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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:18

Hier, 18 novembre 2013, à Vienne (Autriche), le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, est intervenu à la session d'ouverture de la conférence du Centre international Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dialogue inter-religieux, dont le Saint-Siège est co-fondateur et observateur, même si le financement par l'Arabie séoudite avait fait controverse en 2011-2012. Le but de la conférence est de sensibiliser la jeunesse afin qu'elle ait une image objective, honnête et constructive de l'autre. Dans ce but, trois sujets étant abordés durant ces trois années, l'accent est mis en 2013 sur l'éducation. Ceci explique la présence à Vienne des ministres de l'éducation de nombreux pays.

Le dialogue inter-religieux, a dit le représentant du Saint-Siège, "rend attentif à ne pas donner des autres religions une vision négative, que ce soit dans le monde enseignant, dans les media ou dans le discours religieux. Il nous enseigne à ne pas relativiser les convictions religieuses différentes des nôtres, qui plus est en leur absence, mais également à prendre en compte tous les aspects de cette variété, ethniques ou culturels, les différents points de vue, de ne pas envisager cette richesse comme une menace". Ce dialogue nous conduit "à mieux écouter l'autre, à mieux le connaître, à réfléchir avant tout jugement, de présenter notre foi et nos raisonnements avec respect et simplicité. Tout ceci permet aussi de rendre à Dieu ce qu'il mérite, en contribuant à inspirer la fraternité, à proposer la sagesse et à offrir le courage d'agir... La personne est au centre de notre préoccupation, l'objet de l'attention des leader politiques comme religieux... Nous appartenons tous à la famille humaine dont nous partageons la dignité, les problèmes et les droits, appelés ensemble à accomplir un même devoir". Un des buts du Centre, a conclu le Cardinal "est de promouvoir l'intelligence du coeur, le respect de tout ce que Dieu accomplit en chacun de nous, le respect donc du mystère que chaque homme représente. C'est pourquoi les religions ne doivent pas générer des attitudes de supériorité ou d'exclusion... Mieux se connaître permet de partager capacités et perspectives, de rendre ce monde plus lumineux et plus sûr, d'y vivre dans la fraternité".

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 09:52

Cette semaine, vous pouvez écouter sur Fidélité, l'interwiew par Maddy Verdon, des interprètes de la pièce "Le souffle d'Etty" : Annick Galichet et Mary Vienot.

Cette pièce est basée sur les écrits d'Etty Hillesum, jeune fille juive hollandaise, assassinée par les nazis en novembre 1943, à Auschwitz.

Le journal intime d'Etty rapporte son cheminement intérieur, qui lui fait découvrir Dieu en regardant en profondeur à l'intérieur d'elle-même. . "Un puits profond est en moi, écrit-elle, et Dieu est dans ce puits. Parfois j'arrive à le rejoindre, le plus souvent la pierre et le sable le recouvrent. Alors Dieu est enterré. Il faut à nouveau le déterrer .. »(Journal, 97) ..

Vous êtes aussi invités à assister à

cette pièce à  ANGERS les 22 et 23 novembre

et à la conférence du 23 novembre.

Tous les renseignements dans le fichier joint.

Et si vous ratez ANGERS, vous pourrez vous rattraper à

LA ROCHELLE, les 29 et 30 novembre

Voir les détails dans le fichier joint

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 16:24

N'oubliez pas d'aller voir de temps en temps le programme des activités de notre groupe. Il se situe dans la colonne de droite du blog, sous la rubrique Pages / Programme AJC Nantes  2013-2014 (1er trimestre).

Vous y noterez pour la semaine qui vient:

Dimanche 17 novembre 2013 à 15 h 00

Salle "Abbé Grégoire" - 2bis rue Georges Clémenceau - 44000 NANTES

(Dans la cour de la librairie Siloé, face au lycée Clémenceau)

parking intérieur

la conférence de

Monsieur Sébastien ALIX

sur le thème

"Les Juifs du Pape"

(dans le Comtat Venaissin et Avignon jusqu'à la révolution française)

Conférence sur "Les Juifs du Pape"

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 12:10

"Dans ce livre, je vais vous raconter... l'histoire d'une époque où Juifs et chrétiens étaient beaucoup plus mélangés les uns avec les autres qu'ils ne le sont aujourd'hui. Une époque où il y avait beaucoup de Juifs qui croyaient en quelque chose de très similaire au Père et au Fils et même en quelque chose de très similaire à l'incarnatioin du Fils dans le Messie. Une époque où des disciples de Jésus mangeaient casher comme les Juifs, et en conséquence une époque où la question de la différence entre judaïsme et christianisme n'existait tout simplement pas comme aujourd'hui..."

Ce passage est extrait du livre de Daniel Boyarin : "Le Christ juif", page 13 et quatrième de couverture.

Daniel BOYARIN "Le Christ Juif - A la recherche des origines" Cerf - septembre 2013, 190 pages, 19 €. Traduit de l'anglais (américain) par Marc RASTOIN avec la collaboration de Cécile RASTOIN - Préface du Cardinal Philippe BARBARIN

 

Daniel BOYARIN est historien, exégète et rabbin américain, professeur de nombreuses universités, spécialiste des premiers siècles de notre ère, des écrits juifs, bien sûr, mais aussi des écrits chrétiens et "hérétiques".  Il participe à toute la recherche sur les origines du christianisme en tant que religion distincte du judaïsme, origines qui font actuellement l'objet d'une perception renouvelée, tant du côté des chercheurs juifs que chrétiens, autour de la question : Quand l'Eglise et la Synagogue se sont-elles distinguées ?

Pour vous présenter cet ouvrage, nous vous proposons le témoignage de Michel Bonemaison de la Société des Missions Africaines, que nous remercions de nous autoriser à reprendre son texte. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à apprécier son témoignage, puisque nous le retrouvons également sur le site du CRIF.

"Voici un ouvrage que je classerais volontiers au registre des œuvres servant magistralement le dialogue entre Juifs et Chrétiens. Je préfère écrire ces quelques lignes en guise de témoignage plutôt que de prétendre à une recension, me situant davantage au niveau de l’affectif plus qu’à celui de l’analyse scientifique.

Tout au long de son étude l’auteur, rabbin américain, marque un très grand respect pour le mouvement chrétien né au sein du judaïsme ; s’il s’insurge souvent contre des propositions réductrices, il est honnête quant à sa vision sur la personne de Jésus : « Que l’on me permette d’être ici très clair : je ne nie aucunement la validité de la conception chrétienne de la question. Il s’agit certainement d’une matière de foi et non de recherche. Je la nie comme une explication historique, scientifique et critique. » Page 185 note 1.

Son projet est de reconnaître les caractéristiques d’un Messie annoncé au sein des Écritures : celui qui a reçu l’onction et que l’on nomme Christ. Pour ce faire, en quatre petits chapitres, il repère les traits communs à ce Christ annoncé et attendu et à ce Jésus qui, né dans ce contexte d’attente messianique, va être suivi par nombre de Juifs ses contemporains [et bien au-delà dans le temps et l’espace][1] .

« Le Fils de l’homme » est une expression créée par Daniel en son chapitre 7 qui déjà 150 ans avant notre ère imagine un envoyé de Dieu venu de Dieu chez les hommes. Il est une « théophanie » manifestation de Dieu dans l’humanité alors que pour d’autres cet envoyé serait seulement un homme adopté par Dieu dans une « apothéose » [semblable à celle d’Elie ?]. Par sa théophanie Daniel rejoint en fait d’autres courants religieux bien concrets hors du judaïsme. Ce Messie est : roi humain, Rédempteur divin, en Jésus il est même maître du sabbat ; conceptions qui deviennent viables au sein du judaïsme. Et déjà apparaît la conception d’un Dieu à la fois Père et Fils.

Deux livres [accessibles dans la collection Bibliothèque de La Pléiade. La Bible. Écrits Intertestamentaires. Gallimard 1988] légèrement plus proches de nous au 1er siècle de notre ère, 1er Livre d’Hénoch et 4ème livre d’Esdras corroborent la christologie de Daniel. ((Vous pouvez actuellement trouver le 4° livre d'Esdras dans la Traduction Oecuménique de la Bible TOB, édition 2010 : note du blogmestre)). L’auteur s’appuie aussi sur un ouvrage à la source de nos évangiles appelé Marc, [Marc intermédiaire selon le Père Boismard, lui aussi chercheur des origines des écrits].

Une autre référence de la plus grande importance dans la vie d’un Juif, celle de la nourriture, c’est avec le chapitre 7 de l’évangile de Marc que D. BOYARIN s’applique à montrer un Jésus en totale conformité avec les coutumes religieuses de son milieu y compris la « cacherout » ; oui Jésus mangeait « casher » mais il manifestait son refus de lois tatillonnes apportant la confusion, sans cesse mises en avant par un mouvement pharisien obnubilé par le pur et l’impur !

Pour finir, une autre notion commune au Judaïsme et au Christianisme, la figure d’un « Christ Souffrant ». D. BOYARIN propose un midrash [2] sur Daniel le mettant en lien avec les chapitres 8 et 9 de l’évangile de Marc à propos de l’humiliation du Fils de l’homme et de l’antériorité des Écritures à son sujet [à considérer comme annonces prophétiques]. L’une d’elle, majeure, est la référence au Serviteur Souffrant d’Isaïe.

Qu’en est-il alors de la divinité de Jésus de Nazareth ? Ce n’est pas le propos de notre auteur, il laisse aux chrétiens, dont je suis, de répondre au nom de leur foi. Aussi cet ouvrage me met en piste pour étudier une autre de ses œuvres parue en français, en juin 2011, relatant le parcours vécu par les chrétiens d’origine juive au sein du judaïsme, en toute harmonie, jusqu’à la rupture marquée par le Concile de Nicée ["La partition du judaïsme et du christianisme" Cerf. Patrimoine, judaïsme. 447 pages. 48€]."

Michel Bonemaison sma
21 octobre 2013.

 

[1] Ce que je mets entre crochets est ma propre appréciation au-delà de l’écriture de l’auteur.

[2]  À plusieurs reprises l’auteur invite ses lecteurs à lire les Évangiles comme des midrashim chrétiens, le midrash étant un genre littéraire propre au rabbinisme, ce en quoi il honore à nouveau la valeur des documents de la mouvance chrétienne.

Vous pouvez retrouver Michel Bonemaison, sur son blog à l'adresse suivante http://larbre-a-palabre-de-sabi-tosu.blogspot.com/

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:31

ARTE propose ce soir mardi 22/10 un documentaire intitulé :

Juifs et musulmans, si loin, si proches

le début d'une série qui comporte quatre épisodes,

2 ce soir à 22 h 35

et 2 la semaine prochaine mardi 29/10 à 23 h 15,

un voyage dans le temps en quatre parties, qui retrace quatorze siècles d'une riche histoire commune entre juifs et musulmans.

Voici la présentation que fait ARTE de ces deux premiers épisodes :

1ère partie : Les origines 610-721

Dès l'avènement de l'islam, le sort des musulmans et des juifs a été étroitement lié, mais un peu plus d'un siècle de conflit a suffi à occulter dans les mémoires treize siècles d'une histoire commune souvent pacifique et parfois harmonieuse.

Elle commence dans la péninsule arabique, où l'islam voit le jour au VIIe siècle, par la parole et l'enseignement de son fondateur, Mahomet. En un siècle, il conquiert un territoire s'étendant de la Perse à l'Espagne.

Quelle a été la place des millions de non-musulmans dans cet empire ? Pour les polyhtéistes, ce fut la conversion, pour les peuples du Livre, juifs et chrétiens, le statut de "dhimmi", qui les détermine inférieurs mais leur confère une protection et leur permet de pratiquer leur religion.

2ème partie : La place de l'autre : 721-1789

Sur le continent indo-européen et le pourtour de la Méditerranée, l'islam est religion officielle. Les juifs et les chrétiens constituent des minorités organisées autour d'une même idée : l'obtention du meilleur statut possible. Cela n'empêche pas les échanges culturels ni les épisodes plus tragiques comme la conversion forcée des juifs et des chrétiens andalous par les Almohades au XIIe siècle. Au XVe siècle, la Reconquista catholique ca sceller pour les juifs et les musulmans chassés d'Espagne un nouveau destin commun.

"Ce voyage dans le temps offre un recul précieux pour apréhender dans toute sa complexité l'actuel conflit israélo-arabe." (Marc Belpois - Télérama)

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 18:17

Une majorité s'est constituée à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour assimiler la circoncision à une atteinte au droit des enfants (En France, la jurisprudence admet cette pratique pour des motifs religieux ou culturels).

voir La Croix du 06/10/2013, avec tous les débats que cela suscite.

Nous n'entrerons évidemment pas ici dans un débat sur une question extrêmement complexe, qui participe du patrimoine religieux, de la théologie, de la sociologie, de la santé, de l'histoire, etc.... Débat pour lequel nous ne sommes absolument pas compétents.

Mais un peu d'humour ne nuit pas. Presque au même moment, à un mois près, paraissait une étude sud-africaine sur l'efficacité de la circoncision pour réduire le risque d'être infecté par le virus du sida !

La Croix 05/09/2013

Bonne réflexion !

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 17:38

Le Pape François a accueilli au Vatican dans le courant de la matinée du vendredi 11 octobre 2013 une délégation de la Communauté juive de Rome, conduite par son Grand Rabin, le Pr Riccardo di Segni, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la rafle du ghetto de Rome (16 octobre 1943).

Deux mille ans de présence à Rome
Dans le mot très cordial qu’il a eu à leur endroit, le Pape a rappelé qu’il a déjà eu l’occasion de rencontrer certains d’entre eux ; c’était au lendemain de la messe de début de pontificat, le 20 mars dernier. « En tant qu’Evêque de Rome, a-t-il dit, je sens comme particulièrement proche la vie de la communauté juive ; je sais qu’au bout de plus de deux mille ans de vie interrompue ici, on peut la considérer comme la plus vieille communauté juive présente en Europe occidentale. Et depuis très longtemps, Juifs et Catholiques cohabitent dans cette ville ; une histoire qui a été marquée par le développement des rapports d’amitié et de fraternité. »
Des progrès dans l’entente commune
« De la part des catholiques, a poursuivi le Pape, une telle évolution a sûrement été impulsée par les réflexions engagées au Concile œcuménique de Vatican II ».
« Paradoxalement, a encore dit le Pape, la tragédie commune de la guerre, nous a enseigné à cheminer ensemble. Dans quelques jours, nous commémorerons le 70è anniversaire de la déportation des Juifs de Rome; ce sera une occasion pour toujours de garder en éveil notre attention afin que ne se reproduisent pas, sous quelque forme que ce soit, les marques d’intolérance et d’antisémitisme ».
Poursuivre sur la voie de l’amitié
« J’espère pouvoir maintenir ici à Rome cette proximité et cette amitié que j’ai eu la grâce d’entretenir avec la communauté juive de Buenos Aires, a encore déclaré le Pape François qui a terminé son discours en rappelant que le Décalogue était un fondement solide, une source de vie à laquelle Juifs et Catholiques peuvent s’abreuver pour témoigner ensemble de la Vérité ».

Parlant du 60° anniversaire de la rafle du ghetto, le pape a affirmé que cet anniversaire doit être une Memoria Futuri, "un appel aux jeunes générations à ne pas envenimer leur vie, à ne pas se laisser empoisonner par les idéologies, à ne pas prendre le risque d'une justification du mal. Pour cela il convient de ne jamais baisser la garde face à l'antisémitisme et au racisme, d'où qu'ils viennent. Les initiatives de ce type doivent se multiplier et créer des réseaux de fraternité entre juifs et catholiques", à Rome notamment. Parlant par la bouche de Jérémie, Dieu dit seul connaître les desseins qu'il forme pour les hommes, qui sont de paix et non de malheur, d'avenir et d'espérance : "Le souvenir des tragédies passées doit porter chacun à oeuvrer de toutes ses forces en faveur de l'avenir que Dieu nous prépare, et à le bâtir avec et pour les autres. Shalom !"

(extrait de Radio Vatican  du 10/11/13 et de VIS, Vatican Information Service)

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 19:03

Mercredi 2 octobre à 20 h 30

au CCAN (Centre Culturel André Néher),

impasse Copernic à Nantes

Conférence de M. René GAMBIN

sur le thème : "Et le travail fut..."

La place du travail : punition ou possibilité pour le sujet de se transformer ? Confrontation avec les premiers chapitres de la Genèse.

 

Conférence au CCAN sur la place du travail

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 18:46

Dans les communautés juives, premier jour de la

Fête des Cabanes ou des Tentes (Souccot) 

Jeudi 19 septembre 2013

(l'office commence la veille, mercredi soir).

Cette fête de sept jours (dont les deux premiers sont chômés) trouve son origine dans la Tora, au chapitre 23 du Lévitique et au chapitre 16 du Deutéronome. (Elle se prolonge par la fête de Chemini Atseret (cérémonie de clôture du huitième jour, marquant le début de la saison des pluies en Israël) et par la fête de Simhat Tora (la joie de la Tora) qui marque la fin du cycle annuel de lecture de la Tora). On a donc jusqu'à  9 jours de fête.

Voici le texte du Lévitique :

"Le Seigneur adressa la parole à Moïse : "Parle aux fils d'Israël : le quinze de ce septième mois, c'est la fête des Tentes, qui dure sept jours, en l'honneur du Seigneur... Le quinze du septième mois, après avoir récolté les produits de la terre, vous irez en pèlerinage fêter le Seigneur pendant sept jours ; le premier jour sera jour de repos, le huitième jour sera jour de repos ; le premier jour vous vous munirez de beaux fruits, de feuilles de palmiers, de rameaux d'arbres touffus ou de saules des torrents et vous serez dans la joie pendant sept jours devant le Seigneur votre Dieu. Vous ferez ce pèlerinage pour fêter le Seigneur sept jours par an ; c'est une loi immuable pour vous d'âge en âge : le septième mois vous ferez ce pèlerinage ; vous habiterez sous la tente pendant sept jours ; tout indigène en Israël doit habiter sous la tente pour que d'âge en âge vous sachiez que j'ai fait habiter sous la tente les fils d'Israël, lorsque je les ai fait sortir du pays d'Egypte. C'est moi, le Seigneur, votre Dieu". (Lévitique 23, 33-43)

La fête tire son nom des huttes ou cabanes (Souccot) où les juifs doivent, si possible, manger et dormir. Elle rappelle le temps de la marche dans le désert, lorsque les Hébreux vivaient dans des abris de fortune, sous la seule protection de Dieu. Comme on le devine dans le texte, c'est aussi la fête des récoltes.

Chaque famille ou au moins chaque communauté construit une cabane (Soucca) dans le jardin ou sur un balcon, en tenant compte des indications données par la halakha (loi juive, ensemble des prescriptions venant de la Bible et du Talmud, mot à mot : la voie) : prescriptions concernant la taille, la toiture, l'emplacement, la décoration, etc.). Comme on n'arrête pas le "progrès", on peut acheter actuellement des Souccot en kit sur Internet !

La partie la plus importante de la Soucca, c'est le toit : qui doit être à claire-voie, pour laisser entrevoir le ciel et passer la lumière (... et malheureusement aussi la pluie !). Deux murs pleins et le début d'un troisième seulement sont obligatoires pour soutenir cette fragile charpente.

Il est d'usage de décorer la Soucca de guirlandes, de fruits, de dessins d'enfants, car on y "reçoit" chaque jour, symboliquement, en 'invité d'honneur", un des personnages bibliques que la tradition associe à la fête.

(Eléments tirés du "Lexique pour le dialogue" d'Anne-Marie Dreyfus)

Si vous voulez en savoir davantage sur Souccot, n'hésitez pas à consulter le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France

- qui vous expliquera plus en détail certains rites particuliers à cette fête,

- qui vous renverra à un très beau texte du rabbin Philippe Haddad,

- et au site de la communauté Massorti, où l'on vous rappelle que le rouleau lu à Souccot est le livre de Qohélet (l'Ecclésiaste), que nous avons commenté à Nantes cette année, à la lumière notamment de la tradition juive),

- Sur le site de l'AJCF, n'omettez pas de regarder le reportage photographique du Père Michel Remaud sur la fête de Souccot 2012 à Jérusalem.

Hag Souccot saméah !

(transcription de l'incription en écriture cursive

sur le flan de la soucca du dessin ci-dessus)

Joyeuse fête de Souccot à tous nos amis juifs !

 

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:38

Yom Kippour est l'une des grandes fêtes de la Tora.

Sa date est fixée au 10 Tichri, c'est-à-dire 10 jours après Roch HaChana.

Cette année 2013 :  samedi 14 septembre

(la fête débute la veille au soir)

"C'est pour vous une loi immuable : au septième mois, le dix du mois, vous jeûnez et vous ne faites aucun ouvrage, tant l'indigène que l'émigré installé parmi vous. En effet, c'est ce jour-là qu'on fait sur vous le rite d'absolution qui vous purifie. Devant le Seigneur vous serez purs de tous vos péchés. C'est pour vous un sabbat, un jour de repos (chabbat chabbaton), où vous jeûnez. Loi immuable." (Lévitique 16, 29-32)

C'est une journée de jeûne, de prière et de méditation. Du coucher du soleil, la veille, jusqu'à la tombée de la nuit, le lendemain soir, il est interdit de se nourrir et de boire. Chaque Juif, dès l'âge de la Bar/Bat Mitsva, doit donc jeûner pendant 25 heures. Peu de Juifs, même s éloignés des pratiques religieuses sesoustraient à cette obligation. Les synagogues sont pleines lors de la veillée inaugurale comme pour la prière de clôture du lendemain soir. C'est le journée du Pardon, journée la plus solennelle du calendrier juif.

 Durant cette période on se doit réfléchir aux actions passées et aux changements qu'il convient de décider pour l'année qui vient. Seule cette préparation et cette réflexion donnent à Yom Kippour sa véritable dimension de "Jour du Pardon". Mais les fautes ne sont pardonnées que si le 'travail' de Techouva, de repentir, a préalablement été effectué.

A l'époque du Temple de Jérusalem Kippour était le seul jour où le Grand Prêtre pénétrait dans le "Saint des Saints" pour demander le pardon des péchés d'Israël. Il y avait aussi la cérémonie du bouc émissaire, au cours de laquelle un bouc, chargé symboliquement par le Grand Prêtre des péchés du peuple, était envoyé au désert comme animal expiatoire (Lévitique 16)

La Tora parle de Yom Kippour comme de Yom Ha-kippourim, c'est-à-dire le "jour de l'expiation". D'autres expressions sont utilisées, comme Chabbat Chabbaton, "le Chabbat des Chabbats", une expression qui reflète l'importance de cette journée, qui serait comme "le Chabbat" de toute l'année, c'est-à-dire, "le Jour" différent de tous les autres jours de l'année. Il est important de noter que Yom Kippour, tout comme Roch Hachana, ne rappelle aucun événement historique particulier. C'est une journée consacrée à l'homme en tant qu'homme qui nous interpelle au plus profond de notre humanité.

Les paragraphes qui précèdent ne sont, bien sûr, qu'une accroche pour inviter à entrer dans la compréhension de la fête de Kippour. 

Nous ne saurions trop vous conseiller de vous rendre sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France pour une présentation plus détaillée de la fête : son sens, les offices de cette journée, les chants qui les accompagnent, notamment le Kol Nidré, qui ouvre les célébrations de Kippour.

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