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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:38

Yom Kippour est l'une des grandes fêtes de la Tora.

Sa date est fixée au 10 Tichri, c'est-à-dire 10 jours après Roch HaChana.

Cette année 2013 :  samedi 14 septembre

(la fête débute la veille au soir)

"C'est pour vous une loi immuable : au septième mois, le dix du mois, vous jeûnez et vous ne faites aucun ouvrage, tant l'indigène que l'émigré installé parmi vous. En effet, c'est ce jour-là qu'on fait sur vous le rite d'absolution qui vous purifie. Devant le Seigneur vous serez purs de tous vos péchés. C'est pour vous un sabbat, un jour de repos (chabbat chabbaton), où vous jeûnez. Loi immuable." (Lévitique 16, 29-32)

C'est une journée de jeûne, de prière et de méditation. Du coucher du soleil, la veille, jusqu'à la tombée de la nuit, le lendemain soir, il est interdit de se nourrir et de boire. Chaque Juif, dès l'âge de la Bar/Bat Mitsva, doit donc jeûner pendant 25 heures. Peu de Juifs, même s éloignés des pratiques religieuses sesoustraient à cette obligation. Les synagogues sont pleines lors de la veillée inaugurale comme pour la prière de clôture du lendemain soir. C'est le journée du Pardon, journée la plus solennelle du calendrier juif.

 Durant cette période on se doit réfléchir aux actions passées et aux changements qu'il convient de décider pour l'année qui vient. Seule cette préparation et cette réflexion donnent à Yom Kippour sa véritable dimension de "Jour du Pardon". Mais les fautes ne sont pardonnées que si le 'travail' de Techouva, de repentir, a préalablement été effectué.

A l'époque du Temple de Jérusalem Kippour était le seul jour où le Grand Prêtre pénétrait dans le "Saint des Saints" pour demander le pardon des péchés d'Israël. Il y avait aussi la cérémonie du bouc émissaire, au cours de laquelle un bouc, chargé symboliquement par le Grand Prêtre des péchés du peuple, était envoyé au désert comme animal expiatoire (Lévitique 16)

La Tora parle de Yom Kippour comme de Yom Ha-kippourim, c'est-à-dire le "jour de l'expiation". D'autres expressions sont utilisées, comme Chabbat Chabbaton, "le Chabbat des Chabbats", une expression qui reflète l'importance de cette journée, qui serait comme "le Chabbat" de toute l'année, c'est-à-dire, "le Jour" différent de tous les autres jours de l'année. Il est important de noter que Yom Kippour, tout comme Roch Hachana, ne rappelle aucun événement historique particulier. C'est une journée consacrée à l'homme en tant qu'homme qui nous interpelle au plus profond de notre humanité.

Les paragraphes qui précèdent ne sont, bien sûr, qu'une accroche pour inviter à entrer dans la compréhension de la fête de Kippour. 

Nous ne saurions trop vous conseiller de vous rendre sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France pour une présentation plus détaillée de la fête : son sens, les offices de cette journée, les chants qui les accompagnent, notamment le Kol Nidré, qui ouvre les célébrations de Kippour.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 17:33

C'était lundi 2 septembre 2013 au Vatican. Le pape François recevait pour la première fois une délégation du Congrès juif mondial (CJM) (World jewish congress), délégation conduite par Ronald S. Lauder, son président.

Le Congrès Juif mondial est l'organisation internationale qui représente les communautés et organisations juives dans une centaine de pays auprès des gouvernements, des parlements et des organisations internationales. Depuis sa création en 1936, le CJM a beaucoup oeuvré pour le dialogue interreligieux, notamment avec l'Eglise catholique.

Le pape François a souhaité aux Juifs une douce et paisible année 5774. "Chana Tova", Bonne année, leur a-t-il dit en hébreu, en demandant au CJM de partager ce message avec le peuple juif dans le monde entier.

Pendant l'audience, qui s'est déroulée dans une atmosphère décontractée, le pape et le président du CJM ont parlé de la situation en Syrie et d'un commun accord ont dénoncé les attaques contre les minorités religieuses, comme les chrétiens coptes en Egypte, et les tendances à restreindre des pratiques religieuses bien établies, telles que la circoncision. Le pape a spécifiquement exprimé sa préoccupation pour les interdictions pesant sur l'abattage casher en Pologne. Il a d'ailleurs confié au cardinal Kurt Koch, président de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec les Juifs, d'organiser une réunion sur cette question dès la semaine prochaine.

Le pape François a réitéré une déclaration faite en juin dernier qu'"un chrétien ne peut pas être un antisémite", déclarant en outre que "pour être un bon chrétien, il est nécessaire de comprendre l'histoire et les traditions juives", car "juifs et chrétiens partagent les mêmes racines".

Se référant au conflit en Syrie, le pape a dénoncé l'inacceptable massacre d'êtres humains et appelé "les dirigeants mondiaux à tout faire pour éviter la guerre".

A l'issue de l'audience, Ronald S. Lauder a salué le pape pour son engagement indéfectible au service du dialogue et a déclaré que "le pontificat de François a non seulement relancé l'Eglise catholique, mais aussi donné un nouvel élan aux relations avec le judaïsme. Jamais, ces 2000 dernières années, les relations entre l'Eglise catholique et le peuple juif n'ont été aussi bonnes. L'oeuvre des papes successifs au cours des cinq dernières décennies a contribué à surmonter beaucoup de préjugés. Cela nous permet maintenant de travailler ensemble pour défendre la liberté religieuse partout où elle est menacée et quelle que soit la communauté affectée."

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 15:27

ARTE - 31 août 2013 à 20 h 45

 "L'exil des Juifs - entre mythe et histoire"

(documentaire d'Ilan Ziv et Pascal Cuissot - inédit)

Voici comment ARTE présente cette émission, qui alimentera certainement bien des débats. 

«L'an prochain à Jérusalem» : c'est le voeu exprimé dans leurs prières par les juifs pratiquants du monde entier depuis la destruction du Temple par les Romains, au IIe siècle après Jésus-Christ. Depuis près de 2000 ans, ce voeu évoque la perte de la Terre promise et la condamnation à l'exil de tout un peuple. Les premiers chrétiens y ont lu un châtiment divin contre ceux qui n'avaient pas su voir en Jésus le Messie, interprétation qui a nourri l'antisémitisme européen à travers les siècles. Mais ce mythe de l'exil massif est également présenté par les juifs eux-mêmes comme une sanction de leurs fautes. Des historiens et des archéologues rappellent que la diaspora juive existait déjà depuis longtemps tout autour de la Méditerranée."

A chacun de se faire une opinion !

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:04

Dim. 1er sept. 2013, 10h - Synagogue de la Victoire, Paris - Le Consistoire de Paris, le Consistoire central et la Commission Shoah de l’ACIP organisent la cérémonie annuelle à la mémoire des martyrs de la déportation dans la Grande Synagogue de la Victoire, en présence des représentants de la Présidence de la République et des autorités officielles.

Instaurée à l’initiative du Rabbinat français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la cérémonie à la mémoire des victimes de la Shoah est commémorée chaque année la semaine précédant le nouvel an juif par un office solennel à la Grande Synagogue de la Victoire.

A cette occasion, les Grands Rabbins Olivier Kaufmann et Michel Gugenheim exhorteront la communauté juive, et toute la communauté nationale, à se recueillir avec les survivants et les enfants des déportés dans le souvenir des disparus, morts sans sépultures, victimes de la barbarie nazie.

Grande Synagogue de la Victoire
44 rue de la Victoire
75009 Paris
Retransmission télévisée

Dimanche 1er septembre à 12h sur France 2

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 17:14

Les vacances d'été touchent à leur fin et chacun va peu à peu reprendre ses activités pour une année pleine de rencontres et de partages.

Bonne rentrée donc à toutes et à tous !

Le blog de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes va lui aussi, petit à petit, reprendre sa parution.

Et il ne tarde pas à vous signaler dès maintenant les fêtes de Tichri (fêtes d'automne) qui, cette année, commencent très tôt,

puisque Rosh Ha-Shana, le nouvel an juif 5774,

se célèbre dès le 4 septembre au soir

(fête les 5 et 6 septembre 2013).

Vous pouvez consulter ci-dessous les calendriers : hébraïque et chrétien pour l'année qui vient.

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 14:40

Le blog de l'AJCF Nantes est en vacances :

prochains articles à partir du 15 août.

 

Pour les informations générales et de fond

lisez le site du siège national de l'AJCF.

 

Bonnes vacances à ceux et celles qui ont la chance d'en profiter.

 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 15:32

le lundi à 16 heures

rediffusion le mercredi à 11h03 et le dimanche à 12h30 

sur

Radio Fidélité

 

"Juifs & Chrétiens en dialogue"

 

est en vacances au cours des mois de juillet et août

mais vous pouvez écouter des rediffusions 

pendant toutes ces semaines estivales et ce, aux heures habituelles

Très bonnes vacances à tous !!

Et rendez-vous au mois de septembre

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 18:34

Vous vous souvenez probablement du groupe "Coexister", mouvement interreligieux de jeunes créé en janvier 2009 à Paris. Il vous avait été présenté sur Fidélité Nantes (103.8) en avril 2010. Aujourd'hui, le Mouvement a grandi et s'est donné cinq domaines d'actions : le dialogue, la solidarité, la sensibilisation, la formation et les voyages .. . 

Pour mieux comprendre les objectifs du mouvement, voici le  Manifeste de ces Jeunes des Trois religions monothéistes (juifs, chrétiens, musulmans) :

"Nous, Membres des Trois religions,  Nous croyons que l'Étoile, la Croix et le Croissant peuvent construire ensemble un monde  plus uni.

Nous croyons que la paix passe par la rencontre de l'autre, par la découverte de nos ressemblances et la compréhension de nos différences.

Nous croyons que nos professions de foi, aussi différentes soient-elles, sont vecteurs d'espérances communes.

Nous croyons que le dialogue est non seulement possible, mais qu'il est nécessaire, vital. Oui, comme Gandhi, nous savons que «la seule alternative à la coexistence, c'est la codestruction».

C'est pourquoi, ici et maintenant, pour un monde meilleur, nous choisissons de coexister.

Pour nous, coexister c'est prendre le parti de la paix, dans le respect mutuel.

Pour nous, coexister c'est œuvrer activement en faveur d'un rapprochement entre les hommes.

Pour nous, coexister c'est faire tomber les murs de nos préjugés.

Pour nous, coexister c'est encourager le dialogue des cultures plutôt que le choc des civilisations.

Pour nous, coexister c'est reconnaître que nous sommes tous frères, membres de la «famille humaine».

Coexister Aujourd'hui

Coexister pour Demain

Coexister avec Tous."

Manifeste de la coexistence active

rédigé par le groupe de dialogue interreligieux "Coexister". Janvier 2009.

Rien de tel pour comprendre la dynamique du mouvement que d'aller consulter le site de l'association "Coexister" à l'adresse suivante: www.coexister.fr

Où l'on découvre, pour cette année,

 un voyage d'été organisé en Israël-Palestine.

Les jeunes y sont d'ailleurs actuellement.

Cet été en affet, une vingtaine de membres de "Coexister" est partie en Israël et en Palestine du 4 au 13 juillet 2013. Un programme riche en échanges et en découvertes leur a été préparé.

Comme le dit le texte de présentation

"Entre Tel Aviv, Jaffa, Nazareth et Hébron, en passant par Massada et Ein Guedi, pour arriver naturellement à Jérusalem, "Coexister" vous propose 10 jours en terre d'Israël et de Palestine. Se trouver sur les lieux évoqués dans les textes, dans le bassin originel de nos religions abrahamiques.

Il sera non seulement question de mémoire, de réflexions, de prières, mais aussi de rencontres avec ceux qui écrivent le futur de cette terre. Ceux qui, entre la guerre et l'histoire, créent ces petites oasis de solutions, de débats, de dialogue et de silence. Ceux qui privilégient la culture des textes à celle des armes. Ceux qui sont prêts à faire découvrir leur langue à qui saura faire l'effort de l'apprendre.

Nous vous proposons de partir entre jeunes, et de faire de ce voyage un souvenir commun.  Une parenthèse estivale originale et sensée qui nous permettra de mieux nous engager ensuite dans notre vie d'adulte. Oui, les voyages forment la jeunesse, pour qu'elle garde au coeur les visages, les sourires croisés loin de chez elle. Nous ferons en sorte de ramener ces sourires avec nous, et de vous les transmettre le plus fidèlement possible."

Nous attendons avec impatience les commentaires au retour de cette expérience unique, déjà un peu entrevus par ces quelques tweets.

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:15

Il n'est pas toujours facile de lire une thèse de doctorat. C'est la réflexion que je me suis faite hier à Paris en tombant sur le livre de Jean Massonnet à la librairie La Procure :

Jean MASSONNET "Aux sources du christianisme. La notion pharisienne de révélation"

J'ai donc hésité à l'acheter. Mais j'ai sans doute eu tort car, depuis,  j'ai lu la recension qu'en fait le Père Michel Remaud sur le site de l'Amitié Judéo-chrétienne de France , et je me dis que c'est un ouvrage avec lequel il faudra compter dorénavant dans le dialogue judéo-chrétien pour la compréhension des débuts du christianisme.

Pierre JOUNEAU

Jean Massonnet. Aux sources du christianisme. La notion pharisienne de révélation. Bruxelles, Lessius, coll. « Le livre et le rouleau », 2013, 420 p.

Lire ci-dessous la recension de Michel REMAUD

"Sous le titre Aux sources du christianisme. La notion pharisienne de révélation, les éditions Lessius publient la thèse de doctorat de Jean Massonnet. La richesse de cet ouvrage interdit d’en faire ne serait-ce qu’un bref résumé. Tout au plus peut-on donner au lecteur le désir de s’y plonger.

Le contenu de la première partie est bien défini par son titre : « Les pharisiens à l’époque du second Temple ». On y trouvera une étude historique abondamment documentée sur les origines lointaines du mouvement pharisien, sur son développement, sur les usages, la structure et l’organisation du mouvement, sur ses rapports avec les autres composantes du monde juif à l’époque du second Temple, et sur l’importance de la synagogue.

La seconde partie, intitulée « la Torah orale », semblera sans doute plus originale au lecteur qui n’est pas familier de la tradition juive. La Torah orale n’est pas seulement un ensemble de coutumes et d’interprétations. Elle est le signe et le résultat de la présence de l’Esprit saint sur le peuple, qui accueille la parole divine pour la mettre en pratique. L’auteur s’arrête longuement sur la personnalité et le rôle de Hillel. « Une des notes qui définissent Hillel est la confiance qu’il fait au peuple. Il nous livre lui-même la raison profonde de cette conviction: ‘l’Esprit saint est sur eux’. »

Cette certitude de la présence de l’Esprit saint sur le peuple soulève des questions sur le mode de prise de décisions. Ces questions rebondissent dans la troisième partie, intitulée « Tradition rabbinique et Nouveau Testament ». Deux points font l’objet de développements pleins d’intérêt. C’est d’abord ce qui concerne la règle de la majorité. Malgré ce que pourrait suggérer une perception superficielle de la formule, il ne s’agit en aucune manière de démocratie, puisque la source de l’autorité est dans la Torah et non dans le peuple. Ce qui entraîne la question du statut des opinions minoritaires. Même si l’unité de pratique exige que l’on suive la décision de la majorité, les opinions qui ne sont pas retenues pour la pratique ne sont pas pour autant disqualifiées : « Les unes et les autres sont paroles du Dieu vivant. » C’est aussi la question de l’importance du débat, qui est étudiée sous le titre « Nécessité de la dispute ».

C’est dans ce contexte que naît le christianisme. Si la Révélation s’incarne en quelque sorte dans le peuple par la Torah orale, et soit dit sans vouloir minimiser les différences irréductibles qui distinguent le christianisme du judaïsme, l’incarnation du Verbe en la personne de Jésus s’inscrit dans cette perspective, et l’Église elle-même est le développement de cette incarnation de la Parole. Les débats et les modes de prise de décisions dans la première génération chrétienne, tels que ces événements sont rapportés dans les Actes des Apôtres, sont comparables à des épisodes du même type dont le Talmud a transmis le souvenir.

Un excursus aborde la question : « Comment apprécier l’apport de Qumran ? » Longuement argumentée, la réponse est claire : « Malgré toute la richesse dont il est porteur, le courant essénien ne peut pas être le tronc sur lequel est greffé le christianisme. » C’est bien dans la continuité du courant pharisien, de sa conception de la Torah orale et de la certitude que l’Esprit saint repose sur l’ensemble du peuple que s’inscrit le christianisme.

À la suite de la conclusion générale, sur laquelle nous allons revenir, l’auteur aborde deux questions : « Œcuménisme et Israël » et « L’illumination de Sion ».

C’est dans la première partie de cette conclusion générale, intitulée « Scrutant le mystère de l’Église », qu’apparaît le plus clairement ce que l’on peut considérer comme la thèse personnelle de l’auteur. Autant et plus que le n° 4 de la déclaration Nostra Ætate, les constitutions de Vatican II sur la Révélation (Dei verbum) et l’Église (Lumen Gentium) offraient à l’Église l’occasion de se renouveler en plongeant ses racines dans la tradition d’Israël dont elle était issue.

La vision de la Révélation qu’expose le concile, en affirmant qu’Écriture et Tradition forment un tout, « fait entendre des résonances avec la notion juive de Torah et elle en reçoit une confirmation (…). Vatican II, en insistant si fortement sur l’unité Écriture – Tradition et en mettant le peuple de Dieu au premier plan de la réflexion, a su se nourrir de la sève du tronc qui porte l’Église. »

« Là encore, poursuit notre auteur, cette intuition essentielle, mise en valeur par Vatican II, rejoint une dimension fondamentale du judaïsme, pour lequel la révélation de la Torah est inséparable du peuple qui la reçoit. Le fait d’aborder l’Église non pas de façon pyramidale, mais dans sa réalité la plus large, permet de décrire le peuple de Dieu en marche vers son accomplissement, avec ses capacités d’ouverture, de dynamisme et d’expression de la révélation que lui donne l’Esprit saint qui l’habite. »

« Le paragraphe 12 de Lumen Gentium, peut-on lire encore, manifeste une véritable confiance dans la capacité de la communauté croyante à dire la foi ; participant au charisme prophétique reçu du Christ, “la collectivité des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. 1 Jn 2,20.27), ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, ‘des évêques jusqu’aux derniers des fidèles laïcs’ elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel”. »

Et l’auteur de poursuivre :

« La fonction prophétique du peuple de Dieu n’est pas seulement d’acquiescer aux définitions du magistère grâce au sensus fidei, mais de dire cette Parole. »

Le concile ouvrait ainsi à l’Église des possibilités de renouvellement dont l’auteur constate, non sans regret, qu’elles ont été insuffisamment exploitées. La pratique ecclésiale, du fait de la pesanteur des habitudes et de la difficulté à faire évoluer les mentalités, est encore restée très en-deçà de ce que le concile avait laissé entrevoir.

L’ampleur de la documentation fait de ce livre un précieux instrument de travail et une introduction à la réalité, à l’esprit et aux méthodes de la tradition juive. Les réflexions formulées en conclusion sur les conséquences qu’entraîne pour l’Église la prise en compte de ses origines juives constituent un stimulant dont on veut espérer qu’il ne restera pas sans suite."

Michel REMAUD

Présentation de l'éditeur

L'ouvrage que voici met en lumière les sources juives de la foi chrétienne. Ces dernières ne se réduisent pas à un "Ancien Testament" que le Christ viendrait encore accomplir. Certes c'est cela, mais bien plus encore. Les Écritures que Jésus a connues étaient des Écritures déjà interprétées, dans la tradition vivante de son peuple. La révélation, consignée dans la "Torah écrite", est en effet inséparable de la vie du peuple d'Israël. La "Torah orale" est la cristallisation de ce tte vie dans la liturgie, la prière, le débat éthique et l'interprétation des Écritures. Les pharisiens en étaient les vecteurs au temps du christianisme naissant. C'est à l'intérieur de ce courant qu'il faut comprendre les textes du Nouveau Testament. Le Christ transmet aux chrétiens la sève de "l'olivier franc" (Rm 11,24) dans laquelle ils peuvent puiser un sens commun renouvelé, remis en valeur par le concile Vatican II.

Jean Massonnet est prêtre du diocèse de Lyon. Docteur en théologie, diplômé de l'Institut Biblique Pontifical (PIB) de Rome, il a enseigné au Séminaire interdiocésain Saint-Irénée de Lyon puis à la Faculté de théologie de Lyon (en particulier l'hébreu et le Judaïsme), où il a été directeur du Centre chrétien pour l'étude du judaïsme CCEJ, de 1990 à 2005. Il est vice-président de l'AJCF Lyon.

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:30

Le site "Garrigues et sentiers", que nous avons déjà eu l'occasion de signaler sur ce blog, vient de mettre en ligne un article de Marcel Goldenberg. C'est le regard d'un homme, juif et président de l'Amitié Judéo-chrétienne d'Aix-en-Provence, sur Jésus. Accueillons ce témoignage, intéressant à plus d'un titre, au moment même où se déroule justement à Aix-en-Provence la Conférence ICCJ 2013 (International council of Christians and Jews" (Conseil international des Chrétiens et des Juifs). Nous remercions Marcel Goldenberg et "Garrigues et sentiers" de nous autoriser à le reproduire ici.

"Longtemps le monde chrétien si souvent hostile envers moi me semblait étranger, interdit.

Comment aurais-je pu franchir la barrière de « l’enseignement du mépris » dénoncé par Jules Isaac, pour m’avancer vers l’Évangile de chrétiens qui avaient sans cesse les mots d’amour et de pardon à la bouche mais qui ne présentaient le plus souvent que le visage de la vengeance et du mépris, en m’accusant d’être l’assassin de leur Dieu Jésus, accusation qui semblait antérieure même à ma naissance ? Une longue histoire de persécutions de juifs par des chrétiens élevait un mur d’incompréhension, histoire de souffrances inscrite dans ma chair.

La volonté de beaucoup de chrétiens de me rejeter dans l’ancien, le suranné, le dépassé, avec mon Ancien Testament m’a aussi longtemps empêché de lire les Évangiles. Le nom même de Jésus au lieu de Yéchoua, comme celui de Marie au lieu de Myriam, semblait marquer la volonté de chrétiens de s’éloigner du monde juif, éloignement encore plus évident lorsque tant de grands peintres représentaient Jésus et Marie en beaux aryens blonds aux yeux bleus. On comprend alors le scandale provoqué par le curé de Montbéliard dans sa paroisse, lorsqu’à Noël, au moment où l’étoile juive était imposée aux juifs de France, il avait épinglé l’étoile jaune sur le petit Jésus de la crèche.

Et pourtant j’ai franchi la barrière et déchiré le voile de l’incompréhension jusqu’au visage nu de Yéchoua-Jésus, délivré de « l’enseignement du mépris » et j’ai pu lire, inscrit sur son front, le Lévitique 19,18 « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qu’il avait lui-même reconnu comme un des plus grands commandements.

Comment ai-je pu faire ce pas décisif ?

Dans la cour de mon école du mépris ordinaire, un nouvel élève arriva, qui écartant les gaillards arrogants tourna son visage vers moi. Mon ami de joie profondément catholique me demanda de lui parler de ma religion juive et pour lui répondre j’ai voulu lire la Bible. C’est grâce à mon ami catholique que je suis devenu juif et je l’ai aussi écouté avec respect me parler de Jésus.

Plus tard, j’ai été à la fois étonné et heureux de voir les chrétiens changer de regard envers le judaïsme et les juifs avec Jean XXIII, l’encyclique Nostra Aetate et la visite de Jean Paul II au Kotel Amaaravi de Jérusalem. Devenu président de l’amitié judéo-chrétienne d’Aix-en-Provence j’ai pu nouer des liens de confiance avec beaucoup de chrétiens et, en lisant directement les Évangiles, découvrir un nouveau visage de Yéchoua-Jésus

« Un Juif, un simple Juif » (Charles Péguy)

De la circoncision, 8 jours après sa naissance, à son dernier repas, présenté comme un repas sans référence juive alors qu’il était le séder de la Pâque juive, et jusqu’à sa prière sur la croix récitant le psaume 22 « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? », j’ai découvert d’abord avec une sorte de surprise que Yéchoua-Jésus était un homme profondément juif dans sa vie humaine, secret tenu souvent pour honteux par nombre de chrétiens au cours des siècles. Citons la troisième proposition de Jésus et Israël de Jules Isaac :

« Tels que nous pouvons les connaître par les Évangiles, juive était la famille de Jésus, juive était Marie sa mère, juifs leur entourage, leur parenté. Se dire antisémite et chrétien, c’est vouloir joindre l’outrage à la vénération. »

La parole et la foi de Yéchoua étaient-elles aussi juives ? Même si beaucoup de chrétiens insistent sur la « nouveauté » de son message, Il a sans cesse suivi les rites juifs. Le sermon sur la montagne apparaît d’abord comme un écho de très nombreux versets de la bible juive, et lorsqu’il veut en quelque sorte insister sur les principaux commandements c’est le Deutéronome 6,4 sur l’amour de Dieu et le Lévitique 19,18, sur l’amour des hommes, qu’il cite de mémoire. Voici que Yéchoua que je considérais comme lointain est devenu prochain, comme si je reprenais à son endroit le Lévitique 19, 33 : « Si un étranger (un lointain) vient habiter parmi vous, aimez le comme vous-mêmes (faites en un prochain) car vous-mêmes vous étiez étrangers. »

Homme, Messie, Dieu ?

Pour moi, la vie de l’homme Yéchoua se rapproche du récit du serviteur souffrant du second Isaïe, sans cependant faire de ces versets si émouvants le cinquième Évangile et sans faire de cette prophétie une annonce de la passion de Jésus. Le serviteur souffrant représente la condition juive et surtout la condition humaine. Le serviteur d’Isaïe comme Yéchoua ont pleinement assumé leur condition humaine devant Dieu. En demandant que la coupe lui soit évitée sur la croix, Yéchoua a reconnu ses limites comme le serviteur souffrant avait reconnu la brièveté de son passage, et par cela même ils témoignent tous deux de l’illimité. Ils témoignent de l’homme et ils témoignent de Dieu.

Puis-je accepter maintenant le mot Messie ? Dans la tradition juive il n’y a pas qu’un seul Messie. Le Talmud parle du Messie fils de David et du Messie fils de Joseph. Le prophète Zaccharie évoque deux « fils de l’huile », sens premier du mot Massiah, tous deux hommes inspirés et guidés par le Divin. Dans cette optique Yéchoua pourrait incarner Un Messie mais non pour moi Le Messie. Le messianisme juif est d’abord interrogation qui ouvre le temps.

Écoutons Emmanuel Levinas dans Difficile Liberté, p.130 : « Et concrètement cela signifie que chacun doit agir comme s’il était le Messie. Le messianisme ce n’est donc pas la certitude de la venue d’un homme qui arrête l’histoire. C’est mon pouvoir de supporter la souffrance de tous, et ma responsabilité universelle. »

Le temps juif ne s’interrompt pas ni ne recommence en boucle comme le temps grec, « il engendre » écrit André Neher. Franz Rosenzweig ajoute dans l’Etoile de la Rédemption « c’est le commencement d’un autre commencement ». Dans l’entretien avec la samaritaine de l’Évangile de Jean, Yéchoua dit : « Quiconque boira de cette eau là (l’eau du puits de Jacob) aura encore soif. Mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus jamais soif ».

Ce verset semble s’opposer à un passage du Talmud, Berakhot 64a : « Les disciples des sages n’ont de repos ni dans ce monde ni dans l’autre car leur force va s’accroissant toujours plus ».

Faut-il alors opposer le « toujours plus », la vivante croissance et la soif inextinguible de la bible juive au « jamais plus », au tout accompli que semble offrir Yéchoua ? Il est possible d’imaginer un temps chrétien vivant où l’accomplir remplacerait l’accompli, et la soif d’amour et de justice la satiété satisfaite.

« Au contraire l’eau que je lui donnerai deviendra une source jaillissante en vie ». Évangile de Jean, 4,14.

Pour ce qui est de la divinité de Jésus, reconnaissons, juifs et chrétiens nos divergences sur le Serviteur-Messie mais aussi peut-être nos convergences sur le message. L’espoir juif en un ou plusieurs hommes-messies, habités par le divin n’est pas moins un mystère que la croyance chrétienne en un Christ-Messie pleinement homme et pleinement Dieu. Si l’on prend au sérieux le mot mystère, juifs et chrétiens nous pouvons arriver ensemble à un silence de respect. Nous pouvons arpenter ensemble le temps de justice et d’amour.

Justice et amour

J’ai souvent entendu des chrétiens prétendre que c’était Jésus qui avait en quelque sorte « inventé » l’amour et opposer leur « Dieu d’amour » au « Dieu jaloux » des juifs. Cette assertion montre une méconnaissance, proche de la calomnie, de la bible juive. Yéchoua lui-même a insisté sur les deux grands commandements de l’amour duLévitique 19,18, que nous avons souvent évoqué et du Deutéronome 6,4, le Chéma Israël : « Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir ».

C’est un engagement d’amour sans cesse plus exigeant et plus fort qui est demandé chaque jour au juif croyant, une « vivante croissance » dont parle Franz Rosenzweig : « C’est l’amour qui recommence tous les jours…Chaque jour l’amour aime un peu plus ce qu’il aime… L’amour s’accroît parce qu’il ne veut pas cesser d’être neuf ». (Étoile de la Rédemption p. 233).

L’amour est encore un « toujours plus » qui conduit l’homme et la femme juifs, à refuser le repli sur une satiété satisfaite. Je pourrai citer de très nombreux versets sur l’amour de Dieu et des hommes. En voici quelques uns. « Car éternel est son amour » répète le psaume 136 comme un leitmotiv ; « Je veux l’amour et non les sacrifices » dit le prophète Hochéa, Osée, 6,6.

Revenons sur le Lévitique « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Lorsque l’on cite ce merveilleux verset on oublie le plus souvent de citer la fin « Je suis l’Éternel ». C’est justement lorsque j’aime mon prochain ou mon lointain (du Lévitique 19,33) que Dieu est présent, qu’il est, qu’il sera. J’ai aussi parfois entendu des chrétiens affirmer que la parole de Jésus « Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé », était en quelque sorte « supérieure » au Lévitique. Ce verset de l’Évangile semble oublier le face à face de l’amour, le Je et le Tu de Martin Buber, car il parle au pluriel. La prophétie de Zacharie (8,20) unit le face à face de « l’un à l’autre » et le pluriel du « les uns les autres » : « Des hommes qui iront les uns vers les autres et diront l’un à l’autre, allons mettons nous en route pour aimer l’Éternel. » Citons encore Zacharie 7,9 : « Donnez-vous l’un à l’autre amour et compassion ».

Yéchoua lui aussi unit les deux perspectives et prolonge Zacharie, en citant à la fois le Lévitique et son « aimez-vous » au pluriel.

Beaucoup de chrétiens m’on affirmé que Jésus n’était qu’amour, laissant de côté la justice comme « inférieure » la renvoyant ainsi à un Ancien Testament « dépassé ». Ils oublient que dans les Évangiles Yéchoua parle aussi le langage de la justice : « Heureux (ou en marche, selon la très belle traduction d’André Chouraqui) ceux qui suivent la justice », dit le sermon sur la montagne.

C’est une indignation de justice qui pousse Yéchoua à chasser les marchands du temple. Dans la bible et la tradition juives, amour et justice sont inséparables. Écoutons encore la grande voix d’Hochéa, Osée 10,12 : « Faites vos semailles selon la justice et vous moissonnerez selon la loi d’amour ».

Choisis la vie

« Voici j’ai mis entre tes mains la vie et la mort, choisis la vie » (Deutéronome 30,19).

Si le christianisme n’oublie pas le plus souvent le « choisis la vie » il a parfois mis en avant le martyre et préféré la vie éternelle à travers la mort à la pauvre et sublime vie quotidienne. Thérèse d’Avila écrivait : « Je vis sans vivre en moi et j’espère une vie si haute que je meurs de ne pas mourir ».

La parabole de Yéchoua du grain qui restera solitaire s’il vit et ne portera beaucoup de fruits que s’il meurt, ne correspond pas obligatoirement à une glorification de la mort, à un « choisis la mort », mais peut être interprété comme un don de soi jusqu’à la mort, pour la vie de mon prochain et de mon lointain. La bible juive exalte la vie, le vivant : « Ce n’est pas la mort qui te loue… Le vivant, le vivant, voilà celui qui te loue. » (Isaïe 38,19)

Franz Rosenzweig avance le pléonasme de « vie vivante ». Mais Yéchoua, fidèle au Deutéronome, fonde aussi son enseignement sur la vie : « N’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse ce que Dieu dit à propos du buisson : Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Dieu n’est pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants ». (Évangile de Marc 12,27)

C’est le Dieu de la bible juive qui est reconnu et aimé par Yéchoua-Jésus.

L’ancien et le nouveau

Pour beaucoup de Chrétiens, pendant des siècles, l’homme juif était l’homme ancien, attardé, avec son Ancien Testament. Il devait céder la place à l’homme chrétien avec son Nouveau Testament.

Mais considérer la bible juive comme fondée seulement sur l’ancien, le passé figé, est un contresens. Écoutons Ézéchiel 18,31 : « fais toi un cœur nouveau et un esprit nouveau ». Et Isaïe 43,19 ouvre lui aussi le monde nouveau, d’un « nouveau issu du nouveau » comme le dit Rosenzweig : « Ne ressassez pas les choses du passé. Voici je vais faire du nouveau. Il paraît déjà, ne l’entendez-vous pas ? » et plus loin (48,6), Isaïe ajoute : « Maintenant je te fais entendre le nouveau que tu ne connaissais pas. C’est maintenant qu’il est créé, je ne t’avais pas ouvert les oreilles à l’avance ».

Ancré dans la tradition juive, Yéchoua ouvre lui aussi le temps de l’esprit  nouveau et du nouveau cœur d’Ézéchiel : « En vérité je te le dis, si un homme ne naît à nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu » (Évangile de Jean 3, 3.

La bible juive est à la fois un ancien et un nouveau testament et la parole de Yéchoua-Jésus n’est pas seulement un nouveau mais aussi un ancien testament, par son rappel répété du « livre de Moïse » et des fondements de la thora comme le Chéma Israël.

Mes réticences

Si j’ai pu arriver jusqu’au visage de Yéchoua, je dois reconnaître mes réticences devant certains versets des Évangiles, mais j’ai eu aussi des réticences devant certains passages de la Bible juive. Je ne peux accepter principalement deux versets. Le premier « Contrains-les d’entrer » a pour moi ouvert la voie aux conversions forcées et au refus de la liberté de conscience. Et le second « on ne peut accéder au Père que par moi » semble refuser l’autre et l’autrement, mais il est cependant contredit par un verset ouvrant la liberté et le respect de l’autre : « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ».

Je ne peux aussi admettre certains commentaires des évangélistes, surtout Matthieu et Jean, qui sans cesse parlent des juifs, tous les juifs comme ennemis de Jésus, à la limite de l’antijudaïsme. Aussi ai-je été sensible à la traduction nouvelle proposée par la T.O.B., remplaçant « les juifs » par « les ennemis de Jésus » refusant ainsi toute culpabilité collective.

Mon voyage à travers les Évangiles, dans une quête directe, sans tenir compte des exégèses savantes ni des commentaires acerbes de certains Pères de l’Église envers les juifs, d’Origène à Jean Chrysostome, m’a permis à la fois de retrouver le visage véritable de l’homme juif Yéchoua de Nazareth inspiré par Dieu, mais aussi d’accepter d’être interrogé par la foi des chrétiens, suivant ainsi André Neher qui disait : « Toute foi interroge la certitude de l’autre, l’aide à être modeste, à s’inscrire dans les lignes d’effort de l’humanité. »

Marcel Goldenberg

"Garrigues et sentiers"

 
 

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