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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 16:48

 

Nous avons envie de vous faire partager quelques lignes écrites par Léon Bloy...

Mais qui était Léon Bloy ?

 

Un romancier et essayiste français qui vécut de 1846 à 1917

Son inspiration fut essentiellement religieuse, toujours à la recherche d'absolu

Mais son style violent et polémique lui valut de nombreuses difficultés et beaucoup d'ennemis.

il s'opposa à l'antisémitisme de son époque et voilà ce qu'il écrit à propos de la judéité de Jésus dans un ouvrage intitulé "Le vieux de la montagne" qu'il publia en 1910 :

 

 

" Supposez que des personnes autour de vous parlassent continuellement de votre père et de votre mère avec le plus grand mépris et n'eussent pour eux que des injures ou des sarcasmes outrageants, quels seraient vos sentiments ? Eh bien, c'est exactement ce qui arrive à Notre Seigneur Jésus Christ. On oublie ou plutôt on ne veut pas savoir que notre Dieu fait homme est un Juif, le Juif par excellence de nature, le Lion de Judas; que sa mère est une Juive, la fleur de la race juive; que tous ses ancêtres ont été des Juifs, aussi bien que tous les prophètes, enfin que toute notre Liturgie sacrée tout entière est puisée dans les livres juifs. Dès lors, comment exprimer l'énormté de l'outrage et du blasphème qui consiste à vilipender la race juive ?

 

Autrefois, on détestait les juifs, on les massacrait volontiers, mais on ne les méprisait pas en tant que race. Bien au contraire, on les redoutait et l'Eglise priait pour eux, se souvenant que Saint Paul, parlant au nom de l'Esprit Saint, leur a tout promis et qu'ils doivent, un jour, devenir les astres du monde. L'antisémitisme, chose toute moderne, est le soufflet le plus horrible que Notre Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours, c'est le plus sanglant et le plus impardonnable parce qu'il le reçoit sur la Face de sa mère et de la main des Chrétiens."

 

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 21:48

Sur Arte

Toute la journée de jeudi sera consacrée
à Jérusalem
La réalisation est placée sous l'égide de Serge Moati

A ne pas manquer...



Sur France 2 à 22h25

1ère partie de :
Einsatzgruppen 
les commandos de la mort


La shoah par balles dans les pays de l'Est 

La 2ème partie sera diffusée sur cette même chaîne le jeudi suivant, le 23 avril à 23h05

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 22:37
Dans le journal La Croix des 28 et 29 mars il y a un article
très intéressant à propos de Claude Vigée, poète et juif
Nous vous rappelons que Claude Vigée a reçu
le prix de l'AJCF en 2006, le 23 octobre.
Vous pouvez retrouver cet hommage fait à Claude Vigée
dans le numéro 3-2007 de la revue SENS


Nous avons retenu pour vous, toujours dans ce même journal, 
un article écrit par Armand Abécassis, philosophe :

"Présence et absence de Dieu"


  "Nous venons de fêter Pourim et nous avons lu le rouleau d’Esther. On connaît cette histoire et la ten­tative de Haman d’exterminer les juifs habitant les cent vingt-sept provinces perses. Déjà, dans ce premier événement malheureux de l’histoire juive en exil, sont déposées les épreuves que le judaïsme allait traverser au sein des nations. C’est le temps du se­cond Temple, reconstruit à la fin du VI

 e
siècle avant l’ère courante. Pourtant, tous les juifs déportés par Nabuchodonosor dans le premier quart de ce siècle ne retournent pas dans leur patrie. La plus grande partie préfère rester en Babylonie, gardant ses coutumes et ses lois et refusant de s’assimiler à la culture perse.
  Ainsi se déclenche l’histoire de l’antijudaïsme. Son initiateur s’appelle Haman, qui obtient du roi Assuérus l’autorisation de massacrer les juifs. Il lui dit :
«Voici un peuple particulier dispersé et séparé au milieu des peuples dans toutes les provinces de ton royaume. Leurs lois sont dif­ férentes de celles de tout peuple et ils n’exécutent pas les lois royales. Le roi n’a pas intérêt à les laisser tranquilles » (Esther 3, 8). Et tel sera aussi l’argument essentiel des antijuifs durant tout l’exil, avant et après Hitler. Refuser l’identité culturelle juive est le modèle de tout refus de la différence. Pour­tant, si les communautés juives dans le monde ne s’assimilent pas et ne se laissent pas absorber par les cultures au sein desquelles elles vivent heureuses ou mal­heureuses, elles sont parfaitement intégrées et obéissent aux lois des royaumes, des empires et des républiques. La reine Esther et le nota­ble Mardochée en sont des exemples, et certains notables de la cour d’As­suerus comme Harbona (Esther 7, 9), qui n’est pas juif, prennent fait et cause pour Mardochée et Esther et combattent Haman.
  Une deuxième caractéristique du judaïsme en exil est marquée, dans le rouleau d’Esther, par l’absence totale d’un nom divin. On n’y parle pas du tout de Dieu. Le nom d’Esther signifie l’occul­tation. Traduit littéralement, il est rendu par
« Je me cacherai ». Par rapport à l’hébraïsme déposé dans la Torah, qui insiste sur la Présence divine conduisant l’his­toire et régnant sur le monde, le judaïsme, déposé plus tard dans le Talmud, place la responsabilité de l’homme au centre de sa vision de l’histoire. Il interdit même de lire le nom divin par excellence, YHWH, tel qu’il est écrit : on le lit désormais Adonaï (Seigneur). Il faut dire notre reconnaissance profonde à l’Église qui ne veut plus entendre parler de Yahweh ni le voir écrit. Les chrétiens doivent respecter cet inter­dit et s’astreindre à traduire ce nom imprononçable par « Seigneur », comme les juifs.
  Ne pas pronon­cer le nom divin, comme il est écrit, impose à l’homme juif le devoir de ne pas se représenter Dieu, de cesser de parler de Dieu et de se limiter à comprendre et à obéir à sa parole, seule connaissable et seule signifiante. Prétendre dire qui est Dieu et ce qu’il est conduit à l’idolâtrie. Pourtant, on ne peut vivre sans tension vers lui et sans le dynamisme qui nous arrache à nous-mêmes pour nous projeter vers l’Absolu et l’Infini, sans ja­mais les rejoindre."



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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 20:29


Le grand rabbinat d'Israël a remercié le pape
pour son attitude à l'égard de
Monseigneur Williamson et cela au cours
d'une rencontre qui a eu lieu
jeudi dernier, le 12 mars.



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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:54


Nous avons retenu l'article paru
dans La Croix du jeudi 5 mars.

Il nous fait part de la réunions à Paris
de 300 rabbins européens.
qui ont échangé autour de thèmes tels que
la bioéthique, la famille,
les relations avec l'Eglise catholique,
le voyage du pape en Terre Sainte...

L'affaire Williamson a été débattue
au cours de cette rencontre et
le grand rabbin de Paris, David Messas a reconnu
que "le pape a raison de rechercher
l'unité de l'Eglise catholique"
mais il a ajouté "qu'il conçoit aussi
que les juifs aient diversement accueilli le fait
qu'un négationniste puisse être réintégré"

Par ailleurs, à propos de la bioéthique,
le Grand Rabbin de Paris a souligné
qu'il existait des points de convergnece
entre chrétiens et juifs puisque dit-il
"nous avons, avec le cardinal André Vingt-Trois,
archevêque de Paris, signé
un texte commun sur la question de la fin de vie"


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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 20:23
Aujourd'hui, dans le journal "La Croix" Armand Abécassis écrit :



 « Ma famille a fait de moi un passeur » 
 
«J
e suis né au Ma­roc, à Casablanca, où j’ai vécu mon enfance. Ma ville se limitait alors à la rue des Synagogues, une rue arabe certes, mais spécifiquement juive marocaine. Très tôt, j’ai eu conscience d’ap­partenir à une com­munauté différente, parce que profondé­ment ancrée dans une tradition qui me fut transmise par trois personnes que je respectais infiniment: mes deux parents et le rabbin Eléazar. Ce res­pect des aînés reposait aussi sur la solidarité entre adultes. Ma mère approuvait mon père en toute situation et tous deux avaient une confiance aveugle en Rabbi Eléazar. Entre eux, il y avait comme un partage des tâches.
  Ma mère m’apprenait la solidarité : je portais aux plus démunis les vêtements et les denrées qu’elle avait collectés au sein de la famille. Expansive, elle me couvrait de baisers et de formules exagérées d’amour ou… de réprimandes, si par hasard je m’étais fait punir par le rabbin!
Mon père, lui, veillait à ce que je connaisse parfaitement mes priè­res. Il ne m’embrassait pas lorsque j’inclinais la tête pour recevoir sa bénédiction, mais souriait tendre­ment. Mon plus grand bonheur d’enfant était de ressentir sa fierté à mon égard, bien qu’il essayât de la camoufler, lorsque je l’accompa­gnais à la synagogue.
  Comme tous les enfants juifs, je me rendais chez le rabbin chaque jour après l’école, car si la transmis­sion religieuse passait par la famille, la connaissance de la Torah, elle, incombait au seul rabbin! Après mes parents, Rabbi Eléazar était comme un second rempart qui me protégeait. Une sécurité si propice à l’éclosion d’une liberté intérieure ! Avec lui, j’apprenais à affermir ce
que mes parents me faisaient vivre. Ainsi je comprenais que les gestes rituels avaient un sens, que rien n’était arbitraire même si cela me dépassait, et qu’il me fallait appren­dre pour transmettre à mon tour.
  Aujourd’hui je suis un grand-père heureux lorsque je vois toute ma fa­mille réunie pour le shabbat. À notre époque, je crois que les parents et les grands-parents ont plus que jamais un rôle de témoins à jouer auprès de leurs enfants et petits-enfants. Un rôle pédagogique qui accompagne les interrogations, car c’est là que se joue la liberté personnelle face à la tradition: nous ne vivons pas le même shabbat qu’au temps d’Abra­ham ! C’est cette continuité et cette fidélité communes des adultes qui font peu à peu comprendre aux jeu­nes qu’ils sont les futurs passeurs d’une tradition plus que trois fois millénaire. »
 


 « À notre époque, je crois que les parents et les grands-parents ont plus que jamais un rôle de témoins à jouer auprès de leurs enfants et petits-enfants. »

 (1) Armand Abécassis est un chroni­queur régulier de La Croix
.
  Les livres d’Armand Abécassis témoignent d’un dialogue fécond entre judaïsme et christianisme. Il évoque son enfance dans le dernier paru, Rue des Synagogues
, Éd. Robert Laffont, 2008, 364 p., 21 €.
  Avec sa fille, l’écrivain Eliette Abé­cassis, il a publié en 2007 le Livre des passeurs
(Robert Laffont), une anthologie qui réunit trois mille ans de littérature juive.
 




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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 09:16

Dans "Information Juive" du mois de novembre

 

On nous apprend que cette année,

 le Prix littéraire du Grand Ouest a été décerné à Rennes à

Albert Bensoussan

pour son récit "Dans la Véranda" publié aux éditions El Manar en 2007 et pour l'ensemble de son oeuvre

 

A son sujet, voici ce que dit l'article du journal :

"C'est en écrivain juif français d'Algérie qu'il construit toute son oeuvre"

et un peu plus loin..."Albert Bensoussan est le conteur de sa ville, Alger,

et de la vie juive qui fut celle de sa famille jusqu'à l'Indépendance"

 

 

 

Dans la Croix du 26 novembre

 

On nous fait savoir qu'un débat a réuni Gilles Bernheim, grand rabbin de France

et le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui.

L'un et l'autre ont été élus en juin 2008 aux postes de responsabilité qui sont les leurs

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2357055&rubId=4078

 

 

Toujours dans La Croix du 26 novembre

 

 On peut lire un article qui fait l'éloge de Rose Bacot, clarinettiste et conteuse.

Nous connaissons Rose Bacot que nous avons rencontrée dans l'émission "Juifs & Chrétiens en dialogue" et dont nous apprécions tout particulièrement le talent si délicat

Vous en saurez davantage en allant la rencontrer sur son site  www.laclarinetteconte.com

 

 

 

 

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 14:30


On peut lire un article écrit par le rabbin des Ulis, Philippe Haddad,
intitulé
"j'ai beaucoup" et "j'ai tout"

Il nous explique que ces deux phrases ont été prononcées dans la Bible
par les deux jumeaux Jacob et Esaü, enfin réconciliés.
Il conclut sa réflexion de la manière suivante :

"Face à la richesse, l'homme peut choisir deux voies : soit tenter de l'amasser de manière obsessionnelle, s'investissant dans le jeu économique pour satisfaire un désir infini, soit prendre la richesse comme un bien de Dieu, se contentant de sa part vitale. Telle est la voie des moines, des moniales et de ceux qui vivent de l'étude de la Torah; ils témoignent de ce qu'une vie simple procure de bonheur, sans la sophistication qui entoure notre confort.
Nous vivons un temps de crise économique dramatique, causée par une avidité aveugle au nom du dieu "argent". Tout temps de crise est un temps de danger pour l'humain : ceux qui seront touchés, ceux qui seront manipulés pour exprimer leur haine contre les boucs émissaires qu'on leur désignera. Mais c'est aussi un temps propice à la solidarité et à l'humanité. La question jaillit alors : quel type de frères seront-nous ? Nous reconnaîtrons-nous dans le Bon Samaritain ?"

Fin de l'article


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