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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 09:36

C'est bien volontiers que nous reproduisons ici, (avec son autorisation) le dossier préparé par le Service Diocésain pour les relations avec le Judaïsme du diocèse de Saint Denis.

Bergoglio -juifs"L'Argentine est le pays d'Amérique Latine qui compte la communauté juive la plus importante.

Au début du XXème siècle et dans la période de l'entre-deux-guerres, des juifs d'Europe sont partis là-bas pour les raisons que l'on sait de l'antisémitisme européen mais aussi pour répondre au projet de création de "fermes juives" initié par le baron allemand Maurice Hirsch qui avait, au 19ème siècle, acheté des terres dans ce but. L'Argentine faisait alors partie de ce que l'on appelle les projets d'exterritorialisation, avec la Crimée et bien sûr le Birobidjan, même si ces deux derniers cas se situaient dans un autre contexte.

Le projet agraire n'a pas réellement réussi mais les familles juives sont restées en Argentine et la communauté est aujourd'hui importante.

Depuis plusieurs décennies, le dialogue entre juifs et catholiques y est très vivant et le cardinal Jorge Mario Bergoglio, devenu le pape François, a toujours été attentif et très présent aux rencontres, aux partages spirituels et aux actions communes.

De très bons signes donc pour que ce dialogue entre l'Eglise universelle et le peuple juif, non seulement continue, mais qu'il s'approfondisse encore davantage, guidé par le grand théologien et le grand spirituel qu'est notre nouveau pape François.

Baroukh achem !

Que le Seigneur soit béni !"

Dossier préparé par le Service diocésain des relations avec le judaïsme de Seine-Saint-Denis. Pour y accéder, cliquer ici.

L'article de "La Croix", qui semble ne pas fonctionner dans le dossier, est accessible ici.

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 14:47

Grand ami du pape François, Abraham Skorka est le rabbin de la communauté Benei Tikvà et recteur du Séminaire rabbinique latino-américain de Buenos-Aires. Il a notamment écrit un livre avec lui : "Sur le ciel et la terre", recueil de leurs conversations à la télévision.


Il vient d'être interviewé par LE FIGARO, à qui nous savons gré de nous autoriser à reproduire les lignes qui suivent :

Buenos Aires

LE FIGARO. - Comment est née votre amitié ?

Abraham Skorka  - Le jour de la fête nationale, j'étais invité à la cathédrale, comme représentant de la communauté juive. Il s'est approché et m'a fait une blague sur nos équipes de foot respectives, rompant un protocole très lourd. Je l'ai pris comme un message, une façon de me dire qu'il n'y avait pas d'abîme entre nous. Puis nous nous sommes souvent invités dans nos communautés. Il m'a demandé d'écrire le prologue de sa biographie.

Que partagez-vous ?

La conviction que c'est en respectant les hommes qu'on approche Dieu. Un jour, il m'a appelé car il venait de lire que des soldats juifs avaient été humiliés pendant la guerre des Malouines. Il m'a dit : "Ce que j'ai lu m'a ému. Je partage votre douleur".

Comment avez-vous réagi à son élection ?

Je n'ai pas été surpris. Je luis avais écrit un mail avant son départ pour lui souhaiter que Dieu le garde et lui donne la force dont il aurait besoin. En 2005 déjà, le fait qu'il ait recueilli beaucoup de votes était connu et nous avions eu un dialogue intime sur ce que cela représentait, sur le poids d'une telle charge. Nous avions cité ce vers de la Bible : "Ce que Dieu veut est que l'on marche vers Lui avec humilité." C'est une personne très humble, très entière, d'une grande spiritualité, qui sait exprimer ses idées avec simplicité. L'Eglise cherchait un pasteur, elle l'a trouvé.

Quels gestes a-t-il fait envers la communauté juive d'Argentine ?

Après les attentats meurtriers contre l'ambassade d'Israël et la mutuelle juive de Buenos Aires en 1992 et 1994, il a été très présent et a soutenu notre action en justice. Il a aussi impulsé ma nomination comme docteur honoris causa de l'Université catholique de Buenos Aires.

Skorka et BergoglioC'est une première pour un Rabbin, et un signe énorme envers le judaïsme. A la télévision, lors de nos discussions, lui d'ordinaire si posé haussait la voix pour fustiger l'antisémitisme comme "un antichristianisme". Il a aussi reconnu les erreurs de l'Eglise argentine et sa position antijuive.

Avez-vous évoqué la Shoah ?

Dans notre livre, il écrit qu'il s'agit d'"un crime avec des caractéristiques uniques", ajoutant que tout crime doit être condamné mais que la Shoah a une dimension de douleur particulière. Cette définition, qui pourrait être celle de tout juif, a touché mon coeur.

Que peut faire le Pape pour rapprocher chrétiens et juifs ?

Ce qu'il reste à faire est immense et je sais qu'il fera avancer ces relations. Nous devons maintenant dépasser les déclarations et les actes diplomatiques pour un réel rapprochement de l'Eglise avec "ses frères aînés", comme il nous appelle. Développer une fraternité comme celle qui nous unit.

 

Ne manquez pas non plus l'article de Jean-Christophe PLOQUIN, dans LA CROIX du 16 mars.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 07:56

Maddy Verdon, présidente de l'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes, s'adresse à nous pour accueillir le nouveau pape venu d'Argentine, le cardinal Bergoglio, devenu pape François.François

"C'est avec joie que les Catholiques du monde entier ont accueilli l'élection de leur nouveau pape François.
L'avis est unanime pour le présenter comme un homme tourné vers la pauvreté des corps et des coeurs.

Je pense que nos frères et soeurs protestants et orthodoxes ne peuvent rester indifférents à l'arrivée de ce nouveau chef de l'Eglise Catholique car, bien entendu, sa personnalité aura une influence certaine sur le dialogue oecuménique.

En tant que membres de l'Amitié Judéo Chrétienne de Nantes, je me réjouis de la proximité du Pape François avec la Communauté Juive. 
Il est connu pour avoir entretenu des relations d'amitié avec de nombreux juifs dont son ami Baruj Tenembaum qui écrit à son sujet : "C'est un homme très simple, très humble et spirituel. Il a participé comme personne à toutes les rencontres interreligieuses. Il a de nombreux amis rabbins. Il s'est rendu dans de nombreuses synagogues. Et je ne dis pas cela parce que je suis juif, mais parce que c'est un homme animé d'un profond respect pour toutes les personnes qui ont droit à la différence, du moment qu'elles sont intègres."

Dès hier, le pape François a adressé une lettre au grand rabbin de Rome dans laquelle il "espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du Concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d'un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur"

Enfin, la revue Tribune juive a fait savoir que le Congrès Juif Mondial a salué l'élection du pape François par la voix de son président Ronald S. Lauder : 
"...Le Pape François n'est pas un étranger pour nous. Au cours des dernières années, il a assisté à de nombreux évènements organisés par le Congrès Juif Mondial et le Congrès Juif d'Amérique Latine. Je l'ai personnellement rencontré à Buenos Aires en juin 2008. Il a toujours été ouvert pour tout ce qui nous concerne. En choisissant un homme de cette expérience, un homme connu pour son ouverture d'esprit, les cardinaux ont envoyé un message important au monde.
Je suis sûr que le Pape François continuera d'être un homme de dialogue, un homme capable de bâtir des ponts avec les autres religions."

Pour terminer, je vous propose les premiers mots prononcés par le pape François à la foule massée place Saint Pierre le soir de son élection : "... Et maintenant, initions ce chemin: l’Evêque et le peuple. Ce chemin de l’Eglise de Rome, qui est celle qui préside toutes les Eglises dans la charité. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous : l’un pour l’autre. Prions pour le monde entier afin qu'advienne une grande fraternité."
Pour en savoir plus sur le pape François, vous pouvez consulter le dossier réalisé par le site de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, à l'adresse : ajcf.fr
Vous y trouverez des liens vers divers articles, tels que 

- Le Pape François, un ami du dialogue judéo-chrétien (communiqué de l'ICCJ)
- L'Amitié Judéo-chrétienne de France félicite le nouveau pape François
- Le nouveau pape, Jorge Mario Bergoglio, argentin, a des relations avec les juifs (traduction en français d'un article du site juif américain JTA)
- Echange de lettres entre le Grand Rabbin de Rome, Riccardo di Segni, et le pape François
- Un article de "La Croix" sur le pape François, personnalité estimée par les institutions juives internationales
- Réaction du Président d'Israël et du Grand Rabbinat d'Israël.
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:54

Pour la deuxième année, la Chaire de Philosophie de l'Europe de l'Université de Nantes organise "Les Rencontres Européennes de Nantes". Après la crise économique de 2012, le thème de 2013 est l'implication du dialogue entre et avec les religions dans l'espace public européen. Deux colloques, en mars et en juin, permettront de creuser ce thème.

Faculté de Droit et des Sciences politiques de l'Université de Nantes - Amphi B   

Participeront au colloque :

les 14 et 15 mars 

Jean-Paul Willaime, Bernard Godard, Martine Cohen, Marc Leclerc, Philippe Gaudin, Dov Maimon, Jean-Marc Aveline (théologien du dialogue interreligieux, directeur de l'Institut Catholique de la Méditerranée), Chérif Ferjani, Xavier Dijon, David Meyer, Philippe Portier, Isabelle Kalinowski, Cécile Laborde.

Le thème :

L'Europe et ses religions

Impliquer les religions dans le dialogue européen

Pour plus d'infos : université de Nantes

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 08:01

      Maddy Verdon, présidente de l'AJC Nantes, a bien voulu nous donner un compte-rendu du week-end qui vient de se dérouler à Chavagnes-en-Paillers (85). Nous l'en remercions vivement :

"Chers amis,

Voici que la rencontre inter-régions 2013 de nos groupes d'Amitié Judéo-chrétienne vient de prendre fin ce soir après d'intéressantes interventions.

Seize membres de notre groupe étaient présents parmi la quarantaine de personnes venant des différents groupes, qui étaient tous représentés cette année.

Nous remercions grandement André Méhu, Catherine Jouin et tout le groupe angevin qui nous ont fait vivre une riche et excellente journée. Nous sommes très reconnaissants à Louis et Eva Pidhors (groupe AJC et membres de la communauté juive d'Angers) pour leur chaleureuse présence et pour la présentation qu'ils nous ont faite des mitsvot, les 613 commandements de la Loi juive et plus particulièrement la mitsva concernant les règles alimentaires, mitsva appelée "cacherout".DSCF2615

Ils nous ont aidés, l'un comme l'autre, à prendre conscience une fois de plus, de la richesse du Judaïsme et plus particulièrement de la liberté que procure l'observance des mitsvot et là, je cite Louis Pidhors : "La loi n'est pas un joug mais une façon de se rapprocher de l'Eternel", ou encore "Accomplir une mitsva c'est ajouter du sacré au quotidien".

L'après-midi, chaque groupe s'est exprimé, puis ont été évoquées deux manifestations à venir :

- l'ICCJ (International Council of Christians and Jews) suivi de l'Assemblée générale de l'ACJF qui auront lieu l'un et l'autre du 30 juin au 4 juillet 2013 à Aix-en-Provence.

- la prochaine session "Découvrir le Judaïsme" qui est organisée par les SDRJ (Services diocésains pour les relations avec le Judaïsme) et qui aura lieu en 2014 à Angers.

Cette rencontre a fait suite à la deuxième journée d'étude dispensée par le Père Michel Remaud qui, comme tous les ans, quitte pendant quelques jours l'Institut Albert Decourtray qu'il dirige à Jérusalem depuis de nombreuses années, pour retrouver sa Congrégation des Fils de Marie Immaculée à Chavagnes.

Au cours des deux samedis, 9 et 16 février, le Père Michel Remaud a eu un auditoire important et attentif. Son enseignement a été centré cette année sur Exode, chapitres 3 et 4. Comme à l'accoutumée, il a su nous emmener avec lui dans un approfondissement passionnant prenant en compte la tradition juive. Cela nous a donné l'occasion de travailler sur la dimension midrachique du Nouveau Testament.

Je vous souhaite à tous une très bonne semaine.

Maddy"

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 18:09

Dans la communauté juive, Benoît XVI « sera toujours considéré comme l’homme qui a affermi les innovations de Jean-Paul II », son pontificat sera celui qui a « affermi les conquêtes extraordinaires du rapport entre juifs et catholiques », déclare le rabbin Rosen

Le rabbin David Rosen, conseiller du grand rabbinat d’Israël, directeur du "Département pour les affaires interreligieuses du Comité juif américain"("American Jewish Committee") et de "l'Institut Heilbrunn pour la Compréhension internationale interreligieuse" (Israël), revient sur la renonciation de Benoît XVI au micro de Radio Vatican :

"J''ai été fortement surpris par l’annonce", même si à la réflexion, cette décision n'était pas "étrangère" à Benoît XVI qui "avait déjà dit par le passé que si un pape n’était pas dans les conditions de pouvoir exercer sa charge de façon adéquate, il devrait pouvoir se démettre", explique le rabbin.

Il estime que "c’est une décision courageuse", qui montre "une approche sincère du Pontificat comme un service" : "ce n’est pas une approche autoritaire, mais une approche qui voit la responsabilité du service à sa communauté, à ses fidèles et au monde"..

"Je pense que le pape Benoît a cherché de façon suprême à être cohérent, de ce point de vue", ajoute-t-il.

Dans la communauté juive, poursuit le rabbin, "il sera toujours considéré comme l’homme qui a affermi les innovations de Jean-Paul II", son pontificat sera celui qui a "affermi les conquêtes extraordinaires du rapport entre juifs et catholiques".

Pour le rabbin, ce point est  "très important", parce qu’auparavant "on aurait pu dire que les actions de Jean-Paul II étaient caractéristiques d’un homme qui avait une histoire personnelle particulière, d’implication avec la communauté juive depuis le début".

Or, "Benoît XVI a fait la même chose", et "peut-être même est allé plus loin par certains aspects de son engagement personnel", fait-il observer, citant sa visite en Israël où "il est allé plus loin dans la question des rapports interreligieux, dans l’encouragement à la collaboration interreligieuse".

En fin de compte, Benoît XVI est le pape qui a "tressé ses actions dans la structure de l’Eglise" : en effet, elles n’ont pas été "les actions d’un individu", mais "l’œuvre de l’Eglise". De ce point de vue, souligne le rabbin, "il constitue une sorte de modèle pour son successeur".

Et même s’il constate "une grande différence dans leurs personnalités", car Jean-Paul II était "très extraverti, un grand communicateur, l’homme du peuple" alors que "Benoît XVI est un professeur, plus à l’aise dans le monde des idées et des livres", pourtant "cela ne signifie pas qu’il soit moins impliqué et sincère dans ses actions".

Pour conclure, le rabbin formule deux souhaits pour l’avenir : "En tant qu'ami de l’Eglise, mon premier souhait est que l’Eglise soit conduite avec le même engagement que ces derniers temps. Comme rabbin, je prie pour que le successeur de Benoît XVI soit une personne qui ressente, dans le domaine du dialogue interreligieux, ce qu’ont ressenti Benoît XVI et Jean-Paul II".

Benoît XVI avait notamment reçu le rabbin Rosen en octobre 2010.(cf le site de Zenit du  14/10/2010)

Voir l'article que Radio Vatican consacre à cette interview.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:26

Qu'il nous soit permis de reprendre, en nous y associant, et à la suite de l'ICCJ (Conseil International des chrétiens et des juifs), le message de l'Amitié Judéo-chrétienne de France :

"Après la démission du Pape Benoît XVI le 11 février 2013, l'Amitié Judéo-Chrétienne de France tient à lui exprimer son profond respect pour un acte si courageux et moderne.

L'AJCF s'associe au communiqué de l'ICCJ

dont nous publions la traduction en français :"

"Le Conseil International des Chrétiens et des Juifs tient à exprimer ses voeux et son respect à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI à l'occasion de l'annonce de son retrait de la Chaire de Pierre. Tout au long de son pontificat, il a été un ardent promoteur de la compréhension entre les religions, en particulier entre Juifs et Chrétiens, comme demandé par la déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II.

L'engagement du pape Benoît XVI pour l'amitié entre "le peuple de Dieu de l'Ancien et du Nouveau Testament" est exprimé par sa compréhension de la tradition comme un engagement de vie entre la continuité avec l'héritage de la communauté et de la nécessité d'une réforme continue dans le présent. Il fonde sa vision théologique du lien de parenté entre Juifs et Chrétiens comme intrinsèque à l'essence même du christianisme.

Ses enseignements, qui comprennent l'affirmation de la vie juive dans l'Alliance, ancrée dans la Torah, et des traditions juives d'interprétation biblique, ainsi que le rejet de l'antisémitisme et des efforts de l'Eglise pour convertir les Juifs, sont ainsi présentés comme la restauration du témoignage biblique chrétien qui a été tragiquement déformé au cours des siècles. Cette approche assure que le rapprochement moderne entre Juifs et Chrétiens continuera de croître à l'avenir.

Nous lui souhaitons d'abondantes bénédictions divines pour les années à venir."

Texte original en anglais sur le site de l'ICCJ

Nous vous invitons à vous rendre de temps en temps sur le site de l'AJCF - ce sera toujours avec profit - et, pourquoi pas, à vous abonner à sa Newsletter.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 17:50

La prière de l'Angélus du dimanche matin donne généralement au pape Benoît XVI l'occasion d'évoquer les grands problèmes du monde. C'est ainsi qu'hier matin 27 janvier sur la place St Pierre de Rome, le pape a plaidé pour "que toute forme de haine et de racisme soit dépassée et que soient promus le respect et la dignité de la personne humaine".

Benoît XVI  évoquait ainsi la "Journée internationale à la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité", organisée chaque année le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. 

"La mémoire de cette effroyable tragédie, qui a frappé si durement et surtout le peuple juif, doit représenter pour tous un avertissement constant afin que les horreurs du passé ne se répètent pas, que toute forme de haine et de racisme soit dépassée et que soient promus le respect et la dignité de la personne humaine", a-t-il dit.

"Ce dimanche est aussi une journée spéciale d'intercession pour la paix en Terre Sainte [cinquième journée internationale]. Je remercie tous ceux qui la mettent en oeuvre dans de nombreuses parties du monde et je salue particulièrement ceux qui sont présents ici", a ajouté Benoît XVI.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:27

Que ce soit oui ou non,

ne ratez pas les occasions de l'apprécier ou de la découvrir à Nantes

chaque deuxième vendredi du mois,

au "Violon-Dingue", 1 rue Lebrun 

"Oui, Le RDV mensuel du Klezmer c'est dans quelques jours!
Vendredi 11 Janvier à partir de 20h30
CABARET YIDDISH AU "VIOLON DINGUE"
LE VIOLON DINGUE café-Spectacle
1 – rue Lebrun – 44000 Nantes - Facebook: Le Violon Dingue
avec le "Mini Beigale Orkestra"
...Dans l'esprit cabaret des années 20, les chants yiddish à la fois profonds et profanes, spirituels et spiritueux, poétiques et pathétiques – donneront envie de rire, pleurer, boire de la Vodka et danser la Hora...
(Nous, par exemple ça ressemble à ça):
 cette fois on accueillera:
Fredéric Dupont (Cymbalum)
Benjamin Lebert (Tuba)
en plus avec les habitués de la soirée: Jérome block: Accordéon, et Amit weisberger: Violon, Chant et "Badkhan" (amuseur-public)
voila! l'équipe change un peu chaque fois... et pour ceux qui veulent retenir les dates prochaines, c'est simple: tous les 2eme vendredi du chaque mois!
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 15:51

et pas qu'un peu !... C'est un événement exceptionnel ! Le pape Benoît XVI a commenté longuement les analyses du grand Rabbin Gilles Bernheim sur la famille ("Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption : ce que l'on oublie souvent de dire"), que nous vous avions présentées sur ce blog le 26 octobre dernier.

benoit xvi bigC'était dans un discours à la Curie Romaine, le 21 décembre 2012, pour présenter, comme chaque année, ses voeux de Noël. Benoît XVI a passé en revue les différents voyages effectués en 2012. Et dans le contexte de Noël, fête de la famille, s'il en est, il s'est notamment arrêté sur sa présence à la VII° Rencontre mondiale des familles, à Milan début juin. Benoît XVI a rappelé la place centrale et sacrée de la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, et il a souligné que, lorsqu'on touche à l'équilibre familial, ce qui est en jeu, c'est bien l'homme, l'être humain. "La question de la famille, a-t-il précisé, n'est pas seulement celle d'une forme sociale déterminée, mais celle de la question de l'être humain lui-même - de la question de ce qu'est l'être humain et de ce qu'il faut faire pour être de façon juste une personne humaine."Bernheim

C'est dans ce contexte que Benoît XVI en vient à évoquer les analyses du grand Rabbin de France :

"Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, dans un traité soigneusement documenté et profondément touchant, a montré que l’atteinte à l’authentique forme de la famille, constituée d’un père, d’une mère et d’un enfant – une atteinte à laquelle nous nous trouvons exposés aujourd’hui – parvient à une dimension encore plus profonde. Si jusqu’ici nous avons vu comme cause de la crise de la famille un malentendu sur l’essence de la liberté humaine, il devient clair maintenant qu’ici est en jeu la vision de l’être même, de ce que signifie en réalité le fait d’être une personne humaine. Il cite l’affirmation devenue célèbre, de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Dans ces paroles se trouve le fondement de ce qui aujourd’hui, sous le mot « gender », est présenté comme une nouvelle philosophie de la sexualité. Le sexe, selon cette philosophie, n’est plus un donné d’origine de la nature, un donné que l’être humain doit accepter et remplir personnellement de sens, mais c’est un rôle social dont on décide de manière autonome, alors que jusqu’ici c’était à la société d’en décider. La profonde fausseté de cette théorie et de la révolution anthropologique qui y est sous-jacente, est évidente. L’être humain conteste d’avoir une nature préparée à l’avance de sa corporéité, qui caractérise son être de personne. Il nie sa nature et décide qu’elle ne lui est pas donnée comme un fait préparé à l’avance, mais que c’est lui-même qui se la crée. Selon le récit biblique de la création, il appartient à l’essence de la créature humaine d’avoir été créée par Dieu comme homme et comme femme. Cette dualité est essentielle pour le fait d’être une personne humaine, telle que Dieu l’a donnée. Justement, cette dualité comme donné de départ est contestée. Ce qui se lit dans le récit de la création n’est plus valable : « Homme et femme il les créa » (Gn 1, 27). Non, maintenant ce qui vaut c’est que ce n’est pas lui qui les a créés homme et femme, mais c’est la société qui l’a déterminé jusqu’ici et maintenant c’est nous-mêmes qui décidons de cela. Homme et femme n’existent plus comme réalité de la création, comme nature de l’être humain. Celui-ci conteste sa propre nature. Il est désormais seulement esprit et volonté. La manipulation de la nature, qu’aujourd’hui nous déplorons pour ce qui concerne l’environnement, devient ici le choix fondamental de l’homme à l’égard de lui-même. L’être humain désormais existe seulement dans l’abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature. L’homme et la femme sont contestés dans leur exigence qui provient de la création, étant des formes complémentaires de la personne humaine. Cependant, si la dualité d’homme et de femme n’existe pas comme donné de la création, alors la famille n’existe pas non plus comme réalité établie à l’avance par la création. Mais en ce cas aussi l’enfant a perdu la place qui lui revenait jusqu’à maintenant et la dignité particulière qui lui est propre. Bernheim montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d’un droit, on peut se procurer. Là où la liberté du faire devient la liberté de se faire soi-même, on parvient nécessairement à nier le Créateur lui-même, et enfin par là, l’homme même – comme créature de Dieu, comme image de Dieu – est dégradé dans l’essence de son être. Dans la lutte pour la famille, l’être humain lui-même est en jeu. Et il devient évident que là où Dieu est nié, la dignité de l’être humain se dissout aussi. Celui qui défend Dieu, défend l’être humain !"

Nous avions averti : le document de Gilles Bernheim a toute chance de devenir un document de référence. Nous ne croyions pas si bien dire !

Si vous voulez relire l'analyse du Grand Rabbin de France, cliquez ici.

Si vous voulez lire tout le discours de Benoît XVI, cliquez ici.

Encore une fois, excellentes fêtes de NOEL à tous !

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