute notre société.
Jacqueline CUCHE
Présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France

 
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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 16:29
Nous voici donc encore une fois confinés !  C'est la Covid 19 qui décide une fois de plus...
 
Ainsi, nos prochaines activités nantaises AJCF  de novembre sont donc annulées : 
 
En particulier- la conférence du 3 novembre qui devait avoir lieu au Passage Sainte Croix avec Fabien Revol.
 
Mais aussi, si vous l'aviez déjà programmée dans votre agenda,
la journée du 15 novembre intitulée "Le Grand Atelier des Mille & 1 questions".
 
"Bien entendu, nous précise Maddy Verdon, présidente de l'AJC groupe de Nantes, il faut mieux parler d'ajournement car nous ferons tout pour reprogrammer ces deux événements ô combien importants. 
La première programmation en mars 2020 du Grand Atelier avait donné lieu à de nombreuses inscriptions et cela, nous ne l'oublions pas..."
 
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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 11:28

L'Amitié Judéo-chrétienne de Nantes, en partenariat avec le Passage Sainte-Croix, vous propose une conférence de

                     Fabien Revol

philosophe et théologien
enseignant chercheur
à l’Université Catholique de Lyon

sur le thème :

L’évangile de la création,
au fondement de l’écologie intégrale

Mardi 3 novembre 2020
20h30

Passage Sainte Croix
9, rue de la Bâclerie 44000 – Nantes


Paf : adhérents AJC : 5€  - non adhérents : 8€
        étudiants -25 ans et religieux : 3 €

Dans le respect des règles sanitaires en vigueur (et port du masque obligatoire)



 

 

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 18:30

L’Amitié Judéo Chrétienne de Nantes

vous propose une conférence

 

CREATION & ECOLOGIE 

« soumettez, cultivez,

gardez la terre ! »

Gn 1 et 2  

par

 Yeshaya Dalsace 

Spécialiste du rapport entre Judaïsme et écologie

Rabbin de la Communauté massorti Dor Vador

de l’Est parisien. 

 

Mercredi 14 octobre 2020 à 20h30

Centre Culturel André Neher

 

6, impasse Copernic

44000 - Nantes

 

Bus C6-54-26 Arrêt Delorme 

   Bus C1-C3-23 Arrêt Copernic  

 

 

Paf      adhérents AJC    5€                                 Renseignements   06 22 21 71 54

            non adhérents    8 €                                                                              

            étudiants -25 ans et religieux  3 €

             

 

 

En espérant vous rencontrer à l’occasion de cette belle conférence

 

nous vous adressons notre cordiale salutation
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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 08:58

Cette année 5781 du calendrier hébraïque, la fête de Souccot est célébrée

 du 03 octobre  (début la veille au soir 2)

au 11 octobre 2020 (fête de Sim'hat Tora)

Souccah

 

Cette fête est appelée aussi fête des Cabanes, ou fête des Tentes, et c'est bien de cette fête dont il est question dans l'Evangile de Jean au chapitre 7.  Au milieu de la fête, Jésus monte au Temple et y enseigne.

A l'occasion de cette fête, nous vous proposons deux textes, pour nous  introduire dans la compréhension de ce qu'elle représente pour les juifs..

Le premier est du rabbin Adin Steinsaltz, grand spécialiste et traducteur du Talmud et qu'on pouvaitt entendre parfois il y a quelques années dans l'émission de Josy Eisenberg le dimanche matin sur France 2, 

le deuxième est repris de Colette Kessler, militante du dialogue judéo-chrétien, décédée en 2009.

"La fête de Souccot fait suite aux "jours redoutables", les dix jours de téchouva (repentance) entre Roch HaChana et Yom Kippour. L'on passe d'une sphère bien définie et délimitée à un monde qui franchit les barrières. Ces "jours redoutables" sont en effet associés au jugement, au pardon et à l'expiation; ils se trouvent encadrés à l'intérieur de frontières et de critères précis. A Souccot, en revanche, tout s'ouvre; ce n'est pas pour rien qu'on désigne cette fête comme le temps de notre joie (zeman sim'haténou) : le propre de cette dernière n'est-il pas aussi de dépasser toutes les limites et toutes les inhibitions ?" (Adin Steinsaltz : "Introduction à l'esprit des fêtes juives" chez Albin Michel).

 

"... Pour Souccot, les juifs doivent construire sur les balcons ou dans les cours, des cabanes de branchages décorées de fruits et de guirlandes qui leur serviront de meures pendant huit jours. "Abandonne ta demeure fixe et que ton lieu de séjour soit une habitation temporaire" dit le Talmud. Ils y prendront pendant sept jours tous leurs repas, y étudiront la Torah, y liront, et souvent même, à Jérusalem, y dormiront... Déplacé ainsi pendant une octave de jours, chaque année, le juif est appelé à reprendre conscience de la précarité de son existence dans le désert de l'histoire, en comptant sur la fidélité de la providence divine. Le mémorial du désert, du temps des dangers, des épreuves et des rébellions devient alors le temps de la confiance, de l'union avec Dieu, le temps de la joie pure et authentique.... Le juif, appelé à se libérer huit jours duyrant, de tout confort matériel, peut retrouver dans le dépouillement le sens de la véritable liberté...

La joie de la fête de Souccot, la joie de Simhat Torah (dernier jour de la fête), traduisent le bonheur profond de l'homme qui sait que sa vie est sanctifiée, transfigurée par l'accomplissement de la Torah. Cette immense joie d'une âme rendue sereine par l'absolution de Kippour. Selon un adage de nos maîtres, la joie déployée à Simhat Torah est fonction de la sincérité du jeûne, de la pénitence et de la prière au Jour du Pardon." (Colette Kessler : "Dieu caché, Dieu révélé - Essais sur le judaïsme", Lethielleux).

Simhat Torah

 

Pour aller plus avant dans la signification de Souccot et de Simhat Torah, n'hésitez pas à consulterr l'article qui y était consacré sur ce blog en 2010.

Autres propositions : sur les fêtes de Roch haChana et Kippour le  site du Cybercuré du diocèse de Nanterre..

Sur AKADEM (campus numérique juif) : la conférence de Claude Rivline : Yom Kippour et Souccot de la joie à la joie et celle de Philippe Haddad : "A l'ombre de Dieu" (la fête des cabanes).

Hag Souccot saméah

Joyeuses fêtes de Souccot à tous nos amis

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 18:21

yom_kippour_1-c41be-1-.jpg

YOM KIPPOUR

 

Yom Kippour est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l'année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C'est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

 

Cette année Yom Kippour se célèbre

lundi 28 septembre  2020 (5781)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

 

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l'homme

d'expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C'est pourquoi, chacun s'engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le "Kol Nidré"qui commence l'office de Kippour.

Kippour n'a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme s'est réconcilié avec son prochain.

 

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l'apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

 

"Le verbe k.p.r signifie "couvrir".

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l'Eternel demande à Noé à propos de l'arche :

"Tu la recouvriras à l'intérieur et à l'extérieur par de la poix." (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par "propitiatoire"

qui était le couvercle posé sur l'Arche d'Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu'on parle du recouvrement d'une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu'une simple occultation liée à l'oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l'expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse."

(Ph. Haddad : "Pour expliquer le judaïsme à mes amis" pp. 127-128)

 

Pour approfondir

    Le site de l'AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

 

http://www.ajcf.fr/spip.php?article 558

 

  Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A'harei Mot : de Kipour à Pessa'h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

                         

                                     

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 17:00

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c'est d'une année sur l'autre qu'on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch HaChana, c' est le début de l'année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 19-20 septembre 2020.  L'année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessa'h, fête de la Pâque. Roch haChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'hommeLa fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l'ensemble du peuple. Il s'accompagne d'un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite "une bonne année" . Le début de l'année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l'office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d'un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch haChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom haDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch haChana 16), au nom de Rabbi Jo'hanan : "A Roch haChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens". Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour "la Vie" (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour "la Mort". Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu'à Yom Kippour. Ce jour-là, s'ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour "la Vie". S'ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch haChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch haChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les "jours redoutables". Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l'homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n'est jamais irrévocable, l'intervention de l'homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l'appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch haChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d'automne : site national de l'AJCF.

Bonne Année 5781 à tous nos amis Juifs

Bonne année   


A propos de Roch Hachana,
voici ce que Juliette Gauffriau nous faisait savoir, il y a quelques années,
Nous la remercions vivement pour l'éclairage
qu'elle nous donne de cette fête


ROCH hACHANA 5781

19-20 septembre 2020


Roch haChana est le Nouvel An juif. 
"Roch haChana / La tête de l’année",
Oui, "la tête de l’année", le début de l’année.
Près de nous et partout dans le monde,
des familles, des groupes, des communautés
vont bientôt se dire "Chana tova / Bonne année".

Qu’est-ce à dire ? Certes, en septembre,
après les mois d’été, une nouvelle année
de travail reprend.

Mais encore… Nous sommes en septembre,
les travaux des champs sont terminés,
la terre a donné son fruit,
les jours deviennent plus courts,
l’équinoxe est proche, la nouvelle lune aussi…
Le monde est prêt pour un renouveau.
Souvenons nous qu’à une époque lointaine,
les astres, leur lumière, leur mouvement, leur cycle
rythmaient la vie des hommes,
la nouvelle lune signalait
le commencement d’un mois…

Nous y sommes, l’équinoxe d’automne est proche,
la lune disparaît peu à peu, sa réapparition
marquera le début du mois de Tishri,
voilà la fête de "Roch haChana".
Sa célébration est inscrite dans la Bible,
elle est inscrite au 7ème mois :
"Le septième mois, le premier du mois,
vous aurez une réunion sacrée.
Vous ne ferez aucun travail pénible.
Ce sera pour vous un jour d’acclamation"
Nb 29,1 et Lv 23, 24-25

Le fait d’être désormais le 1er jour du 1er mois, 
"Roch haChana / La tête de l’année",
cette fête le doit à l’importance de son aspect religieux :
elle marque le début de 10 jours de pénitence
dont l’apogée est le Grand Pardon, le "Yom Kippour".

L’aspect religieux très important de
"Roch haChana / La tête de l’année" marque la vie juive.
A la place de l’année disparue, au seuil de l’année nouvelle,
tout homme doit faire comme un résumé de sa conduite.


Quelques traditions autour de cette fête :

On se rassemble, on se souhaite
une bonne, heureuse et douce année,
on consomme de la pomme trempée dans du miel.

On écoute le son du chofar,
dont le son strident doit remuer jusqu’au profond de l’être
et stimuler le retour à Dieu : 
"Réveillez-vous, dormeurs, pesez tous vos actes,
souvenez-vous de votre Créateur".

Jour du jugement : c’est une occasion pour chacun
de faire un examen de conscience
à la lumière des valeurs bibliques.

Le blanc est de rigueur à la synagogue.
Il symbolise le désir de se rapprocher de Dieu
en se purifiant de ses fautes.
On a coutume de se souhaiter mutuellement
d’être inscrits dans le "Livre de Vie".

"Dieu, par ton nom sauve-moi,

par ta puissance rends-moi justice

Psaume 54,3



Chana tova
 à tous nos amis juifs



 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 16:41

Les Chemins de la philosophie" est une émission radiophonique française de philosophie diffusée quotidiennement sur France Culture de 10 h à 10 h 55 et présentée par Adèle Van Reeth. L'émission est en 2020 la plus podcastée de Radio France.

Cette semaine, elle s'intéresse à l'Ancien Testament (au Tanakh). en quatre épisodes :

Episode 1 : Abraham et le sacrifice. Peut-on négocier avec Dieu ? L’Ancien Testament prône-t-il une soumission à l’autorité divine ou invite-t-il au contraire à la remettre en question, et à la faire passer après le souci de l’autre ?

avec Delphine Horvilleur, rabbin et directrice de la rédaction de la revue Tenou’a

Episode 2 : Eve et Adam ne font-ils qu'un ? Si dans la Bible, un premier récit présente Dieu créant l'homme et la femme simultanément, une autre histoire se juxtapose, suggérant qu'Eve aurait été créée pour être la compagne d'Adam. Alors comment interpréter ces récits ? Lequel privilégier ?

avec Catherine Chalier, philosophe, professeure émérite de philosophie de l’Université de Paris Ouest Nanterre

Episode 3 : Le Cantique des Cantiques, premier poème érotique ? En plein coeur du Livre des Sagesses, ou Livres Poétiques, selon la bible hébraïque ou la bible chrétienne, se trouvent des poèmes érotiques… L'érotique est-il une voie d'accès vers le divin ? Sexe et sacré font-ils bon ménage ? La poésie est-elle la voix du coeur ?

avec Olivier Abel, philosophe, professeur de philosophie éthique à l’Institut Protestant de Théologie, Faculté de Montpellier

Episode 4 : Joseph et Moïse, comment cohabiter ? La Bible conte des récits de départs, d'exils… Comment vivre quelque part avec les autres ? Partir, et cohabiter ? Le texte biblique serait-il d'abord le texte de l'exode ?

avec Thomas Römer, administrateur du Collège de France et professeur titulaire de la chaire "Milieux bibliques"

à réécouter en podcast ici : https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie

 

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