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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 18:13

Souvent ces deux fêtes, l'une juive, l'autre chrétienne, coïncident ou se suivent (en fonction du calendrier hébraïque luni-solaire) et l'on est parfois tenté de mêler leurs significations, bien différentes, c'est vrai, mais avec tellement de points de contact.

 

La fête de 'Hanouka est célébrée cette année

du 22 au 30 décembre 2019

Lampe-Hanouca-Topor

Petite présentation

Nous sommes au deuxième siècle avant notre ère. La Judée, qui avait été conquise par Alexandre le Grand, est aux mains des Séleucides. Sa position stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Afrique fait d’elle un enjeu vital dans la lutte entre les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides gréco-syriens. Par ailleurs, la population subit l’influence grandissante de la culture hellénistique qui fait de nombreuses émules au sein de la jeunesse.

La menace de destruction physique et culturelle est donc contenue à grande peine par les tenants de la tradition hébraïque. C’est à cette époque que le roi Antiochus IV Epiphane décide l’acculturation forcée des juifs. Il interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision, le respect du Chabbat. Par ailleurs, tout est mis en œuvre pour helléniser la population. Nombreux sont ceux qui prennent des noms grecs ou se marient avec des non-juives. Cette tendance se retrouve aussi parmi le clergé où des prêtres se font les complices de l’occupant pour piller le trésor du Temple.

C’est de Modine, un petit village de Judée, que le Grand-Prêtre Mattathias va lancer la révolte. Suivi par ses cinq fils dont Judah, qui sera un temps le chef militaire, la rébellion va se propager à travers toute la Judée. Les Syriens envoient des armées de plus en plus nombreuses et puissantes, mais ils sont à chaque fois défaits par les Maccabées (surnom de Judas fils de Mattatias, appliqué aussi aux chefs de la révolte puis aux 7 frères martyrs, dont parle le 2° livre des Maccabées), qui gagnent de plus en plus de terrain.

En l’an 164 avant JC, ceux-ci pénètrent finalement dans Jérusalem. Ils trouvent le Temple souillé, saccagé et pillé. Ne perdant pas de temps, ils le nettoient et le restaurent. Ils fabriquent un nouveau Candélabre, et le 25 du mois de Kislev, ils inaugurent le Temple réhabilité. (Le mot Hanouka vient de la racine HNK qui signifie dédier, ou consacrer).

hanoucca-2.jpg

Mais lorsqu’il veulent allumer la Menora, ils ne trouvent qu’une petite fiole d’huile d’olive pure portant le sceau du Grand-Prêtre. Elle est tout juste suffisante pour brûler un jour, alors qu’il en faut huit pour fabriquer une huile pure, conforme. Et là, Ô miracle, la Menora brûle huit jours, sans s’éteindre.

Ce miracle est célébré et remis à l’honneur tous les ans par le peuple juif à ‘Hanouka, une fête rabbinique non-chômée qui dure huit jours, pendant lesquelles on allume un chandelier à huit branches (plus une supplémentaire qui sert à allumer les autres bougies). On récite des prières de louanges et de remerciements.On allume chaque jour une nouvelle bougie, car "en augmentant les lumières, on augmente la sanctification" (Dr A.C. Merzbach)  C'est pourquoi on appelle aussi cette fête, fête des lumières.hanouka1

D’autres coutumes sont également liées à cette fête : jouer à la toupie (où sont gravées certaines lettres hébraïques), donner de l’argent aux enfants (‘Hanoucca Guelt en Yddish) et manger des aliments frits dans l’huile comme des beignets ou les latkès (beignets de pomme de terre).

Le chant le plus populaire de la fête de Hanouka est sans doute : "Maoz Tsour" (Rocher puissant). Ce poème liturgique aurait été écrit au milieu du 13° siècle, au temps des Croisades. Il chante la confiance que l'homme d'Israël doit établir en Dieu à l'heure de l'épreuve. C'est un témoignage des souffrances d'Israël au milieu des nations et une hymne à l'espérance du salut qui approche.

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.

Restaure la maison de ma prière et là

nous sacrifierons le sacrifice d'action de grâce.

A l'époque où Tu prépares l'écrasement du persécuteur en ses gémissements

Alors j'achèverai par un chant vigoureux de louange l'inauguration de l'autel.

A écouter par exemple ici

https://www.youtube.com/watch?v=K3_6makQ5zc

Pour en savoir plus sur 'Hanouka : n'hésitez pas à vous rendre sur Akadem, le campus numérique juif, à cette adresse : http://www.akadem.org/public/NL/Akadem2019/23_Aka-Hanouca-19.html

Les voeux du groupe d'Amitié Judéo-Chrétienne de Nantes,

par la voix de sa présidente, Maddy Verdon :

"Chers amis

Noël et Hanoucca sont à notre porte. Puisse la lumière qui symbolise ces deux fêtes éclairer notre monde qui en a bien besoin…

En effet, la victoire de la lumière sur l’obscurité doit nous remplir d’espérance. Pour nos frères juifs l’espérance se trouve dans le miracle de la fiole d’huile. Ne jamais désespérer, ne jamais douter de l’écoute de D.ieu !

Pour les chrétiens il s’agit de la naissance de ce petit enfant juif qui est au cœur même de leur identité et en qui ils mettent toute leur espérance.

Gardons foi en la capacité de l’homme, partenaire de D.ieu, à continuer de discerner, à continuer de donner du sens à sa vie, malgré la folie apparente du monde qui nous entoure

J’ai envie de me joindre au psalmiste qui chante la louange de D.ieu tout au long du psaume 8 et dont je retiens les dernières paroles 
Seigneur, notre Seigneur, 
que ton nom est magnifique par toute la terre !
 
 
Belle fête de Hanoucca
Beau Noël
à vous tous ainsi qu’à vos familles"
 

 

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 12:12

Cette année 5780 du calendrier hébraïque, la fête de Souccoth (ou fête des cabanes) est célébrée

 du 14 au 22 octobre 2019.

SouccahMais connaissez-vous bien cette fête ?

Pour nous introduire dans la signification de Souccot, nous vous proposons deux textes :

Le premier est du rabbin Adin Steinsaltz, grand spécialiste et traducteur du Talmud et qu'on peut entendre parfois dans l'émission "A l'origine : Bereshit" le dimanche matin sur France 2

le deuxième est repris de Colette Kessler, militante du dialogue judéo-chrétien, décédée en 2009.

"La fête de Souccot fait suite aux "jours redoutables", les dix jours de téchouva (repentance) entre Roch HaChana et Yom Kippour. L'on passe d'une sphère bien définie et délimitée à un monde qui franchit les barrières. Ces "jours redoutables" sont en effet associés au jugement, au pardon et à l'expiation; ils se trouvent encadrés à l'intérieur de frontières et de critères précis. A Souccot, en revanche, tout s'ouvre; ce n'est pas pour rien qu'on désigne cette fête comme le temps de notre joie (zeman sim'haténou) : le propre de cette dernière n'est-il pas aussi de dépasser toutes les limites et toutes les inhibitions ?" (Adin Steinsaltz : "Introduction à l'esprit des fêtes juives" chez Albin Michel).

 

"... Pour Souccot, les juifs doivent construire sur les balcons ou dans les cours, des cabanes de branchages décorées de fruits et de guirlandes qui leur serviront de meures pendant huit jours. "Abandonne ta demeure fixe et que ton lieu de séjour soit une habitation temporaire" dit le Talmud. Ils y prendront pendant sept jours tous leurs repas, y étudiront la Torah, y liront, et souvent même, à Jérusalem, y dormiront... Déplacé ainsi pendant une octave de jours, chaque année, le juif est appelé à reprendre conscience de la précarité de son existence dans le désert de l'histoire, en comptant sur la fidélité de la providence divine. Le mémorial du désert, du temps des dangers, des épreuves et des rébellions devient alors le temps de la confiance, de l'union avec Dieu, le temps de la joie pure et authentique.... Le juif, appelé à se libérer huit jours duyrant, de tout confort matériel, peut retrouver dans le dépouillement le sens de la véritable liberté...

La joie de la fête de Souccot, la joie de Sim'hat Torah (dernier jour de la fête), traduisent le bonheur profond de l'homme qui sait que sa vie est sanctifiée, transfigurée par l'accomplissement de la Torah. Cette immense joie d'une âme rendue sereine par l'absolution de Kippour. Selon un adage de nos maîtres, la joie déployée à Simhat Torah est fonction de la sincérité du jeûne, de la pénitence et de la prière au Jour du Pardon." (Colette Kessler : "Dieu caché, Dieu révélé - Essais sur le judaïsme", Lethielleux).

Simhat Torah

 

Pour aller plus avant dans la signification de Souccoth et de Sim'hat Torah, vous pouvez regarder et écouter ici le replay de l'émission "A l'origine", à propos de Souccoth, diffusé hier sur France 2 à 9 h 15 et disponible jusqu'au 27 octobre. Le rabbin Michaël Azoulay interroge Marc-Alain Ouaknin, qui présente par ailleurs l'émission Talmudiques chaque dimanche sur France-Culture.

Autres propositions : le  site du Cybercuré du diocèse de Nanterre

             Sur AKADEM : la conférence de Claude Rivline  : Yom Kippour et Souccot de la joie à la joie et celle de Philippe Haddad : "A l'ombre de Dieu" (la fête des cabanes).

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 11:00

yom_kippour_1-c41be-1-.jpg

YOM KIPPOUR

 

Yom Kippour est le jour de la repentance par excellence,

considéré comme étant le jour le plus saint

et le plus solennel de l'année juive.

Son thème central est le pardon et la réconciliation.

C'est le dixième des jours de pénitence

commencés avec Roch haChana.

 

Cette année Yom Kippour se célèbre

mercredi 09 octobre  2019 (5780)

(mais, comme toutes les fêtes juives,

Kippour commence la veille au soir.)

assemblee kippour

Par les résolutions de nos coeurs de réparer le mal commis,

de regretter sincèrement nos mauvaises actions

et de décider fermement de nous amender,

D.ieu consent encore et toujours à nous accorder son pardon.

 

Les textes rabbiniques précisent que Yom Kippour permet à l'homme

d'expier ses péchés contre Dieu,

mais pas vis-à-vis de son prochain.

C'est pourquoi, chacun s'engage

à résoudre les conflits et disputes au plus tard la veille du jeûne,

afin de pouvoir chanter avec de bonnes intentions

le "Kol Nidré"qui commence l'office de Kippour.

Kippour n'a de sens, disent les Sages,

que dans la mesure où un homme s'est réconcilié avec son prochain.

 

On observe en ce jour un jeûne de 25 heures,

du coucher du soleil à l'apparition de trois étoiles le lendemain,

au cours duquel on prie avec une ferveur toute particulière.

Ce jeûne, contrairement aux autres jeûnes,

est le seul à avoir préséance sur le Shabbat.

Donc, lorsque Kippour tombe un Shabbat,

on jeûnera quand même.

Chofars Kippour

(le son du chofar, surtout associé à Roch haChana, marque aussi la fin du jeûne solennel de Kippour)

 

"Le verbe k.p.r signifie "couvrir".

Nous le rencontrons la première fois

lorsque l'Eternel demande à Noé à propos de l'arche :

"Tu la recouvriras à l'intérieur et à l'extérieur par de la poix." (Gn 6,14).

Parmi les éléments du sanctuaire portatif du désert,

la Bible fait mention du kaporeth, traduit par "propitiatoire"

qui était le couvercle posé sur l'Arche d'Alliance

qui contenait les Tables de la loi (Ex 25,17).

Kippour est lié au recouvrement,

comme lorsqu'on parle du recouvrement d'une dette;

Le concept de recouvrement implique ainsi un acte positif

de rassemblement de souvenirs à effacer et de conduites à corriger

plutôt qu'une simple occultation liée à l'oubli.

Seul le travail de mémoire peut engendrer l'expiation,

et donc la revirginisation de la conscience morale

et de la ferveur religieuse."

(Ph. Haddad : "Pour expliquer le judaïsme à mes amis" pp. 127-128)

 

Pour approfondir

    Le site de l'AJCF nationale propose toute une page autour du Kol Nidré (tous les voeux), une des prières les plus populaires de la liturgie juive : 

 

http://www.ajcf.fr/spip.php?article 558

  Akadem, le campus numérique juif ne manque pas de conférences qui vous aideront

à retrouver le sens de ce rendez-vous annuel ou à en découvrir la signification :

En voici une, de Claude Riveline : A'harei Mot : de Kipour à Pessa'h

et une autre de Tamar Schwartz : Yom Kippour, qui pardonne quoi ?

                         

                                     

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 18:33

Fin du cycle de lecture de la Tora et début du nouveau cycle : c'est la fête de la Tora, ou plus exactement de "la joie de la Tora".

Elle a lieu le 23 Tichri, en conclusion de la fête de Souccot,

cette année mardi 2 octobre 2018 (début lundi soir).

 Simhat Tora n’est pas d’origine biblique. Cette fête ne vient pas non plus du Talmud. Elle est liée, en fait,  au cycle des lectures de la Tora. Elle est apparue vraisemblablement au IXème siècle. Sim'hat Tora clôture le cycle annuel de lecture de la Tora. Au cours de cette fête on remercie Dieu pour le don de la Tora, au moment où recommence le nouveau cycle annuel de lecture..

Sim'hat Tora se caractérise par un office en soirée et le lendemain matin

particulièrement joyeux.

Après avoir enchaîné la lecture des derniers versets du Deutéronome (dernier livre de la Tora) et les premiers de la Genèse ("Au commencement..."), tous les rouleaux de la Tora sont sortis de l'arche sainte et portés par les fidèles, grands et petits, qui tournent sept fois autour de l'estrade de lecture (la bima), chantant et dansant en joyeuse procession. En Israël, ces processions débordent souvent dans les rues.

Pour avoir une petite idée de la joie immense de cette fête :

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 18:52

La fête de Kippour se célèbre cette année 2018

 (5779 du calendrier hébraïque)

le mercredi 19 septembre,

(mais comme toutes les fêtes juives

Kippour commence la veille au soir, mardi 18).

"Le 10 de ce septième mois,qui est le Jour du Grand Pardon, vous tiendrez une réunion sacrée, vous jeûnerez, et vous présenterez un  mets consumé au Seigneur; vous ne ferez aucun travail en ce jour précis,  car c'est un jour de Grand Pardon,  où se fait sur vous le rite de l'absolution devant le Seigneur votre D.ieu.. Vous ne ferez aucun travail : c'est une loi immuable pour vous d'âge en âge, où que vous habitiez... Depuis le 9 du mois au soir jusqu'au lendemain soir, vous observerez ce repos sabbatique."

(Lv  23, 27...32)

Même les juifs qui sont peu ou pas du tout observants respectent ce jour, en chômant et souvent en jeûnant.

Pour plus de précision : voir la présentation faite en septembre 2010  

Yom Kippour est un jour de jeûne consacré à la prière et à la repentance (25 heures en tout).

Pendant cette journée, les fidèles se réunissent à la synagogue pour prier en demandant pardon pour les péchés commis lors de l'année écoulée. Pardon envers D.ieu mais également envers son prochain.

Dans le mois d'Eloul, qui précède Kippour, chacun doit tout mettre en oeuvre pour se réconcilier avec son prochain, car seules les fautes envers D.ieu pourront être absoutes le jour de Kippour.  

yomkippour

Une des pièces les plus populaires de la liturgie de Kippour est la prière du Kol Nidre (judéo-araméen כָּל נִדְרֵי « Tous les vœux ».

 C'est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour.

Introduite dans le rituel de prières en dépit de l'opposition d'influentes autorités, attaquée au cours du temps par d'éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au XIXe siècle, cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites comme preuve de la fourberie des Juifs. 

En voici une traduction : "Que tous les vœux, les interdits personnels et collectifs, les serments et choses équivalentes que nous aurions formulés et contractés, toutes les promesses et tous les engagements que nous aurions faits et pris devant Dieu, à compter de la date de ce Yom Kippour-ci et jusqu’au Yom Kippour à venir, nous les rétractons ci-devant, qu’ils soient nuls et non avenus, puisque nous ne sommes pas assurés de les tenir. Nos vœux ne sont plus des vœux, nos engagements ne sont plus des engagements, nos serments ne sont plus des serments. L’Officiant et l’Assemblée :

« Et que soient pardonnés toute l’assemblée du peuple d’Israël ainsi que l’étranger qui réside parmi eux, car chacun d’eux a agi par inadvertance » (Nombres 15,26).

En fait, il ne s'agit pas des voeux formulés envers les autres, mais envers soi-même, les engagements inconsidérés que l'on aurait pu prendre pour soi-même. Il ne s'agit pas des devoirs citoyens ou des serments prononcés devant des tribunaux civils.

Aujourd'hui ce chant est presque devenu le symbole de Kippour.

En voici une version chantée par Charles K.L. Davis.

https://www.youtube.com/watch?v=h2E6R0jqIn4

Pour en savoir plus sur cette fête, n'hésitez pas à fréquenter le site de l'AJC de France
et le campus numérique juif, AKADEM, qui nous permet d'entrer plus avant dans sa signification :
une conférence de Claude Riveline, sur Kippour et souccot, de la joie à la joie
et une conférence de Delphine Horvilleur et Djelloul Seddiki sur  Jeûner devant D.ieu
 
 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 10:30

La signification de la fête de Roch haChana est tellement riche que c'est d'une année sur l'autre qu'on peut en approfondir le sens.  En voici quelques éléments :

Roch HaChana, c' est le début de l'année civile juive, le jour du nouvel an juif (cette année 10-11 septembre 2018).  L'année religieuse, elle, commence au mois de Nissan avec Pessah, fête de la Pâque. Roch HaChana se célèbre le 1er et le deuxième jours du premier mois de l’année civile, celui de tichri (septembre-octobre).

Le début de l'année juive célèbre l'anniversaire de la création et plus précisément de la création de l'hommeLa fête du nouvel an juif  dure 2 jours qui sont chômés.  On n'y fait aucun travail et on se consacre à la convocation divine.

 La fête du nouvel an juif débute une nouvelle étape dans la vie de chacun et pour l'ensemble du peuple. Il s'accompagne d'un rituel (sédèr ) qui met en scène des symboles de réussite, de joie et de douceur pour la nouvelle année. On souhaite "une bonne année" . Le début de l'année comporte des repas festifs.Année douce Les festivités du nouvel an  débutent la veille au soir par un  festin, après l'office du soir à la synagogue. La fête du nouvel an juif se célèbre ainsi au cours d'un repas rituel. On mange des pommes et du miel.

  Roch HaChana est aussi le jour du jugement de tout être (Yom HaDin). Ce jour-là les hommes défilent devant D.ieu pour être jugés.

Le Talmud nous enseigne (Roch HaChana 16), au nom de Rabbi Jochanan : "A Roch HaChana, trois livres sont ouverts : un pour les justes, un pour les impies, et un pour les hommes moyens". Les justes parfaits sont inscrits directement et définitivement pour "la Vie" (la vie éternelle dans le monde futur). Les impies résolus sont inscrits et scellés directement pour "la Mort". Les hommes moyens restent en suspens depuis Roch HaChana jusqu'à Yom Kippour. Ce jour-là, s'ils se sont repentis, ils sont méritants et sont inscrits pour "la Vie". S'ils ne le sont pas, ils connaîtront le sort des impies.

Le jugement se fait le jour de Roch HaChana. La sentence définitive est prononcée à Yom Kippour. Les dix jours qui vont de Roch HaChana à Yom Kippour sont appelés ASSERET YEMEI TECHOUVA les dix jours de repentir, appelés souvent aussi les "jours redoutables". Dix jours privilégiés où tout homme peut implorer la clémence divine. Pendant cette période, particulièrement propice à la TECHOUVA (repentir),  l'homme devra faire preuve de sa bonne foi et de son sincère repentir. Le destin n'est jamais irrévocable, l'intervention de l'homme est déterminante.

Shofar

La prière du matin est marquée par l'appel du Chofar. Le Chofar est une corne de bélier qui sert de trompette et qui retentit pour réveiller les consciences endormies. Le Chofar est sonné les deux jours  de Roch HaChana. La sonnerie du Chofar apelle  les fidèles au repentir. Faire entendre à Roch Hachana le son de la Térou’ah (sonnerie), suggère que quelque chose de grave est en train de se passer.

Pour en savoir plus sur le son du Chofar : site de Aish.fr sur la symbolique du chofar

sur le sens de Roch haChana et des fêtes d'automne : site national de l'AJCF.

Bonne Année 5779 à tous nos amis Juifs

Bonne année   

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 18:00

Pour parler des grandes fêtes juives, la Tora emploie le terme de "convocations" :

"Miqré' Qodesh", convocations saintes, rendez-vous de l'Eternel.

Chacun est en effet appelé, convoqué par Dieu pour se mettre en sa présence.

Ce peut être pour des fêtes de pèlerinage (Pessah, Chavouot et Souccot), qui sont des fêtes joyeuses. Ce peut être aussi, et c'est le cas des fêtes d'automne qui arrivent, pour des "jours austères, redoutables", où chaque juif a l'occasion de faire son examen de conscience, personnel et religieux.

On appelle aussi ces fêtes d'automne fêtes de Tichri, du nom du mois où elles se célèbrent. Le mois de Tichri (sept-oct) est le plus intense de tous les mois de l'année juive. Il regroupe trois grandes fêtes : Roch Hachana, Yom Kippour et Soukkot. Ensemble, elles forment un véritable cycle.

Roch haChana (nouvel an juif) : 1 et 2 Tichri : cette année : les lundi 10 et mardi 11 septembre 2018. Les fêtes commençant toujours la veille, le début de la fête de Roch haChana sera célébré dimanche soir 9 septembre.

Yom Kippour (jour du Pardon) : 10 Tichri : le mercredi 19 septembre 2018. (début : mardi 18 au soir)

Soukkot (fête des cabanes) : du 15 au 22 Tichri : du lundi 24 au dimanche 30 septembre 2018 (début : dimanche 23 septembre au soir)

Nous reviendrons sur chacune de ces fêtes.

Disons déjà que les

10 et 11 septembre du calendrier latin (début la veille),

la communauté juive va célébrer

la fête de Roch haChana,

premier des 10 jours redoutables ou austères

qui vont conduire jusqu'à Yom Kippour.

Tous ces jours vont être consacrés à un examen de conscience

et à la réparation des fautes commises.

Roch haChana

qui veut dire "tête de l'année"

est ainsi le premier jour de l'an juif.

La Communauté entre dans l'année 5779.

A cette occasion

l'Amitié judéo-chrétienne de Nantes

présente à tous ses amis

ainsi qu'à la communauté juive

ses meilleurs voeux

pour cette nouvelle année.

Qu'elle soit remplie

de bienfaits et de douceur,

que la paix arrive sur Israël et sur le monde.

Rosh-Hashana-6

Chana Tova - Bonne année 5779

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:20

La Communauté juive et la communauté chrétienne

célèbrent une fois encore la même semaine et le même jour

la fête juive de Chavouot (fête des semaines)

le 24 mai (la célébration commence samedi soir 23 mai)

et la fête chrétienne de la Pentecôte

dimanche 24 mai.

Chavouot est l'une des cinq fêtes prescrites par la Tora. La Tora enseigne que Chavouot se célèbre 49 jours après Pessah afin de marquer le moment du don de la Tora sur le mont Sinaï. Ainsi, comme l'enseigne la  tradition, sept semaines (chavouot) après la sortie d'Egypte et l'invention de la liberté, Dieu se révéla à son peuple sur le mont Sinaï pour lui donner la Loi. Aux yeux et aux oreilles de tous, les Dix Commandements (les "Dix Paroles") furent annoncés et l'alliance entre Dieu et les enfants d'Israël scellée.

ChavouotC'est aussi la "fête des moissons", où l'on apportait au Temple de Jérusalemn les prémices de sa récolte, ce qui explique en partie la lecture de la mégillah de Ruth pendant les offices de Chavouot. Ruth se passe en effet pendant la moisson des orges et des blés. Mais, plus important sans doute, si on lit Ruth à Chavouot, c'est peut-être parce que le livre de Ruth nous invite à une relecture de la Tora moins étroite, plus ouverte : Ruth nous pousse à redécouvrir que l'essence même de la Tora, c'est l'amour (hésed), la bonté, la fidélité, la bienveillance. Parce que la hésed, c'est un mouvement d'amour et de compassion qui va bien au-delà de tout ce qui peut être attendu. Sans hésed, tout est bloqué dans le livre de Ruth. Avec la hésed, tout devient possible ; et l'étrangère, fille d'un peuple honni, peut devenir l'exemple même de la convertie et l'arrière grand-mère du roi David et du Messie.

"Pour quelle raison - demande le Midrash Rabba de Ruth (commentaire rabbinique sur le livre de Ruth) - le livre de Ruth fut-il écrit ? Pour nous enseigner combien grand est le mérite de ceux qui agissent avec hésed bienveillance" (RuthR2,14).PENTECOTE2

La même semaine, cette année, mieux même le même jour, les chrétiens célèbrent la fête de la Pentecôte (un des autres noms de Chavouot, d'ailleurs). Pentecôte, d'un mot grec signifiant "cinquante", cinquante jours après Pâques. Cette année c'est le dimanche 24 mai. Fête qui commémore le don de l'Esprit aux Apôtres (Actes 2, 2-3...) et le début de l'Eglise, selon la promesse de Jésus : "Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre" (Actes 1,8).

Pour en savoir plus :

Chavouot : site de l'AJCF 

Pentecôte chrétienne : site de l'Eglise de Francechavouot

Vous pouvez aussi écouter une présentation de Chavouot et de la fête de Pentecôte par Meir SIBONI, de la communauté juive de Nantes, et Pierre JOUNEAU, bibliste, sur  le site de la radio FIDELITE (Nantes 103.8, Pornic 92,5 Chateaubriant 97,2) que vous pouvez entendre directement ici.

 

      Hag Chavouot saméah -

Joyeuses fêtes de Pentecôte  !

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:22

Le site de l'AJCF nous invite à regarder de plus près les jours qui vont de Pessah à Chavouot. lag baomer (1)

"La période entre les deux grandes fêtes juives du printemps, Pessah et Chavouot, s'appelle l'Omer, elle commence le deuxième jour de Pessah, donc le soir du second Seder en Diaspora (le lendemain du Seder en Israël puisqu'il n'y en a qu'un). Pendant cette période, chaque soir on fait "le compte de l'Omer".

Après une période de deuil, le 33° jour est un jour de joie : Lag Ba'Omer, le 18 Iyar.

En 2013, Lag Ba'Omer a lieu le dimanche 28 avril."

Omer - Lag Ba'Omer : des mots qui ne vous disent peut-être pas grand chose ! Pour en savoir plus, rien ne vaut un petit passage sur le site de l'AJCF, où vous ne manquerez pas de lire, entre autres, l'article de Michel Remaud : L'Omer, temps pascal et temps de deuil. - et les différents renvois à Omer et Lag Ba'Omer.

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:58

          LPâque Juive (Pessah ou Pesah ou Pesach en Hébreu) commémore la libération du peuple juif de l'esclavage qu'il subissait en Égypte, tel qu'il est relaté dans le livre de l'Exode. Sous la protection divine et la direction de Moïse, les Juifs sont passés de l'humiliation de servir Pharaon à la gloire de servir Dieu.

PessahEn même temps qu'il est fait mémoire de l'exode d'Égypte chaque année, les membres de la communauté juive célébrent leur propre quête de liberté en tant qu'individus et en tant que peuple, et renouvellent leur foi que la liberté et la paix peuvent vraiment se réaliser.

La Pâque juive est une fête de contrastes. C'est du pain azyme qui est mangé par les   juifs, matsa ou «pain de misère» accoudés à la table comme des rois. C'est l'occasion de goûter simultanément l'amertume de l'esclavage et la douceur de la liberté. L'amer et le sucré sont consommés dans le même repas, symbolisant ainsi le paradoxe de la vraie liberté qui ne peut être atteinte que par la lutte et le défi.

A propos du pain azyme (sans levain), les Maîtres du Judaïsme précisent qu'il faut se débarrasser à la fois  du levain qui est dans la maison et du levain qui est dans nos coeurs, comme le souligne aussi l'apôtre Paul : "Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain, dans la pureté et la vérité" (1 Corinthiens 5,8).

Au cours des deux seder (repas rituel) de la Pâque Juive, les Juifs racontent et réactualisent la sortie des Hébreux d'Égypte, le passage de l'état d'esclavage à celui de liberté.

Par des récits et des chants, dans un rituel faisant appel aux cinq sens, chaque Juif doit se sentir comme s'il était lui-même sorti d'Égypte.

Comme le dit le Talmud, "Dans chaque génération, chaque individu doit se considérer comme étant lui-même sorti d'Egypte". (Pessa'him 116b). Eucharistie

Les chrétiens, vous le savez, sont greffés sur la racine juive, et les rites chrétiens prennent tout leur sens dans le prolongement de l'Alliance. C'est ainsi que la fête chrétienne de Pâques est la fête de la résurrection du Christ, libération de l'esclavage du péché et de la mort. Le repas pascal juif et la Cène chrétienne, pain et vin, sont les signes qui actualisent, qui rendent présents les actes libérateurs de Dieu.

Et cette année , une fois de plus, la fête de Péssah et la Pâque chrétienne, malgré des calendriers différents, se célèbrent pratiquement aux mêmes dates. 

Fête de Pessah : du 25 mars au soir (seder du 1er soir) au 2 avril

Fête de Pâques : semaine sainte du lundi 25 au samedi 30 mars

               dimanche de Pâques : 31 mars

Hag Sameah 

(Hag Pessah Saméah)

paques01

 


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