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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:42

 

La radio chrétienne de Loire Atlantique

vous propose chaque semaine

Juifs & Chrétiens en dialogue

une rencontre avec le Judaïsme et ses richesses

Horaires de diffusion

lundi à 16h00, mercredi à 11h03

samedi à 5h00 et dimanche à 15h00

 

Cette semaine

nous allons fêter Noël avec un joli conte

"Michaëlo le plus petit des anges de Dieu"

et pour nous le raconter

nous aurons les voix de 

Pierre-Laurent, Isabelle, Paul-Emile et Jean-Camille

scénario d'Etienne Lelièvre - Texte de Martine Bazin

Illustration de Joëlle d'Abbadie

Editions du Triomphe

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 17:50

Le magazine "La Vie" vient d'éditer un numéro Hors série "Tout savoir sur les fêtes chrétiennes". Et voici comment en est faite la présentation sur le site "laboutiquelavie" où vous pouvez vous le procurer, ou dans les librairies religieuses, en tout cas chez Siloé à NANTES  :

"Notre année civile est rythmée par le calendrier chrétien. Pourtant, qui sait quel en est précisément le sens ? Ou même l'origine ? On pense que Pentecôte est un lundi. On ne sait plus trop qui étaient les Rois mages, moins encore ce que représente leur merveilleux voyage. L'Ascension et l'Assomption se résument à la question des ponts. Le sens des Rois et de la Chandeleur s'est perdu : il n'en reste que crêtes et galettes. A l'appui des textes bibliques de références, à la lumière du geste, du chant, du plat ou de la tradition, en s'interrogeant selon la tradition concernée (catholique, protestante, orthodoxe) : retour en profondeur sur les célébrations chrétiennes dont nous avons parfois oublié jusqu'à l'essentiel. Sans oublier les f^petes locales, ces autres temps forts de nos vies en régions. En effet, partout en France, les villages puisent dans leur histoire et leurs traditions et réinventent des occasions de rassembler leurs habitants le temps d'une fête. A mi-chemin entre sacralité et culture locale. Une belle occasion de connaître et vivre en profondeur nos fêtes... et accéder à nous-mêmes.

A propos de Noël, puisque nous allons le fêter dans quelques jours, voici  le texte qui nous est offert :

Les chrétiens fêtent la naissance de Jésus, Fils de Dieu : c'est une période d'espoir et de joie. Noël est aujourd'hui la fête la plus populaire auprès des grands et des petits.

"Noël" vient du latin "natalis dies", "jour de naissance". La naissance de Jésus, la nuit, quand les bergers dormaient dans les champs, est racontée par l'évangile de Luc, et plus tard les évangiles apocryphes ont ajouté des détails sur le lieu et les personnages. Quand Denys le Petit, au VI° siècle, a voulu dater les années à partir de la naissance du Christ, et non plus de la fondation de Rome, le savant religieux qui a fait ses comptes s'est trompé de quelques années... Jésus est donc né un peu avant l'an 0. Luc ne précise pas la date. Peut-être Jésus est-il né en juillet ! Pourquoi donc Noël en décembre ?

On ne sait pas à qui l'idée est venue en premier, mais au III° siècle, à Rome, une concurrence s'est installée entre certains païens monothéistes et les chrétiens autour de plusieurs dates, plutôt au printemps, pour la naissance ou renaissance de Dieu : mais ce sera au solstice d'hiver, à la fin de décembre, période où les jours, bien timidement, commencent de rallonger ; où le soleil, qui a semblé mourir, connaît une renaissance. Jésus n'est-il pas le "Soleil de justice" (Ml 3,20) ? L'empereur Aurélien, en 274, a même voulu imposer un culte solaire du Sol invictus (Soleil invaincu), culte comparable à celui de Mithra, dieu qui connaît une nouvelle naissance le 25 décembre. Aurélien mort, les cultes païens (Mithra et Saturnales) lentement abolis, la fête chrétienne est restée...

Certains orthodoxes (Eglises de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Serbie, du Mont-Athos) on conservé le calendrier julien (introduit par Jules César), qui comporte treize jours d'écart avec le calendrier occidental grégorien (institué par le pape Grégoire XIII, au XVIe siècle. Ils fêtent donc Noël le 25 décembre selon le calendrier julien, qui correspond au 7 janvier selon le calendrier grégorien.

Noël est une fête de la lumière naissante. En Europe du Nord, les illuminations de Noël contrastent avec la nuit épaisse de décembre. L'habitude a été prise de fêter Noël au coeur de la nuit, comme le veut l'Evangile, et cette tradition est restée commune aux grandes confessions, catholique, protestante et orthodoxe.

Pour les fidèles, à l'inverse des clercs, Noël a toujours été une fête plus importante que Pâques. Il n'y a pas, dans la naissance d'un enfant, la dimension tragfique de la Croix. En revanche, nos ancêtres, habitués à une mortalité infantile très élevée, savaient la fragilité d'un bébé dans une étable en décembre... Cet enfant qui naït est un tout-petit, petit comme une graine, comme un germe. Noël est donc une fête toute en contrastes ; la chaleur et la neige, la lumière et la nuit, Dieu et un nouveau-né. C'est aussi une fête de l'espoir : quand tout semble mort et éteint, les chrétiens, bravant le vent d'hiver, vont allumer la flamme de ce qui va naître et grandir. D'où ce dernier contraste : Noël est une fête des enfants, simple comme les bergers ; mais c'est aussi une fête des adultes qui connaissent la préciosité de la vie, comme le figurent les mages, savants dont la sagesse témoigne, au-delà des apparences, d'une vérité profonde." (extrait du numéro hors série de La Vie "Tout savoir sur les fêtes chrétiennes", p. 26

Pour d'autres regards sur la fête de Noël, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France : http://www.ajcf.fr/spip.php?article246 qui vous ouvre à divers aspects de la fête, et lisez l'article du Père Michel Remaud sur les "Fêtes de fin d'année" : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1154

Joyeux Noël

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 11:57

La radio chrétienne de Loire Atlantique

vous propose chaque semaine

Juifs & Chrétiens en dialogue

une rencontre avec le Judaïsme et ses richesses

Horaires de diffusion

lundi à 16h00, mercredi à 11h03

samedi à 5h00 et dimanche à 15h00

 

Cette semaine

nous allons rencontrer 

le père Jean Dujardin, oratorien et Thierry Colombié

qui ont partagé le moment de fraternité entre juifs et chrétiens

au cours de l'inauguration du lieu de mémoire

dédié au cardinal Jean-Marie Aron Lustiger

inauguré en terre d'Israël, au monastère d'Abu Gosh

le 23 octobre 2013

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 18:47

la conférence donnée

dimanche 15 décembre à 15 h

au CCAN (Nantes)

par Madame Ida Simon-Barouh

sur le thème "Panorama de l'identité juive"

Pour plus de détails, voir ici

Cette conférence a l'honneur d'être annoncée aussi sur le site d' AKADEM, le campus numérique juif, qui présente ainsi cette conférence :

"Panorama de l'identité juive en France. L'exemple des Juifs de Rennes"

L’exposé sera fondé sur une étude menée auprès de juifs installés à Rennes et dans sa région. Deux axes le structureront. Le premier, d’ordre méthodologique, reviendra sur le type d’enquête privilégié et le choix du terrain. À savoir le travail ethnographique : la longue durée, l’implication (observation interne et participante dans les familles et la communauté organisée) complétée par des entretiens.
Méthode d’enquête et grands thèmes de l’étude sont, bien sûr, étroitement liés. Ils ont à voir avec l’ethnicité juive. En effet, ces Juifs de Rennes, nés en dehors de l’Hexagone ou à l’intérieur de ses frontières, sont tous issus de migrations plus ou moins lointaines. Caractérisés par leur extrême diversité, forment-ils une communauté, un ensemble cohérent et solidaire tels que les non-Juifs les perçoivent ou comme certains juifs se voient et se donnent à voir eux-mêmes ? La question centrale n’est pas celle, classique, de savoir « qu’est-ce qu’être juif ? » ou « qu’est-ce qu’un juif ? », mais comment est-on juif à Rennes, en Bretagne, dans la France d’aujourd’hui ? L’histoire, l’éducation, l’organisation sociale (familiale, religieuse, communautaire) permettent de percevoir ces quelques aspects."

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:00

Au mois de juin dernier, nous avions ici-même fait état d'une conférence donnée fin mai à l'église Ste Madeleine de Nantes, par Jean-Marie Setbon, juif converti au catholicisme,en promotion de son livre : "DE LA KIPPA A LA CROIX"  (lire ici, ou sur le site du diocèse les commentaires et les réserves du Père Patrice Eon, accompagnateur du Service diocésain pour les relations avec le Judaïsme du diocèse de Nantes).

Nous vous proposons aujourd'hui une recension de cet "ouvrage" par Franklin Rausky, universitaire juif, co-directeur du département de recherche "Judaïsme et Christianisme" du Collège des Bernardins, directeur des études de l'Institut universitaire d'études juives Elie Wiesel.

Nous remercions le magazine "Actualité Juive" de nous avoir autorisés à reproduire cet article paru dans son numéro 1275 (jeudi 7 novembre 2013).

"De Jérusalem à Rome : un déroutant parcours, par Franklin Rausky

Élie Setbon est né à Paris, en 1964, d’un père juif originaire d’Afrique du Nord et d’une mère ashkénaze issue d’une famille roumaine. Sa vie de jeune juif, plus ou moins laïque, dans un foyer vaguement traditionaliste, ne comble pas ses aspirations. Il trouve dans le sionisme l’idéal de sa vie, part pour Israël et s’engage dans l’armée.

Mais très vite, il déchante et s’éloigne de la jeunesse israélienne moderniste. Il suit les cours d’une Yeshiva strictement orthodoxe, à Bné Brak, bastion de la prestigieuse élite rabbinique « lituanienne ».

Malheureux dans son séjour en Terre Sainte, il revient en France, adhère au courant hassidique de Loubavitch, plus chaleureux que le rigorisme des grandes académies talmudiques.

Mais il ne trouve pas, non plus, la paix de l’esprit dans cette mouvance. Finalement, en 2008, il abandonne la foi de ses ancêtres et accepte le baptême, sous le nom de Jean-Marie Élie Setbon, hommage au cardinal Jean-Marie Lustiger, né juif, converti au christianisme dans son adolescence et devenu, après un long cheminement intérieur, un éminent penseur du dialogue judéo-chrétien et d’une redécouverte féconde du judaïsme par les fidèles de l’Église. Pour expliquer son itinéraire spirituel, Setbon publie ses mémoires, « De la Kippa à la Croix : conversion d’un Juif au catholicisme » (éditions Salvator, Paris, 2013).

Des amis chrétiens, déconcertés par cet ouvrage, m’ont demandé de le commenter, avec un regard juif engagé. Ainsi, j’ai lu attentivement ce récit. Voici les réflexions qu’il m’inspire. Tout être humain a, incontestablement, le droit de chercher la vérité et de choisir sa voie spirituelle. Personne ne saurait être enfermé à vie dans une prison mentale close. Toute personne a le droit de suivre une religion, si elle est sa conviction ; de l’abandonner, si elle n’y trouve plus sa vraie voie ; d’adopter une autre religion ; de quitter toute religion, refusant de se conformer à des croyances qu’elle estime fausses. C’est une liberté fondamentale de l’homme, reconnue par l’État d’Israël depuis sa création et contestée par certains pays du Proche Orient. Le monde contemporain s’est réconcilié avec l’idée de la légitimité, pour chacun, de choisir sa voie, sans être accusé de trahison. Des croyants d’origine chrétienne, y compris d’éminents intellectuels, chercheurs, penseurs, écrivains, philosophes, après une mûre réflexion, ont décidé de quitter l’Église de leurs pères, de rejoindre le peuple d’Israël et d’accepter les commandements de la Loi de Moïse : ce sont les « guerei hatsedek », les prosélytes de justice. Ils l’ont fait avec sérénité, réserve, pudeur, sans polémiques ni dénonciations. Personne, parmi eux, n’a écrit des récits racoleurs, dans le style « De la Croix à la Kippa ». Je ne conteste pas le droit de Setbon de choisir sa famille spirituelle. Mais son discours, intellectuellement indigent, propose une vision péjorative du judaïsme, dans la ligne des anciens Conversos : Israël caricaturé comme un peuple de pharisiens hypocrites, à la nuque raide. Des clichés du livre y alimentent le soupçon à l’égard des Juifs, particulièrement des orthodoxes, stigmatisés comme des diffamateurs antichrétiens !

Bref : ce livre est un très mauvais service à la compréhension entre judaïsme et christianisme. Dommage..."   Franklin Rausky

Source : Actualité juive, n° 1275, jeudi 7 novembre 2013

Vous trouverez également cet article sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France, qui met en garde contre cet ouvrage en disant : "L'AJCF ne soutient en aucune manière le livre et les conférences de M. Setbon".

Mais au même endroit vous aurez la possibilité de lire la lettre envoyée à l'AJCF par Bernard Fauvarque, jésuite, auteur du livre : "Le salut vient des juifs", parole d'évangile", après avoir entendu une conférence de Jean-Marie Setbon à La Passerelle (lieu de rencontres oecuméniques) de Lille.

N'hésitez pas à la lire ici, sur le site de l'AJC

En voici la conclusion :

"Setbon fut un rabbin ultra-orthodoxe, il est "converti" sans doute, avec une expérience hors du commun mais converti à un christianisme qui n'a pas intégré l'enseignement du Concile Vatican II, et particulièrement Nostra Aetate, ce qui est grave, avec son enthousiasme éclaboussant, ses certitudes absolues qui estompent tout dialogue possible avec l'autre d'une autre religion, à commencer par le juif. Pour ce catholique-là, le Concile Vatican II n'a aucun intérêt (puisqu'il prône le dialogue, contredisant en cela Vatican I), de même que l'oecuménisme (il l'affirme chez ses hôtes de la Passerelle qui pratiquent l'accueil oecuménique !)

Le problème, c'est qu'à notre époque où les églises se vident et où la foi est en veilleuse, un certain  nombre de catholiques sont contents d'entendre un converti qui clame haut et fort sa foi et remue les foules qui viennent l'écouter. S'il n'y avait que le livre, ce serait un moindre mal, mais il y a le discours beaucoup plus vigoureux et percutant, un discours qui grossit considérablement les dérapages du livre et peut influencer négativement un public non sensibilisé."

 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 17:27

Quel sujet ! direz-vous. Beau sujet en tout cas... qui sera comme le fil rouge de notre année à l'AJC Nantes.

Jean-Claude Grumberg, qui vient d'écrire un petit ouvrage à l'humour grinçant, intitulé "Pour en finir avec la question juive", rapporte qu'un "professeur émérite d'Harvard a répertorié à ce jour 8612 façons de se dire juif. Ne se reconnaissant dans aucune, il a déclaré à la presse qu'il poursuivait ses recherches". 

Alors cette année, essayons de comprendre ce que c'est qu'être juif (sans vouloir, bien sûr, analyser les 8612 ou 13 façons de se dire juif !)

C'est Madame Ida Simon-Barouh de Rennes, ethno-sociologue, qui nous introduira dans le

"Panorama de l'identité juive"

dans une conférence

qui sera donnée au CCAN (Centre Culturel André Néher),

6 impasse Copernic à Nantes

dimanche 15 décembre 2013 à 15 h

parking possible sur le Bd Guist'hau (gratuit le dimanche)

plus de renseignements sur l'affiche en pièce jointe.

Pour nous introduire à la conférence, nous pouvons déjà lire ce que déclarait Madame Simon-Barouh au quotridien Ouest-France, le 23 décembre 2009, à l'occasion de la sortie de son livre : "Juifs à Rennes". 

"Tant de manières d'être juif

Le livre déconstruit, en quelque sorte, l'image globale du Juif. Il n'y a pas un Juif ou les Juifs. Il y a des Juifs et beaucoup de manières de l'être. Non, être juif ce n'est pas nécessairement pratiquer une religion. La Gestapo quand elle arrêtait, elle ne demandait pas aux gens s'ils étaient croyants ! Etre juif, c'est éventuellement croire et être religieux mais les Juifs forment également un peuple. Être juif, c'est une appartenance ethnique. Il n'y a pas de race. Je n'aime pas non plus le mot communauté. Il y a des Juifs communautaires, par exemple, ceux et celles qui fréquentent le centre culturel Edmond J. Safra.

Ceux qui vont soit à la synagogue soit écouter des conférences. Il y a beaucoup de définitions possibles du Juif. Les Juifs religieux vous diront que l'on est juif que par sa mère. Quelqu'un qui est juif par son père mais qui revendique la judéité, à mon sens, il est Juif."

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:21

L'AJCF a constitué tout un dossier sur le Mémorial Lustiger qui a été  inauguré le mercredi 23 octobre 2013, dans les jardins du monastère de l'abbaye bénédictine d'Abu Gosh, terre française dans un village arabe musulman en Israël, près de Jérusalem : tout un symbole !

Il faut noter que l'initiative de ce projet revient à Richard Prasquier, président d'honneur du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). 

Vous êtes invités à consulter ce dossier - très riche - avec présentation, revue de presse, photos, vidéos, discours, comptes-rendus et impressions de Bruno Charmet et Roger Assouline. 

dossier Mémorial Lustiger 

Vous ne manquerez pas de lire, parmi d'autres très intéressants, le discours de Richard Prasquier, tout empreint d'émotion, d'estime, d'amitié. (discours que vous pouvez écouter en 2 parties au bas de cette page).

Cette inauguration constituait comme le sommet d'un voyage d'une semaine "Aux sources de la Promesse" réunissant 150 personnes concernées par le dialogue judéo-chrétien, voyage organisé par l'archevêché de Paris autour de Mgr Vingt-Trois.

Un autre aspect de ce voyage, passé presque inaperçu, mais  sans doute aussi important pour le dialogue judéo-chrétien : le 24 octobre, deux cardinaux français, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, ont bénéficié d'une audience privée au grand rabbinat d'Israël, où ils ont été reçus, pendant une heure,  par les deux nouveaux grands rabbins, le rabbin ashkénaze David Lau et le rabbin sépharade Yitzhak Yossef.

Le Père Patrick Desbois, qui avait beaucoup oeuvré pour que cette rencontre fût possible, pouvait dire : "C'est la première fois que des cardinaux français sont reçus en Israël par des autorités juives de ce rang, et c'est très encourageant, car ce sont des références internationales qui montrent aux autres rabbins du monde qu'ils peuvent faire de même".

Et Mgr Jérome Beau, évêque auxiliaire de Paris, chargé du dialogue avec le judaïsme pour le diocèse de Paris ajoutait : "Il y a eu un long échange de fond sur l'Ecriture. Les grands rabbins nous reconnaissent comme héritiers du don de la Thora, comme eux, et non dans un rapport de juifs à non-juifs" (propos recueillis par Céline Hoyeau à Jérusalem pour le journal La Croix).

Le GR sépharade Yitzhak Yossef (qui porte le pendentif où sont gravés les 10 Paroles) et le GR ashkénaze David LAU (entre les deux, le rabbin David Rosen membre du Congré juif mondial).

Le GR sépharade Yitzhak Yossef (qui porte le pendentif où sont gravés les 10 Paroles) et le GR ashkénaze David LAU (entre les deux, le rabbin David Rosen membre du Congré juif mondial).

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 16:49

vendredi 29 novembre

de 7h00 à 23h00

 

La radio chrétienne de Loire Atlantique

fait son radio don 2013

 

Fidélité

"Une voix chrétienne dans le monde d'aujourd'hui" 

pratique l'ouverture depuis de nombreuses années

C'est ainsi que

"Juifs & Chrétiens en dialogue"

diffuse une émission hebdomadaire

sur les ondes de Fidélité

depuis plus de sept ans

 

Nous tenons à vous sensibiliser aux besoins financiers

de cette radio

Vous pouvez faire une promesse de don

en appelant le 09 50 788 228

 

 

 

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 17:05

C'est la fête de la dédicace du Temple (le nom de 'Hanoucca signifie "inauguration") : communément appelée "fête des lumières", cette fête est célébrée

cette année du 28 novembre au 5 décembre

en souvenir de la consécration par Judas Maccabée, en 165 avant notre ère, de l'autel du Temple de Jérusalem remplaçant celui qui avait été profané par les païens d'Antiochus Epiphane (1 Maccabées 4,51-59 ; 2 Maccabées 10,1-8). Il fallait rallumer le candélabre à 7 branches (ménorah) avec une huile spéciale fabriquée par les prêtres pendant 7 jours. Mais on ne trouva dans le Temple qu'une fiole d'huile capable de brûler pendant un jour seulement. Par miracle, elle dura 7 jours, le temps de préparation d'une nouvelle huile. C'est pour rappeler ce miracle que les Juifs allument leur 'hanoukiah - petit candélabre à 8 branches  (une 9ème bougie sert à allumer les huit autres) - chaque jour une lumière de plus jusqu'à ce que brillent toutes les lumières.

Après les Bénédictions, tous chantent en choeur le populaire cantique de Maoz Tsour, écrit au XIIIème siècle, dans lesquels sont évoquées les persécutions et les délivrances d'Israël, depuis l'esclavage en Egypte jusqu'à la venue du Messie. (voir la vidéo et la traduction au bas de cet article).

'Hanoucca est une fête joyeuse au cours de laquelle des activités ludiques sont organisées pour les enfants (jeu de la toupie, par exemple). Une coutume veut que l'on mange des beignets sucrés ou salés,  peut-être en lien avec la fiole d'huile..?

En dehors d'Israël, 'Hanoucca est un peu devenu une sorte de substitut à la fête de Noël et une habitude relativement récente veut d'ailleurs que l'on distribue des cadeaux aux enfants le premier jour de la fête.

Pour entrer plus avant dans la signification de cette fête pour aujourd'hui, lisons quelques lignes empruntées au Rav Adin Steinsallz, dans son livre : "Introduction à l'esprit des fêtes juives" (Albin Michel) :

'Hanoucca ou la mémoire d'une identité 

A 'Hanoucca, nous fêtons la victoire des Hasmonéens sur les Grecs et sur l'hellénisation qui avait gagné les rangs d'Israël. Chaque année, nous nous rappelons notre devoir de continuer notre combat afin de défendre notre unicité. Aujourd'hui comme alors, le même danger d'assimilation nous menace en permanence. 'Hanoucca symbolise le heurt entre le peuple juif à la nuque raide , intransigeant, et le monde laxiste et permissif.

L'univers helléniste ressemble étonamment à notre monde d'aujourdhui. Aucun des deux ne prétend détenir des valeurs de la plus grande importance; aussi bien les conflits de valeurs, même contradictoires, sont-ils quasi inexistants. L'esthétique et la vérité, la science et la Torah, l'avancement de la technologie et le gel des progrès ne sont pas vraiment en conflit : mener ce genre de guerre serait bien plus facile que conduire celle qui devrait être la nôtre.

La plupart des gens, de nos jours, ressemblent aux hellénisants d'alors : ils ont adopté la culture mondiale environnante, non pas parce qu'ils y croient ou qu'ils y reconnaissent une quelconque vérité philosophique : loin d'être un choix conscient, il s'agit plutôt d'un mimétisme, où l'on suit les normes admises par le grand nombre. Certains acceptent le principe d'un monde flexible. D'autres observent le comportement de la société et en subissent l'influence ; en fin de compte, même les plus croyants finissent par adhérer à un monde qui s'accommode de toutes les idéologies. Et, petit à petit, ils se laissent convaincre  de la validité de cette nouvelle règle universelle : "Tout comme je respecte ta voie, honore la mienne, toi aussi."

En résumé, le monde qui nous entoure aujourd'hui se caractérise de la manière suivante : tout y est sujet à négociation; sur chaque problème on peut trouver un compromis, car aucune des valeurs n'est ni absolue ni vraiment sérieuse. Toutes sont plus ou moins équivalentes et partagent un dénominateur commun : au-delà d'une certaine ligne, il n'y a plus lieu de se battre en leur faveur. Face à une telle approche, la fête de 'Hanoucca prend comme hypothèse l'existence d'un être juif dont l'essence ne peut souffrir le moindre compromis ; plus encore, une telle essence est profondément ancrée en chacun.

Lorsqu'à 'Hanoucca, nous célébrons le triomphe du judaïsme sur l'hellénisme, nous consacrons, au même moment, le zèle intransigeant de ses héros à l'égard de leur foi juive. Bien que la "fête des lumières" soit perçue par le grand public comme conviviale - comprenant peu d'exigences, elle est comblée de plaisir et d'agréments - personne ne peut nier son caractère quasi fanatique et religieux.

Cette victoire est à l'origine directe de la pérennité du judaïsme. [...)  L'enjeu de la guerre n'était autre que notre authenticité juive et, ô grand miracle, cet enjeu nous est favorable jusqu'à aujourdhui. [...)

Notre peuple a beau avoir un territoire et un drapeau, s'il devait, par malheur, se déposséder de son caractère unique et profond, ce serait comme s'il perdait tout. A 'Hanoucca, aujourd'hui comme à l'époque, nous luttons non pas pour notre indépendance mais pour notre identité. Il y a plus de deux mille ans, nous avons remporté une victoire militaire dont la conséquence dépasse notre simple survie ou la perpétuation de notre peuple : il s'agit en vérité de l'essence même de notre judaïsme, dans sa globalité, qui poursuit sa marche dans le monde."

Adin Steinsaltz - Introduction à l'esprit des fêtes juives  - Albin Michel - pp. 122-125

Joyeuses fêtes de 'Hanoucca à tous nos amis

Traduction du 1er couplet de Maoz Tzour :

Puissante citadelle de mon salut,
Te louer est un délice.

Restaure la Maison de ma prière
et là, nous apporterons le sacrifice d'action de grâce.

A l'époque où Tu prépares l'écrasement
de l'ennemi qui blasphème

Alors j'achèverai par un chant de louange,
l'inauguration de l'Autel.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 15:18

Hier, 18 novembre 2013, à Vienne (Autriche), le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, est intervenu à la session d'ouverture de la conférence du Centre international Roi Abdallah Ben Abdelaziz pour le dialogue inter-religieux, dont le Saint-Siège est co-fondateur et observateur, même si le financement par l'Arabie séoudite avait fait controverse en 2011-2012. Le but de la conférence est de sensibiliser la jeunesse afin qu'elle ait une image objective, honnête et constructive de l'autre. Dans ce but, trois sujets étant abordés durant ces trois années, l'accent est mis en 2013 sur l'éducation. Ceci explique la présence à Vienne des ministres de l'éducation de nombreux pays.

Le dialogue inter-religieux, a dit le représentant du Saint-Siège, "rend attentif à ne pas donner des autres religions une vision négative, que ce soit dans le monde enseignant, dans les media ou dans le discours religieux. Il nous enseigne à ne pas relativiser les convictions religieuses différentes des nôtres, qui plus est en leur absence, mais également à prendre en compte tous les aspects de cette variété, ethniques ou culturels, les différents points de vue, de ne pas envisager cette richesse comme une menace". Ce dialogue nous conduit "à mieux écouter l'autre, à mieux le connaître, à réfléchir avant tout jugement, de présenter notre foi et nos raisonnements avec respect et simplicité. Tout ceci permet aussi de rendre à Dieu ce qu'il mérite, en contribuant à inspirer la fraternité, à proposer la sagesse et à offrir le courage d'agir... La personne est au centre de notre préoccupation, l'objet de l'attention des leader politiques comme religieux... Nous appartenons tous à la famille humaine dont nous partageons la dignité, les problèmes et les droits, appelés ensemble à accomplir un même devoir". Un des buts du Centre, a conclu le Cardinal "est de promouvoir l'intelligence du coeur, le respect de tout ce que Dieu accomplit en chacun de nous, le respect donc du mystère que chaque homme représente. C'est pourquoi les religions ne doivent pas générer des attitudes de supériorité ou d'exclusion... Mieux se connaître permet de partager capacités et perspectives, de rendre ce monde plus lumineux et plus sûr, d'y vivre dans la fraternité".

 

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