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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 17:50

Il y a quelques semaines, une conférence était donnée en l'Eglise Sainte-Madeleine de Nantes par Jean-Marie Elie Setbon, ancien rabbin juif ultra-orthodoxe, autour du livre qu'il vient d'écrire : "De la kippa à la croix – Conversion d'un juif au catholicisme". Cet ouvrage est le récit de l'expérience personnelle de l'auteur, et c'est le témoignage de son chemin de conversion qu'il a donné en cette soirée du 28 mai 2013 aux nombreuses personnes qui étaient venues l'écouter.

Certains ont pu être surpris ce soir-là par quelques uns des propos tenus par Jean-Marie Elie Setbon. Le Père Patrice Eon, curé de la paroisse Notre-Dame de Nantes et prêtre accompagnateur du Service diocésain pour les relations avec le judaïsme du diocèse de Nantes (SDRJ) a écrit un article dans le bulletin paroissial de "Notre-Dame de Nantes" pour aider ses paroissiens à comprendre la permanence du peuple juif et le sens de sa mission après l'événement de Pâques. C'est un texte qui ne s'adresse pas à des spécialistes du dialogue judéo-chrétien, mais il a l'avantage de donner quelques repères importants sur la mission spécifique du peuple juif et sur les relations juifs-chrétiens depuis l'avènement de Jésus-Christ. C'est cet article que nous vous proposons aujourd'hui, avec son accord :

"Dialogue entre juifs et chrétiens

Peut-être avez-vous lu ou entendu son témoignage : Jean-Marie Elie Setbon est un ancien rabbin juif ultra-orthodoxe, qui, séduit par la personne de Jésus, a demandé le baptême et est devenu catholique. La manière dont le Christ l’a touché pour se révéler à lui est très émouvante. Un peu à la manière d’un Saul de Tarse, renversé dans ses convictions sur le chemin de Damas, et qui se met au service de l’annonce du Ressuscité (cf son livre « De la Kippa à la croix » éd Salvator)

Cependant, le respect que nous devons avoir devant le mystère d’une vocation particulière ne doit pas nous empêcher de comprendre que, justement, cette vocation est particulière et ne peut être généralisée à l’ensemble du peuple juif. A l’écoute d’un tel témoignage, bien des chrétiens seraient tentés de se dire : « voilà ce qu’il faut faire : convertir tous nos frères juifs au catholicisme !». Réagir ainsi serait oublier trois choses.

1– La mission spécifique du peuple juif…

Le peuple juif a reçu la mission spécifique d’être un peuple-mémorial. Au milieu des nations, il a la tâche de garder intacte la mémoire de l’Alliance, de générations en générations. Marek Halter, dans son roman, « La mémoire d’Abraham », décrit la grande saga d’une famille juive qui, à travers cent générations, se transmet « le livre familial »,  la mémoire vive de son origine, une origine pas seulement lointaine, 2000 ans plus tôt, mais une origine sans cesse  réactualisée. Cette histoire est une belle illustration de la vocation du peuple juif : transmettre de génération en génération, la mémoire  vive de l’Alliance,  cette initiative qu’a prise Dieu, à un moment du temps, et qu’il reprend à chaque instant de l’histoire humaine.  La Torah est cette Parole  d’Alliance, inscrite  dans le « livre familial » (la Bible), sur laquelle le peuple juif est chargé de veiller.

C’est sa mission spécifique. C’est pourquoi, il est demandé à un juif de garder, c’est-à-dire d’observer, les 613 commandements, tels qu’ils on été confiés par Dieu à ses ancêtres.  Cela n’est pas demandé à un « goy », c’est-à-dire un non-juif, car ce n’est pas sa vocation. Le Seigneur peut appeler un juif à ne plus observer les pratiques juives (c’est ce qu’il a fait avec des juifs célèbres comme Mgr Lustiger), mais c’est là une vocation personnelle, non généralisable. 

 2– Une mission qui n’est pas terminée...

On comprend que si telle est la mission  du peuple juif, elle continuera jusqu’à la fin des temps. Le Seigneur aura toujours besoin des juifs pour rappeler au monde l’Alliance dans son jaillissement originel et permanent.

Comme le rappelait Jean Paul II aux juifs de la synagogue de Rome (13 avril 1986) : « Vous êtes nos frères préférés, et d’une certaine manière nos frères aînés ». Lorsque le cadet arrive dans la famille, il ne peut pas dire à l’aîné : « maintenant que je suis là, on n’a plus besoin de toi ! ». C’est pourtant ce que nous, chrétiens, nous avons fait pendant des siècles en considérant que la mission du peuple juif était terminée, et que l’Eglise, prenant le relais, se substituait au peuple élu (ce qu’on a justement appelé la « théologie de la substitution »). Saint Paul disait : « ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. Ne va donc pas t’enorgueillir » (Romains 11,18). La racine, non seulement historique, mais permanente, c’est le peuple juif. Par le Christ, l’Église est greffée sur le peuple juif, comme la branche est greffée sur l’arbre. Sa mission, c’est de faire fructifier chez les « païens » ce qui est porté par la racine juive : la révélation de Dieu pleinement réalisée dans le Christ Jésus.

3 – L’achèvement de cette mission appartient à Dieu …

Un disciple de Jésus, qui aime Jésus, désire, bien évidemment, que tous les hommes connaissent Jésus et l’accueillent comme leur Sauveur, leur Maître et Ami. Un chrétien, qui aime ses frères juifs, a dans le cœur le désir, qu’un jour, ils connaissent Jésus comme celui qui accomplit pleinement la Torah parce qu’il est lui-même la Parole incarnée. Cependant, même s’il témoigne ouvertement, devant ses amis juifs, de son amour pour le Christ Jésus, un chrétien laisse à Dieu seul le soin de les unir pleinement à son Fils, quand il le voudra et comme il le voudra. Cela n’appartient qu’à Dieu seul.

Cette manière de faire, (assez déstabilisante, il faut l’avouer, pour nous, catholiques), est très spécifique du dialogue entre juifs et chrétiens. Il n’en va pas ainsi de l’évangélisation des autres religions. Mais le rapport entre chrétiens et juifs est très spécial. « La religion juive ne nous est pas « extrinsèque » mais, d’une certaine manière, elle est « intrinsèque » à notre religion. Nous avons donc envers elle des rapports que nous n’avons avec aucune autre religion. » (Jean-Paul II)

La mission du peuple juif sera totalement accomplie à la fin des temps, lorsque « le temps des païens » sera achevé, c’est-à-dire lorsque tous les peuples seront évangélisés (Rm 11,25-26). « Pendant ce temps, Israël conserve sa propre mission. Il est dans la main de Dieu qui, au temps voulu, le sauvera « totalement », quand le nombre des païens sera complet » (Benoît XVI - Jésus de Nazareth, tome 2, éd du Rocher, p.63). Quand ce « temps voulu » arrivera-t-il ? Nous n’en savons rien, encore une fois, cela n’appartient qu’à Dieu et au mystère de sa libre volonté.                                               

 

  P. Patrice Éon

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 15:46

Le pape Francois a des relations bien connues avec la communauté juive. Nous les avons évoquées sur ce blog le 18 avril dernier.

Il recevait au Vatican ce 24 juin une délégation des responsables du « Comité juif international pour les consultations interreligieuses ». 21 réunions se sont déjà tenues depuis de nombreuses années et cela contribue naturellement à renforcer la compréhension réciproque et les liens d'amitié entre juifs et catholiques.

Même s’il a déjà eu plusieurs occasions de s’entretenir avec des personnalités juives, c’est la première fois depuis le début de son pontificat que le pape François reçevait une représentation officielle de la communauté juive. Face à cette importante délégation, c’est avec force qu’il a rappelé qu’un chrétien ne peut pas être antisémite.

Comme le rapporte Radio Vatican, le pape s’est attardé dans son discours sur la Déclaration "Nostra Aetate" du Concile Vatican II, et en particulier le 4ème chapitre qui représente pour l'Eglise catholique « un point de référence fondamental en ce qui concerne les relations avec le peuple juif ». « L’Eglise reconnaît que « les prémices de sa foi se trouvent déjà, selon le mystère divin du salut, dans les patriarches, Moïse et les prophètes ». Le Concile, a ajouté le pape, rappelle l'enseignement de saint Paul, selon lequel « les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables », et par ailleurs il « condamne fermement la haine, les persécutions, et tous les actes d’antisémitisme." « En raison de nos racines communes un chrétien ne peut pas être antisémite ».

Proximité personnelle avec le judaïsme

Le souverain pontife s’est ensuite attardé sur le parcours accompli par ses prédécesseurs dans la recherche d’une meilleure connaissance et d'une compréhension réciproque entre juifs et catholiques. Ils « ont donné une impulsion considérable à ce cheminement soit à travers des gestes particulièrement significatifs, soit à travers l’élaboration d'une série de documents qui ont approfondi la réflexion sur les fondements théologiques des relations entre juifs et chrétiens ». Il a alors, pour illustrer les nombreuses initiatives locales un peu partout dans le monde, évoqué son expérience personnelle.
« Lorsque j'étais archevêque de Buenos Aires », a affirmé le pape, « j'ai eu la joie d'entretenir des relations d'amitié sincères avec certains représentants du monde juif. Nous avons souvent parlé de notre identité religieuse respective, de l'image de l'homme contenue dans les Écritures, et des modalités permettant de maintenir vivant le sens de Dieu dans un monde sécularisé ».

C'est dans ce contexte que le pape François a insisté sur l'importance de l'amitié entre juifs et chrétiens au quotidien : « Ces relations amicales sont en quelque sorte la base du dialogue qui se développe sur le plan officiel ».

Voir, en pièce jointe, le texte du discours du Pape François, traduit par le site Zénit.org

Il faut noter la grande continuité de position des différents papes depuis le Concile Vatican II.  Rappelons par exemple qu'en 2009, lors de sa visite en Israël, Benoît XVI avait qualifié l'antisémitisme de totalement inacceptable, l'antisémitisme - avait-il regretté - qui "continue de relever son visage répugnant dans plusieurs parties du monde". L'année précédente à Paris, en rencontrant des représentants de la communauté juive, il avait affirmé qu'être antisémite, c'est être antichrétien.

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:21

Voici un document important qui touche aux relations entre les Eglises protestantes et le judaïsme. Certes, il ne date pas de cette année, mais il est bien sûr toujours en vigueur. Intitulé "Eglise et Israël : contribution des Eglises issues de la Réforme en Europe sur les relations entre les chrétiens et les juifs", ce texte a été publié dans son édition originale en allemand en 2001, et constitue un événement historique, oecuménique, écclésial et théologique.

C'est un événement historique, car les Eglises issues de la Réforme en Europe disposent ainsi d'un texte commun et adopté à l'unanimité par l'Assemblée des 104 Eglises de la communion écclésiale de Leuenberg réunie à Belfast en juin 2001.

Les Eglises luthériennes et réformées en France (devenues en 2013 l'Eglise Protestante Unie de France), font partie de cette communion écclésiale sur la base de leur signature de la Concorde de Leuenberg en 1973, qui établit entre elles la "pleine communion", c'est-à-dire le partage de la prédication et des sacrements ainsi que l'interchangeabilité de leurs ministres.

Le texte complet est assez long. Vous pouvez le télécharger en bas de l'article

Il comporte trois parties :

- Partie I : Israël et l'Eglise

1. Prémisses théologiques et historiques

2. Rencontres entre l'Eglise et Israël dans les Eglises issues de la Réforme en Europe

3. Israël et l'Eglise dans la perspective de la tradition biblique

4. Evolution historique de la différence entre l'Eglise et Israël

- Partie II : L'Eglise et Israël

1 Tentatives théologiques en vue de clarifier la relation entre l'Eglise et Israël

1.1 La thèse des "deux voies"

1.2 La thèse de l'"alliance non révoquée" et de l'introduction dans l'unique alliance

1.3 La reprise de l'idée de "pèlerinage des nations à Sion"

1.4 La conception d'un peuple unique de Dieu formé d'Israël et de l'Eglise

1.5 Résultat

2. Israël et l'Eglise dans la doctrine chrétienne

2.1 La révélation du Dieu d'Israël en Jésus-Christ

2.2 La compréhension chrétienne des Ecritures saintes d'Israël

2.3 La compréhension chrétienne de Dieu

2.4 L'agir électif de Dieu

2.5 L'Eglise comme "peuple de Dieu" - Israël comme "peuple de Dieu"

3 La vie de l'Eglise avec Israël

- Partie III : L'Eglise dans l'aujourd'hui d'Israël

1 Conséquences pour la pratique écclésiale

1.1 Travail dans les communautés et au niveau des directions d'Eglise

1.2 Prédication écclésiale et enseignement

1.3 Culte et calendrier liturgique

1.4 Formation écclésiale initiale et continue

2 De la responsabilité commune des chrétiens et des juifs.

Conclusion

Télécharger le texte :http://www.ajcf.fr/IMG/pdf/Eglise_et_Israel_Texte_Eglises_protestantes_2001.pdf

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:10

Juliette et Odile-Marie nous invitent à la prochaine rencontre du groupe Cléophas, qui aura lieu, comme d'habitude, le 2° mardi du mois, soit :

le mardi 11 juin à 14 h,

au 20 chemin des noisetiers à Orvault.

"Nous continuerons l'Exode en lisant les chapitres 2 et 3, chacun dans notre Bible

Mais auparavant peut-pêtre pourrions-nous échanger sur nos découvertes du premier livre de la Bible : les événements, les personnages, nos impressions.

A bientôt la joie de nous retrouver.

Amitiés

Juliette et Odile-Marie"

 

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 18:36

Le président de la République est venu apporter quelques messages aux communautés juives réunies en congrès à Paris dimanche 2 juin, et particulièrement son engagement dans la lutte contre l’antisémitisme.

Le Président était invité au second congrès des communautés juives de France, le 2 juin à Paris, et il a parlé de la situation des  juifs en France en disant vouloir  entendre «les interrogations et inquiétudes » tout en se projetant «vers un présent et surtout un avenir»

Engagement du gouvernement dans la «lutte implacable contre l’antisémitisme. »

Toulouse :  » Des enfants juifs sont morts assassinés parce qu’ils étaient Juifs », a affirmé le Président de la République François Hollande, qui  a ajouté :  « des Juifs se posent la question : est-ce que nous pourrons encore vivre dans ce pays, avons-nous encore une place dans notre destin national ? La France est-elle capable de faire vivre des gens de pays, de culture, de religion, de couleur différente ? » « Oui, parce que c’est notre devoir, notre espoir », a-t-il répondu. « L’avenir des Juifs de France est en France. (…) Ensemble nous sommes capables de surmonter les menaces, la douleur, montrer que la France est plus forte que la haine qui veut nous diviser.

 Les Juifs et la laïcité Le Président français s’est aussi exprimé sur un sujet très sensible comme « la laïcité » et notamment sur : Les examens pendant le Shabath :

« Il n’est pas toujours simple d’aboutir au bon équilibre entre la liberté de conscience, la liberté religieuse et le respect de l’égalité, de la neutralité de l’espace public, de faire vivre notre pays en dehors de la sphère publique tout en lui accordant sa place …" Il a alors abordé le délicat problème – très sensible au sein de la communauté juive – de la coïncidence entre certaines dates d’examen et les fêtes religieuses. « Le ministre de l’éducation tente de faire en sorte que tous les écoliers, les étudiants puissent passer leurs examens. Mais si le calendrier scolaire devait tenir compte de toutes les religions, il serait difficile de fixer les dates », a-t-il indiqué, assurant avoir demandé à Vincent Peillon « de trouver le bon compromis pour que chacun soit à sa place »...

La Chéhita (Abattage rituel) :

Pour l’abattage rituel, il a dit : « le Ministre de l’agriculture entend maintenir le cadre – les lois de la République – dans le dialogue avec les communautés religieuses ….Les juifs se sont fait un devoir de se soumettre aux lois de l’État, telle a toujours été votre ligne de conduite …..pour les questions nouvelles ou qui apparaissent sous d’autres formes…l’Observatoire de la laïcité est composé de personnalités très différentes, avec le souci du pluralisme. Chaque fois qu’il sera nécessaire de mieux comprendre, mieux réglementer ou exceptionnellement de mieux légiférer, nous le ferons après son avis », a-t-il assuré.

 La sécurité d’Israël et l’Iran

Annonçant un prochain déplacement dans la région, le président de la République a, là encore sous les applaudissements du public, souligné « l’urgente, l’impérieuse nécessité d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire ». « Ce n’est pas seulement Israël qui est menacé mais l’ensemble de la région qui se trouverait bouleversée par cette éventuelle accession, et pas seulement le Moyen-Orient mais l’Europe » indiquant au passage que la France avait demandé que le Hezbollah figure désormais dans la liste des organisations terroristes.

Évoquant également le souvenir de la Shoah, le président de la République a assuré que « faire vivre le judaïsme européen c’est montrer que la vie peut l’emporter sur la haine, que la haine peut toujours être combattue ». À ses yeux, « tout ce qui peut contribuer à faire connaître notre histoire, rapprocher les peuples doit être encouragé », comme ce Centre européen du judaïsme, que le Consistoire souhaite construire dans le 17e arrondissement de Paris et que l’État, comme le conseil régional se sont « engagés à soutenir à la condition qu’il comporte un versant culturel, scientifique et européen ». « Vous devez faire en sorte de faire aboutir ce projet », a lancé François Hollande.

Les Juifs doivent rester en France pour apporter leur savoir

En conclusion, le président de la République  a terminé son allocution : « La République a besoin de tous, de vous, de ce que vous apportez par votre esprit d’entreprise, vos engagements, vos initiatives, vos talents, vos mérites. Et vous, vous avez besoin de la République et de la France parce que sans elle, vous ne seriez pas ce que vous êtes. »

.à partir du site de La Croix

et du site Alyaexpress

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:54

Le 18 mars 2013, le comité directeur de l'AJCF a élu à l'unanimité

Rivon Krygier,

Rabbin de la communauté Massorti Adath Shalom,

Prix de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France 2013.

"Le dialogue interreligieux actif est au coeur de l'ouverture massorti et de son exigence éthique et intellectuelle, peut-on lire sur le site du Mouvement massorti.

C'est selon ces principes que depuis près de 30 ans, Rivon Krygier mène un dialogue en profondeur avec le christianisme. C'est cette exigence qui est récomprensée par ce prix."

Vous voudrez certainement en savoir davantage sur le Rabbin Rivon Krygier, qui avait avait accueilli dans sa synagogue Massorti de Paris la remise du prix AJCF au père Michel Remaud en 2010. Pour celà inutile de répéter ici ce que d'autres ont déjà pu écrire. Il suffit de cliquer ici, pour tomber sur une excellente présentation réalisée par le site de l'AJCF. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site du Mouvement Massorti indiqué plus haut.

La remise du prix aura lieu le lundi 14 octobre 2013 à 18 h 30 au Collège des Bernardins à Paris.

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 08:19

Après l'événement "Volumes de prières", le Passage Sainte-Croix poursuit le dialogue interreligieux. Cette année trois chorales issues de différentes communautés (Chorale de la mosquée OSMANLI, chorale RENANIM de Nantes du mouvement européen de chorales hébraïques, et la Schola de la Cathédrale de Nantes) invitent à découvrir leurs chants d'ici et d'ailleurs le temps d'un concert. 

Concert "La musique est une langue universelle"

Jeudi 30 mai, à partir de 18 h 30 (et non pas 19 h30)

Passage Sainte-Croix

9 rue de la Bâclerie (quartier Bouffay) 44000 Nantes

(Entrée libre)

Concert au passage Sainte-Croix 30 mai 18 h 30

Des visites de la synagogue, de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et de la nouvelle mosquée Assalam sont également proposées :

à 15 h 00

- jeudi 6 et dimanche 9 juin : visite guidée de la synagogue (5 impasse Copernic - 44000 Nantes)

- jeudi 20 et dimanche 23 juin : visite guidée de la cathédrale

- jeudi 27 et dimanche 30 juin : visite guidée de la mosquée Assalam (136 bd de Seattle - 44000 Nantes)

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 08:21

Le dimanche 5 mai 2013, les membres de la Qehilla (communauté catholique hébréophone) de Jérusalem et les amis du vicariat Saint-Jacques se sont réunis à la Maison de Saint Siméon et Sainte Anne, afin de célébrer la fête de Saint Jacques. Le célébrant principal était le Père Pierbattista Pizzaballa, Custode - chef des Franciscains en Terre Sainte. Le responsable de la Communauté est le Père David Neuhaus, jésuite israélien, responsable pour les communautés d'expression hébraïque en Israël.

"L’association catholique appelée l’Oeuvre Saint Jacques a été fondée en 1955, en vue de former des communautés catholiques hébréophones dans l’Etat d’Israël. Saint Jacques était à la tête des disciples de Jésus à Jérusalem aux temps apostoliques. Juif pieux, il s’était efforcé de créer une communauté composée de juifs et de non juifs, unis par leur foi en Jésus (cf. Actes 15). La tradition chrétienne le tient pour le premier évêque de Jérusalem.".

Il est de tradition que chaque année, lors de la fête de Saint Jacques, l'Eglise de Jérusalem, Patriarcat et Custodie, se déplacent à la Qehilla de Jérusalem pour honorer Saint Jacques avec les amis du Vicariat Saint Jacques pour les communautés hébréophones.

L'an dernier, le dimanche 6 mai 2012, c'est son Excellence Mgr William Shomali, vicaire patriarcal pour Jérusalem qui avait rendu visite à la communauté catholique hébréophone de Jérusalem, pour fêter St Jacques, saint patron des communautés catholiques hébréophones en Israël et de tout le diocèse du Patriarcat latin.

Dans son homélie, l’évêque a exprimé sa joie de pouvoir prier à la Qehilla et a souligné l’importance de celle-ci au sein de l’Eglise de Jérusalem. Il a parlé des origines de la communauté de langue hébraïque dans la première Église de Jérusalem, dont les membres étaient des juifs qui croyaient en Jésus. Il a également évoqué l’unité qu’elle forme aujourd’hui avec la communauté de langue arabe, les deux donnant le même témoignage du Messie, en deux langues au sein de deux sociétés – arabe et juive – en Terre Sainte.

Les communautés arabophone et hébréophone sont "semblables aux deux poumons par lesquels respire l'Eglise en Terre Sainte" a-t-il notamment affirmé. Voici le début de son homélie :

"Chers frères et sœurs,

Je suis plein de joie de pouvoir fêter avec vous la fête de Saint Jacques, patron de votre kehilla et de tout votre vicariat. Je voulais depuis longtemps être parmi vous et prier avec vous, et il semble que Dieu ait exaucé ma demande. Votre kehilla est importante pour l’église de Jérusalem. Importante, non par le nombre de ses fidèles, mais par la signification que revêt votre présence ici. Vous constituez la continuation de la première église, issue du judaïsme. De plus, nos communautés, arabophone et hébréophone, sont semblables aux deux poumons par lesquels respire l’église de Terre Sainte. Ou, selon la métaphore qui se trouve dans la lecture d’évangile de ce jour, nous constituons deux sarments recevant leur sève et leur force de la même vigne, laquelle est Jésus le Christ notre Sauveur. Je prie pour que vous continuiez à témoigner de Jésus Christ au sein de la société juive israélienne.

Ce n’est pas là une mission facile, pas plus qu’elle ne fut facile à l’apôtre Paul. C’est ce même Paul qui est au centre de la première lecture de ce jour. Après sa surprenante conversion, il se heurte à une résistance farouche de la part de ses frères juifs. Cependant celui qui se heurte à une résistance croît aussi en force avec l’aide du Saint Esprit. Nombreux furent parmi les Juifs et parmi les nations ceux qui découvrirent grâce à lui que Jésus est le Messie. Les difficultés et les défis qui se trouvent sur notre route, ne doivent pas nous décourager. Le fait que nous constituons une petite minorité, parmi les Musulmans comme parmi les Juifs, ne doit pas susciter en nous de complexe, ni nous porter au découragement.

La première communauté de Jérusalem était pleine de force malgré ses faiblesses et le petit nombre de ses fidèles. En cette période, elle prit de l’assurance sous l’action de l’Esprit Saint : « A cette époque, l’église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie. Elle se construisait et avançait dans la crainte du Seigneur, et croissait en nombre sous l’encouragement de l’Esprit Saint » (Actes 9 :31)."

 

Pour lire le texte entier de l'homélie : cliquer ici

Si vous voulez connaître le Vicariat Saint Jacques pour les Catholiques de langue hébraïque en Israël : cliquer ici.

Pour comprendre l'icône ci-dessous, voir ici.

"Il a voulu ainsi, à partir du juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix" (Ephésiens 2,15)

"Il a voulu ainsi, à partir du juif et du païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix" (Ephésiens 2,15)

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 23:10

 

Le lundi à 16 heures

rediffusion le mercredi à 11h03

et le dimanche à 12h30

sur  

Fidélité 

la Radio Chrétienne de Loire Atlantique

radio-Fidelite-2.jpg

 

"Juifs & Chrétiens en dialogue"

cette semaine

les 20, 22 et 26 mai 2013

 

 

 nous retrouverons

le père Philippe Loiseau

qui nous parlera de la Pentecôte juive et de la Pentecôte chrétienne

 don de la Torah, don de l'Esprit 

 Ph Loiseau 1 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 18:41

La Conférence sur l'éthique (Ethique juive éthique chrétienne),

prévue la semaine prochaine 23 mai

qui devait être animée conjointement

par le rabbin Yashaya Dalsace

et par Monsieur le professeur Jacques  RICOT,

 est annulée.

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  • : Amitié Judéo Chrétienne de NANTES
  • : Association faisant partie de l'Amitié judéo-chrétienne de FRANCE
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