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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:30

Quelques émissions parmi tant d'autres..., que nous signale Akademscope.

- le samedi 18 février 2017 à 0 h 15 sur France 5

un documentaire : "Les faussaires de l'histoire", de Michaël Prazan

"Retour sur l'histoire du discours négationniste, une entreprise intellectuelle et antisémite visant à effacer, d'un trait de plume, les six millions de morts du génocide juif pendant la Seconde Guerre mondiale."  Voir Akademscope (avec un extrait du documentaire).

- le dimanche 19  février à 22 h 50 sur ARTE

un film américain (1948)  "La scandaleuse de Berlin", de Billy Wilder,

avec Jean Arthur, Marlene Dietrich...  Voir Akademscope (avec un extrait du film).

- le dimanche 19 février à 20 h 45 sur ARTE

un film dramatique germano-autrichien : "Comedian Harmonists", réalisé par Joseph Vilsmaier et sorti en 1997.

Le film raconte la formation et l’évolution de l’ensemble vocal "Die Comedian Harmonists", à la fin des années 1920 à Berlin, des débuts plutôt laborieux aux premiers succès, le tout sur fond de montée du nazisme (trois des membres du sextuor étaient juifs.) Voir Akademscope (avec la bande annonce du film)

- le dimanche 19 février à 22 h 40 sur France 5

un documentaire : "Les enfants juifs sauvés de l'hôpital Rothschild", de Jean-Christophe Portes.

"Sous l'Occupation, l'hôpital Rothschild, à Paris, devint un hôpital «prison», où l'on soignait, avant leur déportation, des personnes juives tombées malades dans les camps d'internement de la région parisienne. Il devint aussi le seul hôpital français où les médecins juifs pouvaient encore exercer.  Pour ne pas être complices de cette sinistre comédie, des soignants décidèrent de sauver en priorité les enfants. Ils prolongeaient ou inventaient des maladies, maquillaient le registre des décès, organisaient des évasions..."  Voir Akademscope (avec un court extrait).

- le lundi 20 février à 20 h 55 sur France O

un film : "Mariage mixte", d'Alexandre Arcady, avec Gérard Darmon et Olivia Bonamy

Voir Akademscope (avec la bande annonce)

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 10:23

Un petit livre, paru voici un an, mérite quelques moments d'attention... et pourquoi pas de lecture. Il s'agit du roman (154 pages, petit format) paru en mars 2016 aux éditions "Actes Sud", intitulé "AZYME", et dont l'auteur est Jean-Philippe de Tonnac.

Pour découvrir le climat dans lequel baigne toute l'histoire, voici la présentation qu'en fait l'auteur :

"Ahava se saisit de la jarre par l'anse et la ramène contre son sein. Le pot est lourd, la farine grosse d'un manque d'eau, d'une impatience. Par le puits de la cour on perçoit l'agitation au-dehors, les préparatifs de la Pâque qui mobilise les familles, les hordes de pèlerins montées de partout, de Galilée, de Samarie, de tout le pays de Judée. Jérusalem comme un oeuf, ce soir, au seder, sera brisée".

Azyme c’est le mariage de l’eau et de la farine, de l’histoire singulière d’Ahava, qui a pétri le pain du seder, et de l’histoire pluriséculaire judéo-chrétienne. Un récit, doux et grave, qui touche par son évidence et sa délicatesse.

Jean-Philippe de Tonnac, essayiste, journaliste et éditeur, a écrit plusieurs ouvrages, mais avec la parution du "Dictionnaire universel du pain" ("Bouquins", Laffont, 2010) et du "Larousse du pain" (Larousse, 2013, et l'obtention d'un CAP de boulanger, il s'est imposé en France et à l'étranger comme un des rares écrivains du pain et de ses métiers.

Il ne faut surtout pas manquer l'interview donnée sur le site d'AKADEM, où Jean-Philippe de Tonnac est interrogé par Gilles Rozier, écrivain et docteur en littérature yiddish.

C'est savoureux et met en appétit pour dévorer "Azyme" et en découvrir toutes les significations.  Une bonne lecture avant les fêtes de Pâque et de Pessa'h.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 18:30

Voici la deuxième conférence de l'AJC Nantes pour ce premier semestre 2017, destinée à "faire connaître la richesse du dialogue entre Juifs et Chrétiens, en particulier après les dernières déclarations des Juifs de France, du rabbinat orthodoxe et du Vatican. Tout ceci ouvre de nouvelles perspectives riches d'avenir".

C'est dans ce cadre et sur ce thème que viendra nous parler

Philippe Haddad,

rabbin de l'Union Libérale Israélite de France à Paris

le dimanche 19 février 2017 à 15 h 00

au CCAN (Centre Culturel André Néher), 6 impasse Copernic à NANTES

conférence intitulée

Nouveaux regards juifs sur l'Eglise et Jésus

Philippe Haddad est l'auteur de nombreux ouvrages, tels que "pour expliquer le Judaïsme à mes amis", ou "Quand Jésus parlait à Israël".

 

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 21:00

sur ARTE à 20 h 50

une soirée consacrée à Hannah Arendt

- 20h50 : Hannah Arendt, de Margarethe von Trotta - Avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Julia Jentsch,Ulrich Noethen

- 22h45 : Documentaire, Hannah Arendt, du devoir de la désobéissance civile, d'Ada Ushpiz

voir la présentation sur Akademscope, avec les bandes-annonces

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 18:53

Dans le cadre du cycle "L'Espagne des trois cultures", cycle auquel participe le CCAN,

une conférence est organisée par le Centre culturel Franco-espagnol :

L'Espagne et "ses" juifs au XXème siècle : entre réécriture de l'Histoire et écriture d'une nouvelle histoire

par Eva Touboul, maître de conférence à l'université Paris-Ouest

(recherche en civilisation espagnole contemporaine)

Jeudi 2 février à 20 h

à la médiathèque Jacques Demy, salle Jules Vallès

24 quai de la Fosse à NANTES

Après quatre siècles de rejet institutionalisé, on assiste dès le début du XXème siècle à une évolution de leur représentation. Cela passe, entre autres, par le mythe de l'Espagne médiévale des trois cultures. C'est dans ce cadre qu'apparaît un courant philo-sépharade, voire philosémite.

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 15:12

par Franklin RAUSKY,

au CCAN (Centre culturel André Néher), 6 impasse Copernic à Nantes

sur le thème :

GENESE DE LA FRATERNITE, FRATERNITE DE LA GENESE

demain 29 janvier, à 15 heures.

Voir l'info complète ici

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:19

Mardi prochain 24 janvier 2017,  sur ARTE une soirée consacrée à la Shoah (Le combat des Klarsfeld -  documentaire "Sauvés par des Justes" - Documentaire inédit sur Auschwitz "Sauver Auschwitz ?").

Lire une présentation succincte par Akademscope, ici.

Présentation sur le site de la chaîne ARTE :

Premier document : 20 h 50 : Beate et Serge Klarsfeld, le combat d'une vie (All. 2016)

"Portrait du célèbre couple franco-allemand de "traqueurs de nazis", qui, après-guerre, s'est engagé pour la justice et contre l'impunité des crimes de l'Holocauste.

En 1968, la jeune Allemande Beate Klarsfeld gifle le chanceliert Kurt Georg Kiesinger, c'est le début d'un long combat comtre l'impunité des anciens nazis. Aux côtés de son mari Serge, dont le père a été exécuté à Auschwitz, elle milite pour la reconnaissance du génocide juif et pour la condamnation de ses responsables. Le couple franco-allemand s'insurge ainsi contre la paisible existence menée par d'anciens criminels de guerre en Allemagne et contribue à révéler l'implication des autorités de Vichy dans la déportation des juifs de France. Dans les années 1980, Beate et Serge Klarsfeld parviennent à retrouver et à faire juger l'ancien chef de la Gestapo Kurt Lischka et à imposer l'ouverture d'un procès à l'encontre du haut fonctionnaire Maurice Papon. Longtemps critiqué, le couple poursuit toujours son combat avec la même ténacité : il est désormais engagé dans la lutte contre l'antisémitisme en France, notamment pour la condamnation de propos injurieux à l'encontre des juifs. Un documentaire fouillé qui témoigne de l'engagement militant sans faille du couple de "traqueurs de nazis - aujourd'hui salué des deux côtés du Rhin - contre l'oubli."

Deuxième document : 21 h 45  "Sauvés par des Justes"  (Inédit, All. 2016)

"Les Justes sont plus de deux mille sept cents en France et vingt mille en Europe. Gros plan sur ces citoyens qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, "ont risqué leur vie pour sauver des Juifs en tout désintéressement", luttant face à la peur et contre le désespoir.

Après l'accession d'Hitler au pouvoir en janvier 1933, les juifs d'Allemagne sont rapidement mis à l'écart. Dès le mois d'avril, un boycott des magasins juifs est organisé, empêchant notamment les commerçants d'accéder à leur lieu de tyravail. En 1935, les lois de Nuremberg ancrent l'antisémitisme dans la législation du IIIe Reich. L'escalade se poursuit avec le pogrom de la Nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938, qui contraint des milliers de juifs à l'exil. Beaucoup choisissent de se réfugier dans de la Révolution et des droits de l'Homme. Mais après l'occupation d'une partie de la France par les troupes alllemandes en 1940, la lutte pour la survie continue. Malgré l'implication des autorités françaises dans leur persécution, les trois quarts des juifs, français et réfugiés, échapperont à la déportation, notamment grâce à l'aide des Justes. Ces gestes de solidarité ou de sauvetage, dès les rafles de l'été 1942, de la part de citoyens de toutes conditions sociales, opinions ou religions, seront reconnus en 1953 par une loi israélienne qui crée pour eux le titre de "Juste", rendant ainsi hommage à "ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs en tout désintéressement."

Troisième document : 22 h 40 "Sauver Auschwitz ?" - documentaire (Fr 2015)

"Comment préserver la mémoire d'Auschwitz de l'oubli ? Eclairage sur l'histoire tourmentée du plus grand complexe concentrationnaire du IIIe Reich, après la Seconde Guerre mondiale

Quel sens donner à Auschwitz ? Victime d'une guerre des mémoires, le camp suscite depuis soixante-dix ans d'intenses affrontements. Après sa libération en 1945 par l'armée soviétique, le site a tour à tour été pillé, aménagé et instrumentalisé par les autorités politiques et religieuses. Pendant la guerre froide, les faits eux-mêmes ont été détournés au profit des intérêts idéologiques de chacun, occultant souvent la singularité du génocide juif. Alors que les derniers survivants de l'Holocauste disparaissent, de nouveaux dangers surgissent. Visité  par deux millions de personnes en 2016, Auschwitz attire chaque année un tourisme de masse qui nuit à sa conservation, tout comme l'urbanisation croissante de la région. Depuis plusieurs années, une partie de la population et des élus aimerait oublier l'histoire du lieu et réduire cette tragédie à une simple parenthèses historique. La sauvegarde de ces installations est pourtant indispensable à l'éducation des générations futures. Quel sera le destin de ce lieu chargé d'histoire ?

Héritage menacé

Bien plus qu'un récit factuel, ce documentaire invite à revivre les questionnements et les affrontements surprenants qui se sont succédé autour du camp. Un lieu de massacre doit-il continuellement transmettre l'histoire dont il a été le témoin ? Comment et par quels moyens peut-il le faire ? A travers le témoignage de rescapés, d'historiens et d'habitants d'Auschwitz, le réalisateur Jonathan Hayoun s'intéresse aux enjeux mémoriels du "plus grand cimetière du monde."

Chronique d'un film inachevé : 23 h 40 "Images de la libération des camps" (R.U. 2014)

"Autour d'un documentaire sur les camps de concentration, tourné en 1944-1945 par les opérateurs des armées alliées puis enterré pour des raisons politiques, un inoubliable voyage dans le temps à la rencontre des vivants et des morts.

Au printemps 1945 à Londres, le producteur Sydney Bernstein découvre les premières images tournées à Bergen-Belsen par l'armée britannique lors de la libération du camp. Des informations ont déjà filtré sur la politique d'extermination nazie, mais cet immense charnier à ciel ouvert filmé par de jeunes opérateurs qui, soixante ans plus tard, pleurent encore à ce souvenir, en révèle aux Alliés l'insoutenable réalité. Bernstein propose à son gouvernement de réaliser un documentaire pour établir "à jamais" la vérité des faits, à partir des rushes que les troupes alliées transmettent au fil de leur avancée. Il réunit une équipe chevronnée de monteurs que son ami Alfred Hitchcock viendra superviser en juin et confie l'écriture du commentaire à un journaliste réputé.

"Plongée dans les ténèbres"

Intitulé "German concentration camps factual survey", ce film de portée universelle doit obliger les allemands à comprendre l'ampleur du crime perpétré en leur nom, mais il est destiné aussi à éduquer les générations futures, afin de préserver le monde d'une nouvelle "plongée dans les ténèbres". Les Soviétiques qui, les premiers, ont pénétré dans un camp de la mort - Majdanek, en juillet 1944 - parviennent à Auschwitz au coeur de l'hiver, le 27 janvier 1945, et les images qu'ils en transmettent, en dehors d'une saisissante séquence d'assaut camouflée de blanc, s'avéreront être des reconstitutions tournées avec certains des rescapés. Trois mois plus tard, quatre heures de négatif film parviennent aux monteurs à Londres, étiquetées d'un mot qu'ils ne comprennent pas, "Dachau", et qui les marquent à jamais.

Après la défaite du nazisme, le 8 mai 1945, le projet, pourtant presque achevé, va être abandonné : les Britanniques, qui cherchent à empêcher l'afflux de réfugiés juifs en Palestine, mais aussi au Royaume-Uni, craignent que l'opinion ne se mobilise en leur faveur ; et soucieux de se concilier la population allemande face à la menace soviétique, ils se refusent à la "culpabiliser" davantage.

Dignité

C'est en même temps cette oeuvre tombée dans l'oubli et l'histoire terrible qu'elle raconte qu'André Singer restitue au fil d'un récit plein d'émotion. Les images du film, inédites pour la plupart, sont commentées non seulement par les opérateurs qui les ont tournées, mais aussi par certains des rescapés qui y figurent. Plus de soixante-dix ans après, leur dignité offre un puissant antidote à l'horreur dont témoignent les images. Fidèle à l'humanisme qui inspirait Sidney Bernstein et son équipe, André Singer montre de front des plans extêmement durs sans flatter le voyeurisme du spectateur. Dans les dernières images, qui devaient aussi clore le film inachevé, les Britanniques font défiler une foule de civils allemands devant les cadavres gelés de déportés assassinés, alignés le long d'une petite route de campagne. Cette longue séquence produit l'effet inverse des images choc qui colportent la violence en quelques secondes sur Internet, comme si ce long cortège funèbre adressait à la fois aux morts et aux vivants un message de pitié et de paix".

 Et enfin  à 0 h 55  : Moshe, victime et meurtrier, de  Natalie Assouline Terebilo (Suisse 2015)

"Après la Seconde Guerre mondiale, Moshe Knebel a retrouvé et tué les nazis qui ont assassiné sa famille. En compagnie de ses enfants, il refait le voyage vers la Pologne, plus de soixante ans après, pour renouer avec sa douloureuse histoire. Un questionnement vertigineux sur le sens de la justice.

Si à première vue Mosche Knebel, 85 ans, a l’air d’un grand-père comme les autres, le vieil homme israélien d’origine polonaise cache un sombre secret. Ancien partisan, il a échappé à la déportation ; puis membre de la police secrète polonaise, il a mené à bien, après la Seconde Guerre mondiale et en secret, une terrible vengeance. Officiellement censé débusquer les ennemis du communisme, il s’est personnellement chargé d'exécuter les anciens nazis responsables de l’assassinat de ses parents et d’une bonne partie de sa famille, mais aussi les collaborateurs polonais qui ont dénoncé les siens. En compagnie de son fils David et de ses filles Hannah et Batya, Mosche refait le voyage vers la Pologne, plus de soixante ans après, pour renouer avec une histoire aussi douloureuse que romanesque. Un plongeon dans un passé dramatique, dont ses enfants n’avaient jamais entendu que des bribes… Comment accepter de voir son père non seulement comme un survivant de l'Holocauste, mais aussi comme un meurtrier ? Ce beau documentaire, ponctué de poignantes scènes animées en noir et blanc, offre un questionnement vertigineux sur le bien et le mal, le sens de la justice et l’histoire familiale."

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 18:34

Au programme de l'AJC Nantes cette année, une première conférence :

dimanche 29 janvier 2017 à 15h00
Centre Culturel André Neher
6, impasse Copernic 44000 Nantes
(Parking Bd Guist’hau)
Titre de la conférence :
Genèse de la Fraternité
Fraternité de la Genèse
 
par Franklin Rausky
 
directeur des Etudes à l’Institut Elie Wiesel (Paris)
Co-directeur du département de recherche
“ Judaïsme et Christianisme “  au Collège des Bernardins
 
"Par cette conférence, nous inaugurons un cycle de 4 rencontres qui auront lieu au cours du premier semestre de l’année 2017
Notre objectif : faire connaître au public de notre région, la richesse du dialogue entre Juifs et Chrétiens, en particulier après les dernières déclarations des Juifs de France, du rabbinat orthodoxe et du Vatican. Tout ceci ouvre de nouvelles perspectives riches d’avenir
Franklin Rausky, en psycho-sociologue attaché aux valeurs de son Judaïsme, nous parlera de cette difficile fraternité que l’on retrouve tout au long de la Bible mais dans nos quotidiens aussi…"

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 11:00
Dans le cadre du partenariat du CCAN avec le Centre Culturel Franco-Espagnol
une conférence sera donnée par
Charles LESELBAUM
Maître de conférences émérite à l'Université Paris Sorbonne
le Jeudi 26 Janvier à 20h
à la Médiathèque Jacques Demy
24 quai de la Fosse - NANTES
sur le thème
LA PLACE FORTE D’ORAN, EN ALGERIE,
MICROCOSME D’UNE ESPAGNE DES TROIS CULTURES

En 1509 les Rois Catholiques décident la conquête d’ORAN, tête de pont d’une éventuelle « reconquête chrétienne en terre d’Islam ». Très vite cet ambitieux projet se limite à la stricte occupation de la ville fortifiée, notamment contre les pirates barbaresques. Pour conserver la ville il faut cohabiter avec les musulmans du Royaume de Tlemcen et se servir de l’habilité linguistique et diplomatique des juifs, retardant ainsi jusqu’en 1669 l’application du décret d’expulsion les concernant. 1792 : l’Espagne abandonne la place forte oranaise où s’est manifestée, deux siècles durant, la rencontre de trois mondes.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 18:53

En ce début d'année, et surtout en ce dimanche premier janvier, nous avons été plusieurs de l'AJC Nantes à éprouver un certain sentiment de colère en participant à la célébration dominicale de la messe en l'honneur de "Sainte Marie, Mère de Dieu", selon l'intitulé du calendrier liturgique.

Pourquoi donc cette colère ? Tout simplement parce que jadis, le premier janvier on célébrait la fête de la Circoncision de Jésus et que depuis quarante ans l'Eglise catholique a décidé de supprimer cette fête et de la remplacer par une fête de la Vierge Marie. Une de plus ! L'année commence donc par une fête de Marie et non pas par celle de la circoncision d'un petit enfant juif, acte qui inscrivait bien cet enfant dans l'Alliance avec Dieu ! Belle occasion manquée d'insister sur la judéité de Jésus, de rappeler que Jésus était juif et que, comme tout enfant juif, il a été circoncis le huitième jour. Certains rites orientaux (orthodoxes) ont heureusement conservé cette fête au début de janvier.

Curieusement, l'évangile retenu pour ce dimanche, fête de Marie, est le passage de Luc, 2,16-21, qui se termine par : "Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception".

Et pourtant,quel est est le prêtre ou le diacre qui dans son homélie de dimanche dernier aura fait, ne serait-ce qu'une allusion  à  la circoncision qui insérait l'enfant Jésus dans le peuple de l'Alliance ?

Alors il nous a semblé bon de nous joindre au coup de colère de René Guyon, en 2014, sur le blog "Garrigues et sentiers" (site que nous vous recommendons chaleureusement, et que nous remercions)..

L'article commence ainsi :

"Chers amis Internautes, si j’écris aujourd’hui cet article c’est parce qu’en ouvrant mon mensuel Magnificat je viens d’être pris soudain d’une sainte colère à la vue d'un fait que j'avais oublié. Le voici…

Le 1er janvier, soit 8 jours après Noël dans le décompte ancien, l’Église Catholique Romaine célébrait jusqu’en 1974 la fête de la Circoncision de Jésus. Hélas, trois fois hélas, le pape Paul VI la remplaça alors par la célébration de Sainte Marie, Mère de Dieu 1.

Exit la manifestation fondamentale de la judéité de Jésus au profit d’une énième fête de la Vierge… 2

Pourtant, Luc (seul évangéliste à le faire, hélas !) écrit dans son Évangile : « Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception », car les juifs ne donnaient – et ne donnent aujourd’hui encore – le nom à leur fils qu’au bout de ce délai de huit jours.

Paul de Tarse (saint Paul), juif aussi, parle plusieurs fois de la circoncision, sujet délicat et fort débattu dans les premiers temps de ce qui n’était pas encore l’Église, où les premiers païens convertis se faisaient circoncire. Il développe en particulier le concept de circoncision du cœur (Romains 2,29), mais il « clôt le débat » avec sa proclamation magnifique (Colossiens 3,11) : « Là, il n'est plus question de Grec ou de Juif, de circoncision ou d'incirconcision, de Barbare, de Scythe, d'esclave, d'homme libre ; il n'y a que le Christ, qui est tout et en tout. » ...

Mais c'est tout le texte de René Guyon qu'il faut lire :  ici sur "Garrigues et sentiers". Cela en vaut la peine.

Pour en savoir plus, vous pourrez aussi vous rendre à cette adresse, sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France.

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