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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:22

Comme chaque année, un colloque inter-religions est organisé

à l'Abbaye de Saint Jacut-de-la-Mer

Cette année, il se déroulera

du 25 au 27 janvier 2013

  sur le thème 

"La diversité de nos religions et de nos cultures,

une menace ou une chance pour mieux vivre ensemble ?"

Musiques, langues, voyages, rencontres, vie de couple, lieux de culte, communications sur internet, spiritualités : la diversité des religions et des cultures fait partie du quotidien d'un grand nombre de jeunes et de moins jeunes. Des voix se font partout entendre dénonçant cette multitude de références qui menacerait l'identité de chacun, celles de la France et de l'Europe. D'autres au contraire saluent cette diversité comme une chance pour élargir nos horizons et enrichir nos façons de vivre.

Comment faire en sorte que cette diversité ne débouche pas sur l'indifférence ou l'hostilité à l'égard de l'autre ? Quel rôle peuvent jouer les croyants de diverses religions dans cet objectif ? Comment mieux vivre ensemble en faisant de nos diversités le ferment de notre commune humanité ?

Pour toutes précisions sur les intervenants, et le déroulement de la session

se rendre sur le site de l'Abbaye  

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:12

      C'est un grand bonheur de pouvoir vous proposer le compte-rendu par Thierry Colombié de la session de La Hublais 2012.

 COMPTE- RENDU DE LA SESSION 

« Découvrir le Judaïsme, les chrétiens à l’écoute »

                du  17 au 22 juillet 2012 à La Hublais

 « Une amitié particulière entre les juifs et les chrétiens est une grâce pour notre temps ».

Tels étaient les derniers mots du message de Mgr Pierre d’Ornellas pour la session "Découvrir le Judaïsme, les chrétiens à l’écoute", organisée au centre de la Hublais à Cesson Sévigné près de Rennes, par les Services diocésains pour les relations avec le Judaïsme (SDRJ) de l’Ouest. 

Cette rencontre visait à mettre en application les recommandations du concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Aetate §4 du 28 octobre 1965 :

« Du fait d’un si grand patrimoine spirituel commun aux chrétiens et aux juifs, le Concile veut encourager et recommander entre eux, la connaissance et l’estime mutuelles qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel ». 

L’archevêque de Rennes et son évêque auxiliaire Mgr Nicolas Souchu ont soutenu cette initiative.

Et pour leur part, les évêques de Nantes, Saint Brieuc et Luçon ont adressé un chaleureux message de soutien aux organisateurs, après avoir désigné un représentant de leur diocèse au comité de pilotage. 

Equipe d’organisation et projet :

Le groupe de pilotage - interdiocésain - comptait ainsi des membres des SDRJ de Nantes (Thierry Colombié responsable du projet) et d’Angers (Jacques et Bernadette Lebreton) ainsi que des chrétiens membres actifs des AJC F, engagés dans leur diocèse respectif : Ille et Vilaine (Georges Troadec et Bertrand Grosfilley), Côtes d’Armor (Michèle Merlin) et Vendée (Sylvie Marsais).

On doit noter l’implication constante des Communautés juives de Rennes, Nantes et Angers

Tous ensemble souhaitaient relever le défi de mieux faire connaître aux chrétiens le judaïsme vivant "tel qu’il se définit lui-même" et, ce faisant, faire découvrir les sources juives du message évangélique, la judéité de Jésus, l’unité des deux Testaments (Ancien et Nouveau), la permanence de l’Alliance avec le peuple juif… 

Public accueilli :

Majoritairement des chrétiens du « grand Ouest », le plus souvent impliqués à des degrés divers dans l’Eglise, souhaitant mieux connaître le judaïsme et rencontrer des juifs : 65% de participants issus de Bretagne – Pays de Loire et 35 % provenant d’autres régions, notamment de la région parisienne.

Cinq personnes venues de l’étranger : Allemagne, Espagne, Liban (2) et Israël.

On a dénombré  plus de 200 personnes présentes en moyenne chaque jour, dont une quarantaine de jeunes chrétiens de 15 à 23 ans.

Un petit groupe de chrétiens orthodoxes dont deux prêtres avec leur épouse, ainsi que des chrétiens évangéliques et protestants dont deux pasteurs, ont également participé à la rencontre.

Près de vingt-cinq prêtres, séminaristes, religieux et religieuses sont passés à la session, dont une quinzaine sont restés les cinq jours.   

Trente membres des communautés juives locales se sont déplacés à la session, un ou deux jours.

Lieu d’acueil :

L’hébergement était assuré au centre diocésain de la Hublais, dans les chambres de l’hôtellerie ou en camping, dans la prairie de la propriété. De plus, quelques participants ont pu loger chez l’habitant.

Les rencontres et enseignements ont eu lieu dans les nombreuses salles mises à disposition par l’établissement, ainsi que sous le grand chapiteau loué pour la circonstance.

Tous les repas ont été préparés dans les cuisines du centre, sous la surveillance rigoureuse du Rabbin Yehuda Berdugo qui, ayant au préalable cachérisé la cuisine avec son épouse Myriam, a assuré le contrôle de la cacherout avec l’aide efficace de Martine Azéroual

Présence active des jeunes :

Une vingtaine de scouts unitaires de France (guides de 15-18 ans) ainsi que quatre compagnons scouts de France (18-20 ans) ont planté leurs tentes à la Hublais. Ils ont aidé à l’installation et l’animation du rassemblement, et ont été au cœur de la rencontre, entretenant avec leurs aînés des échanges confiants.

De plus, une quinzaine de 18-23 ans "non scouts" se sont joints à la session, la semaine durant.

Les jeunes ont servi près de 2000 délicieux repas cachères, dans la bonne humeur, permettant aux juifs et aux chrétiens de manger à la même table et, fait exceptionnel, de vivre ensemble un vrai chabbat.

La session-jeunes a été préparée et pilotée par Aude-Marie Colombié, cheftaine-responsable des SUF. 

Climat de prière :

La session a été rythmée par la prière des laudes et la prière du soir (Sr Catherine de la Communauté d’Eygalières), ainsi que par la messe quotidienne. Les chrétiens ont participé aux bénédictions juives des repas, et surtout, ils ont été invités à un "chabbat plein" sur le lieu même de la session, où avait été établie une synagogue renfermant les rouleaux de la Tora, signe de la grande confiance témoignée par la Communauté juive de Rennes.

Trois rabbins ont participé intensément à la session, apportant à la rencontre un climat exceptionnel d’amitié, d’enseignement et de spiritualité.

Au cours de ces moments privilégiés, les chrétiens ont perçu les résonances profondes entre les deux traditions liturgiques, sans que jamais puisse s’instaurer une quelconque confusion.

« Unir sans confondre et distinguer sans séparer » a été le fil conducteur de la session qui, assurément, a conduit les juifs à se sentir "plus juifs" et les chrétiens "plus chrétiens". 

Conférences et ateliers :

Les interventions d’acteurs du dialogue judéo-chrétien auront permis de mettre en lumière les fondements théologiques de ce lien spirituel unique entre les deux traditions.

24 intervenants, dont 13 juifs, ont pris la parole lors de conférences, témoignages ou échanges avec les jeunes qui ont bénéficié d’un programme adapté à leurs besoins et leurs attentes.

Les grilles de programmation adultes et jeunes ont offert une grande variété de sujets, en lien avec le thème de la session 2012 : "De Sion sort la Tora, de Jérusalem la Parole de D." (Isaïe 2,3).

Parmi les interventions ou conférences : "La Torah d'Isaac et la Torah de Jésus sur les collines de Jérusalem" (Rabbin Philippe Haddad) ; "Lire la Bible ensemble : une chance pour le dialogue" (Liliane Apotheker) ; "Panorama de l’identité juive" (Ida Simon Barouh) ; "Jésus, chrétien hors la Loi ou juif pratiquant ?" (Père Philippe Loiseau) ; "Ethique de la vie juive dans Qoheleth" (Albert Bensoussan) ; "Les religions chrétiennes et leur relation au judaïsme" (Pasteur Florence Taubmann et Sandrine Caneri chrétienne orthodoxe) ; "Vatican II et les juifs, un changement radical de regard " (Père Jean Dujardin) ; "Pourquoi s’intéresse-t-on à Israël ?" (Père Michel Remaud)… 

Parmi les ateliers :  "Les Services diocésains pour les relations avec le Judaïsme (SDRJ), qui sont-ils, que font-ils?” (Danielle Guerrier et  Elisabeth  Martin) ; "Mariage juif - mariage chrétien"  (Rabbin Serge Dray) ;  "Le Salut vient des juifs" (Père Bernard Fauvarque) ; "Engagement des jeunes dans le dialogue juifs-chrétiens" (Stéphanie Dassa et Benjamin Bitane) ;  "Chabbat et vie des Communautés juives" (Sandra Berger).

Commémoration de la rafle du Vel d’Hiv :

Comprendre le Judaïsme, c’est comprendre son histoire, sa mémoire « blessée » consécutive à ses rapports conflictuels et souvent dramatiques avec le monde.

C’est aussi prendre conscience de la sûreté due aux communautés juives sans cesse menacées. Une équipe-sécurité, soudée et opérationnelle a ainsi contribué à la sérénité des rencontres (Philippe René).

Le 19 juillet, a été commémorée la "Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France", fixée officiellement à la date anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv (16 juillet 1942).

Une marche silencieuse a été conduite par les jeunes, du centre de la Hublais à la synagogue de Rennes où se sont succédés : divers témoignages, psaumes chantés par les rabbins, allocutions de l’évêque et des présidents de communautés juives locales (Maurice Azéroual, Alfred Sabbah).

La lecture par les scouts du nom des enfants juifs déportés, ponctuée par le son strident du shofar, a marqué les esprits.

L’après-midi, plusieurs conférences et d’autres témoignages ont été donnés : "La Shoa, 70 ans après" (Père Patrick Desbois) ; "La rafle du Vel d'Hiv et ses incidences à Rennes et en Bretagne" (Claude Toczé) ; retour d’expériences du "Train de la mémoire" et de "voyages mémoriels en Pologne".

 Autres propositions :

Danses d'Israël (Myriam Jolly Monge) ; initiation à l’hébreu (Juliette Gauffriau) ; librairie (Elisabeth Grangé, Jean et Annick Poirier). Plus de 250 ouvrages ont été vendus sur place.

Des groupes "d’écoute en partage" ont été proposés chaque jour (Anne-Marie Laurent). Les participants ont pu y trouver liberté de parole, de questionnement et éclaircissements.

Un soir, la petite troupe de théâtre nantaise du centre André Neher, "les Méchiguénés", a présenté des saynètes de la vie juive, pleines de réalisme, d’humour et de tendresse (Amos et Lilane Lavon).

Plusieurs veillées festives ont été animées par (pour) les jeunes : contes hassidiques par exemple.

Sans oublier que, sous les tonnelles dressées sous le grand chêne et magnifiquement décorées, chacun venait étancher sa soif : rafraîchissements, échanges, détente... (Catherine Jouin  et Christiane Méhu).                      

 Célébration du chabbat :

Vendredi en début de soirée, prière en plein air conduite par les deux rabbins présents tout au long de la session, allumage des bougies par les femmes juives et non juives, et repas partagé dans la joie sous le chapiteau, avec explication des paroles et gestes significatifs.

Le soir à la veillée, chants judéo-arabes et danses d’Israël.

Samedi matin, office mené à la synagogue établie sur place, auquel a participé Dom Gérard, Père abbé de l’abbaye de la Melleray qui avait accueilli la première session en 2010.

A midi, Karen Allali commissaire générale des Eclaireurs Israélites de France et Benjamin Bitane, responsable de l’éducation religieuse des EI, sont venus partager le repas chabbatique.

L’après-midi, ateliers et échanges avec les acteurs du dialogue, tel Bruno Charmet par exemple.

Le soir avant la tombée de la nuit, les jeunes chrétiens ont livré un témoignage bouleversant. Leurs prises de conscience effectuées à partir du travail sur la Shoa, mené tout au long de la semaine avec Magda Lafon "qui avait 16 ans à Auschwitz", ont profondément touché l’assistance. Tout de suite après le bel office de clôture du chabbat, fut offert une merveilleuse soirée klezmer (Elsa Signorilé). 

Jour du dimanche :

Dernier jour de la session, moment d'actions de grâces.

Après un premier temps consacré à la synthèse de la semaine, Mgr d'Ornellas est venu donner une conférence intitulée : "L'Election d'Israël, Bonne Nouvelle pour les chrétiens".

La messe solennelle sous le chapiteau a été suivie du grand et somptueux repas dominical, servi à l’ombre des grands arbres du parc de la Hublais : orchestre et danses improvisés.

L’archevêque a partagé la table avec les jeunes scouts et "non scouts".

Remerciement aux personnes ayant été dans les divers services, entre autres la sono (Gérard Babonneau), ainsi qu’au personnel de la Hublais, dont son directeur Jérôme Rougié.

Et parmi les nombreux témoignages recueillis :                           

Paroles d’adultes :

 

« Un appel bouleversant à être ensemble, juifs et chrétiens en chemin, chacun proche mais si différent, chercheurs au cœur du monde / Un impossible devenu possible qui aura forcément des retombées / Un retournement immense par rapport à la manière dont je regarde le peuple juif aujourd'hui et dont je veux parler / C'est parce que nos traditions ont évolué différemment depuis 2000 ans, que nous pouvons en tirer aujourd'hui autant de richesse en confrontant leur regard, leur façon de penser / Sr L. et moi gardons plus qu'un bon souvenir, c'est un vrai retournement. Ce ne pourra plus être pareil maintenant. On a vécu quelque chose de vraiment exceptionnel, et ce, grâce au cadre qui l'a permis / Merci de m'avoir fait grandir - même à 55 ans : échanges exceptionnels, joie très forte et espérance que nous pourrons revivre de telles rencontres / Je peux dire que je viens de vivre un temps de grâce : vie fraternelle, enseignements profonds et riches / Une expérience ferme d'une paix profonde entre juifs et chrétiens / Pour moi l'amitié avec mes frères juifs est de l'ordre d'une expérience / C'est avec un cœur immensément reconnaissant que je repars vers ma Communauté et avec un désir fort de transmettre ce que j'ai reçu : émerveillement de la façon dont on a pu découvrir le chabbat, et cela aura un fort impact dans la manière de vivre le Dimanche et même le quotidien de ma vie religieuse / Il est bon de se retrouver ensemble pour s'enrichir de nos différences, dans le concret de la vie, dans l'étude et la prière / J'ai eu confirmation personnelle que mes frères juifs sont toujours en état d'alerte, et j'ai ressenti comme une injustice dont nous sommes en partie responsables et à laquelle je dois essayer de pallier… c'est parce qu'il est le Peuple élu, peuple témoin, qu'il est persécuté / Merci d'avoir permis au chrétien que je suis, d'avoir découvert la confiance et la joie du peuple de la première alliance / Je prends conscience que « Shalom » n'est possible qu'en empruntant ce chemin » 

Paroles de jeunes :

« Ce que je retiens, c’est accepter de ne pas écrire, ni téléphoner pendant le chabbat pour se centrer sur l'essentiel / Cette session reste et restera un moment très fort de ma vie. Merci, merci mille fois / Cette session a confirmé mon désir de consacrer une partie de mon avenir au dialogue interreligieux, convaincue désormais de son réel intérêt, de sa vraie nécessité /  Ces journées ont ancré en moi la certitude que tout chrétien est intimement lié au judaïsme, mes racines sont juives / Si je connaissais mieux le judaïsme, je comprendrais mieux la parole de Dieu et les symboles de ma religion chrétienne et je comprendrais mieux ce que Jésus veut me dire / Il est certain que sur cette session régnait une grâce particulière / Merci à Magda, de son témoignage et de nous apprendre à découvrir nos qualités et à être unique / J'ai le sentiment d'avoir grandi en sagesse après ce chabbat / Ce que je garde de la session : les dernières paroles du Rabbin Berdugo "Y aura-t-il une autre session comme celle-ci ? Le rabbin qui demande aux chrétiens d'organiser une autre session, c'est fort ! /  Impression de vivre des étoiles du Royaume ! »                                

Les retombées de la session : 

Les retombées sont nombreuses, du fait des articles dans la presse grand public et catholique (Presse Océan  21/07/12, La Croix  27/07/12…), des émissions de radio locales (Fidélité, RCF), des reportages et film passés sur TV Rennes, des sites diocésains et AJC F…et surtout du fait des participants qui communiquent leur enthousiasme (cf. témoignages ci-dessus) 

Th. C , membre du SDRJ Nantes  - le 28/09/12

Quelques photos sont à votre disposition ici,

pour revivre cet événement.

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:58

Juliette et Odile-Marie nous invitent à la prochaine rencontre  Cléophas :

"Après un arrêt de 3 mois, dû aux vacances scolaires d’été, nous vous espérons tous et toutes en bonne santé et satisfaits de ce temps de repos.  

 Nous vous attendons mardi 9 octobre, 2ème mardi du mois

à la bibliothèque

20bis chemin des Noisetiers à Orvault,

de 14 heures à 16 heures,

L’atelier Cléophas reprend, comme les années précédentes

Nous débuterons à 14h, pour permettre à ceux qui habitent Sud Loire de repartir vers 16h, et éviter ainsi les bouchons nantais.

Nous vous invitons à lire dans votre Bible, le chapitre 38 de la Genèse,

un nouvel épisode de l’histoire des fils de Jacob/Israël

Cette invitation est ouverte à toutes les personnes intéressées par la lecture de la Bible à la lumière de l’hébreu et de la tradition juive, elles seront les bienvenues.

Bonne lecture et à bientôt.

Amicalement.

Juliette et Odile-Marie"

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:00

Nous avons eu la chance, en juillet 2010, de vivre la première session de découverte du Judaïsme, organisée à la Meilleraye-de-Bretagne à l'initiative du "Service diocésain pour les relations avec le judaïsme" (SDRJ) du diocèse de Nantes.

session2-hublais2012

Cette année, cinq diocèses de l'Ouest se sont unis pour faire découvrir le Judaïsme aux chrétiens, dans la continuité de la rencontre juifs-chrétiens à l'abbaye de Melleray, en concertation avec le Service national pour les relations avec le Judaïsme (SNRJ) et les groupes d'Amitié judéo-chrétienne de France (AJC-F) : www.ajcf.fr et ajclibac-over-blog.com. Les communautés juives de Rennes, Nantes et Angers ainsi que plusieurs mouvements de jeunesse juifs et chrétiens sont parties prenantes.

A qui s'adresse la session ? Tous chrétiens, jeunes et moins jeunes, prêtres, religieux, séminaristes, catéchistes, enseignants d'établissements catholiques, laïcs en responsabilité dans l'Eglise... ainsi que toutes personnes souhaitant mieux connaître la tradition juive et la faire découvrir.

Où ?  Centre d'accueil de La Hublais 35510 Cesson Sévigné - près de Rennes / rocade Est, Bus n° 6 - 30 mn depuis métro République.

Accueil des participants : mardi 17 juillet de 16h00 à 17h30 - à partir de 14hoo pour les campeurs. Début de session : 18h00 précises. Fin de session : dimanche 22 juillet après le déjeuner.

Participants à la journée : La session est programmée pour être suivie dans son intégralité ; cependant une participation à la journée est prévue, du mardi au samedi.

Pour tous renseignements concernant cette session :

Rendez-vous sur le site du diocèse de Rennes, où vous trouverez :

les objectifs,

les fondements théologiques,

les activités,

les intervenants, juifs et chrétiens,

la présence des jeunes,

les partenaires associés,

les tarifs, le bulletin d'inscription.

Au dernier jour de la Session de Melleray, le Père Michel Remaud concluait ainsi son homélie sur les textes du dimanche :

"Nous chrétiens, nous étions persuadés que nous avions tout à donner et que nous n'avions rien à recevoir. Naïvement, ou moins naïvement, nous avons pensé que nous avions tout et qu'ils [les juifs] n'avaient rien, et que la charité devait nous conduire à leur faire partager nos richesses, en oubliant que les seules richesses dont nous pouvions nous enorgueillir nous étaient parvenues par leur intermédiaire. Nous parlions, et nous leur demandions d'écouter.

Je crois que notre époque nous fait vivre le début d'un bouleversement dont nous ne mesurons pas la portée. Pendant des siècles, dans les sociétés chrétiennes ou dites chrétiennes, les juifs ont été réduits au silence et souvent sommés de nous écouter. Aujourd'hui, nous commençons à écouter les juifs. Nous commençons à réaliser que la Parole qui nous sauve nous est parvenue par leur intermédiaire. Jamais nous n'aurions entendu la Parole de vie et de salut si Israël n'avait entendu avant nous : "Ecoute, Israël" (Dt 6,4)"

Deux témoignages pour finir (après Melleray 2010) :

"Rien ne remplace ce que l'on vit en partage. Il n'y a pas de manière plus concrète de comprendre le judaïsme de l'intérieur que de le voir ainsi vivre et prier." (une participante)

"Rendons grâce à Dieu de ces moments privilégiés... et osons dire historiques pour nos communautés. Après cette incroyable aventure, le chemin de la fraternité est bien tracé maintenant." (Rabbin Philippe Haddad)

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 08:42

L'Association Tibhirine, association pour le dialogue interreligieux,  organise un colloque interreligieux à l'Abbaye de Fontevraud le dimanche 25 mars 2012 sur le thème 

"Sens et urgence du dialogue interreligieux"

Fontevraud

Pour tout renseignement et inscription :

Marie BOSSY Tél 0240695485

marietibhirine@yahoo.fr

www.tibhirine-asso.fr

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 17:08

Du 7 au 9 janvier le dialogue inter-religions a vécu un moment fort

à l'Abbaye de St Jacut-de-la-mer, dans les Côtes d'Armor,

favorisé par un cadre merveilleux et un temps ensoleillé.

 

Le thème de cette rencontre avait de quoi susciter l'intérêt :

 

Les religions chemins d'humanisation

 

Intervenaient dans ce week-end :

 

Hervé-Elie Bokobza et Michel Berder

Jean-François Petit et Ghaleb Bencheikh

Mehrezia Labidi Maïza et Laurent Klein.

StJacut2011 1 copie

 

Le titre semble provocateur.  Avons-nous donc déjà oublié qu'en déclenchant la seconde guerre du Golfe, Georges Bush parlait de Croisade ? Or les chrétiens du Proche et du Moyen Orient ne demandent aucun privilège, mais seulement qu'on reconnaisse leurs droits de citoyens. N'oublions pas non plus que les croyants de confession musulmane ne sont pas épargnés par le terrorisme et que ce qu'ils réclament c'est plus de démocratie. Existe-t-il donc une autre voie que celles de l'intolérance ou de l'indifférence ?

En tout cas, il y a nécessité urgente d'un changement de regard. Les religions se doivent d'accepter la critique, qui peut les conduire à s'humaniser, d'abord en leur sein, par un travail d'interprétation des textes, et au sein de la société, car la critique ouvre les religions au reste de l'humanité et au dialogue avec autrui.


En ouvrant ainsi, en substance,  le colloque inter-religions, Bernard Stéphan, directeur général des Editions de l'Atelier, invitait les intervenants à échanger des regards croisés sur différents textes des traditions juive, chrétienne, et musulmane et à se poser la question : quelle peut être la contribution des religions à l'humanisation de la société ?

Impossible de rendre compte ici de tous les échanges et de tous les débats. Ce qui est sûr, c'est qu'il a été possible d'échanger, dans la sérénité, la confiance, et sans occulter les différences d'approche.

 

Un vibrant hommage a été rendu au Père Jean-Yves Calvez, cheville ouvrière des rencontres interreligieuses de St Jacut, décédé au retour du colloque de janvier 2010, et à Soeur Marie-Thérèse Le Gallais, décédée en septembre 2010,  qui avait assuré pendant 20 ans la direction de l'Abbaye et avait su lui donner une grande impulsion dans l'accueil et l'hospitalité.

10-01-13 CalvezMTLegallais

Ghaleb Bencheikh a voulu aussi évoquer le souvenir de Mohammed Arkoun, décédé également en septembre. Intellectuel algérien, philosophe et historien de l'islam, professeur émérite d'histoire de la pensée islamique à la Sorbonne, Mohammed Arkoun n'a pas eu en France à sa mort l'hommage qu'il aurait mérité. Il se situait dans la branche critique du réformisme musulman,  Prônant le modernisme et l'humanisme islamique, il a développé une critique de la modernité dans la pensée islamique, et plaidé pour un Islam repensé dans le monde contemporain. Il a souvent été en pointe dans le dialogue interreligieux.

 

Merci à Bernard Stéphan d'avoir assuré l'animation de tous les débats dans la confiance et le dialogue.

 

Pour terminer, et essayer de donner une petite idée de  

qui était Mohammed Arkoun

à ceux qui ne le connaissent pas,

je voudrais citer sa réponse à une question posée

dans "Le Monde" du 6/10/2001

par Patrice de Beer et Henri Tincq :

Arkoun

 

"Q : La violence est-elle consubstantielle à l'Islam ?

"R : Poser ainsi la question est choquant. C'est isoler l'islam de toute la problématique anthropologique de la violence. Bien avant l'intervention de ce qu'on  nomme l'islam, il y avait dans toutes les sociétés primitives des rites sacrificiels, des actes de violence guerrière. Et cela continue dans nos sociétés dites modernes. Or comment expliquer que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les affrontements soient presque tous mis d'abord en relation avec le djihad islamique ? Comme on parlait de banque islamique, de commerce islamique, d'architecture islamique. A-t-on jamais observé ce phénomène avec le christianisme ou le judaïsme ?

        "J'admets que la responsabilité de cet usage non critique incombe aux musulmans eux-mêmes, qui lient effectivement l'islam aux combats en cours, soit dans les sociétés dites aussi islamiques, soit avec des adversaires désignés par le terme fortement idéologisé d'"Occident". Si des acteurs sociaux dans les pays dits musulmans font des usages doctrinalement infondés de "leur" religion, il appartient à l'analyste et aux observateurs critiques de déconstruire le discours social adressé à l'imaginaire collectif pour le mobiliser dans des luttes dont les enjeux sont exclusivement politiques et sociaux.

        "Les racines du mal relèvent d'une anthropologie plus profonde, dans ce que René Girard a analysé comme une rivalité mimétique autour d'un même capital symbolique. Une rivalité mimétique qui remonte à l'âge de Mahomet et opposait déjà chrétiens, juifs et musulmans naissants autour de trois piliers : le monothéisme, la fonction prophétique, la Révélation. Ce capital symbolique avait déjà été monopolisé pendant des siècles par la Bible hébraïque et par le message de Jésus de Nazareth. Or voilà qu'un troisième acteur surgit et dit que ce qui a été transmis par les précédents prophètes n'est pas complet, que leur message a été altéré. La rivalité mimétique commence par la différenciation : une autre expression du divin surgit, qui concurrence celles qui existent. Sans cette différenciation, il n'y a pas d'islam. Mais cette rivalité engendre de la violence entre les peuples du Livre dès les premiers temps de l'islam.

        "On est en face d'un "triangle" composé des trois forces mobilisatrices que sont la violence, le sacré et la Vérité. René Girard n'a étudié que les rapports entre violence et sacré. Moi, j'ajoute la Vérité. C'est la sourate 9 du Coran qui m'a ouvert les yeux. C'est elle qui justifie le djihad par l'idée de Vérité. C'est au nom d'une Vérité religieuse que j'accepte d'aller au combat et de me sacrifier, que je peux avoir à tuer d'autres hommes. Mais ce triangle anthropologique de la sacralisation de la violence n'est pas propre à l'islam ni à toute vérité religieuse. Elle peut être la Vérité de la Patrie à défendre, comme c'était le cas pour les soldats de la guerre de 1914. Le pouvoir sacralisateur de la réalité religieuse ou de la patrie charnelle, c'est la même chose."

 

pour lire tout l'interview : entretien avec M Arkoun

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 23:02

Nous sommes heureux de vous faire connaître ce que
pensent des jeunes après leur rencontre avec Benjamin Haziza
à l'Aumônerie  du Lycée Jules Verne (de Nantes) il y a quelques semaines

Les lycéens de Jules Verne ont eu la chance de rencontrer
un jeune juif père de famille qui est venu à l'aumônerie
témoigner de sa foi et parler de la religion juive.

Nous sommes entrés en contact
avec Benjamin Haziza, 29 ans, marié et père de deux enfants
par le biais des Amitiés Judéo-Chrétiennes.
Il se présente d'abord et nous dit qu'il travaille
dans la finance
« comme tous les juifs ! »
Le ton est lancé : Benjamin Haziza parle de ce qu'il vit
avec humour, et beaucoup de conviction et de gravité en même temps !


Il commence son témoignage en nous parlant de ce qui pour lui
fonde sa religion, et plus particulièrement les règles qui la guident.
«Rien de ce qui est humain ne peut être sans limite .Cette notion
de limite, nous explique-t-il, est très importante dans la foi juive :
tout a une limite, et il s'agit de poser une limite à tout: le travail,
la nourriture, la sexualité ...»
Pas moins de 613 règles
pour régir la vie du croyant... Chaque juif en conscience
s'efforce de respecter ces interdits. Il nous parle du Chabbath,
ce moment privilégié dans la semaine que lui-même apprécie
particulièrement, mais aussi des privations alimentaires
pas toujours faciles à gérer (elles ne sont pas logiques,
il est dur en Bretagne de ne pas goûter aux fruits de mer)....

Les jeunes sont très intéressés et posent de nombreuses questions :
pardon, prosélytisme, visite de Benoît XVI en Palestine, mariage,
«Est-il possible de vivre des mariages « mixtes » et comment ? » 
tous les sujets sont abordés sans tabous.

Le pardon à donner aux hommes (et pas uniquement à demander
à Dieu) frappe les esprits ; le nombre si important des
contraintes de la Torah laisse certains rêveurs, mais 
Benjamin Haziza a introduit ce point de façon très claire.

Les auditeurs s'accordent tous à reconnaître
qu'ils ont beaucoup découvert sur la religion juive au cours de
cette passionnante soirée, qui les renvoie à leur propre
religion catholique, elle leur semble laisser beaucoup plus de liberté,
ou plus exactement ne pas marquer aussi clairement les « interdits ».


Voilà en tout cas une rencontre qui a beaucoup éclaici
et modifié les représentations de l'auditoire quant
à la religion juive. Venant après des témoignages du même type
de la part de personnes musulmanes, elle inscrit la réflexion
des lycéens dans un mouvement très actuel de dialogues interreligieux.

 

 Marie-Emmanuelle Chambon
 Bernadette Kuntz-Inial
et le groupe des secondes

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 15:51


Du 23 au 25 mars 2009,
une délégation internationale conduite par
le Cardinal Vingt Trois, archevêque de Paris
et président de la commission
des évêques de France,
 
a recontré les plus hautes instances
du Judaïsme orthodoxe 
à New York et à Washington.

Cette rencontre s'inscrit dans l'action
entreprise par Jean-Paul II,
à l'initiative du cardinal Lustiger,
et poursuivie par Benoît XVI.

Les échanges ont eu lieu dans un climat
de grande confiance 
élaborée depuis plusieurs années.


Nous vous proposons de lire
le compte-rendu du diocèse de Paris



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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:16

Pour ceux qui penvent se rendre dans la région parisienne

la semaine prochaine, voici une information qui peut les intéresser

 

 

Sous le haut patronage de M. David Ros, Maire d'Orsay

le CCJUVC vous invite à assister à la

Conférence publique à Orsay

La Shoah par balles

par le Père Patrick Desbois

Dimanche 30 Novembre à 15h

Salle Jacques Tati

14, av. Saint-Laurent, 91400 Orsay

Renseignements : 06.85.66.01.47

 

 

"Mon travail est

un acte de

 

justice

vis-à-vis des morts,

un acte de

 

construction

de la civilisation

mais aussi un acte de

 

prévention

d’autres génocides"

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 09:28

du 9 au 11 novembre 2008

3 journées de rencontre
à l'Abbaye de Fontevraud
autour du thème

Le Messianisme,
 le temps de l'espoir

sous la direction d'Isy Morgensztern
auteur, réalisateur
enseignant en histoire de religions

avec la présence de 
Monseigneur Claude Dargens
évêque d'Angoulême

et le rabbin Rivon Krygier
rabbin massorti 
de la synagogue Adath Shalom 
à Paris dans le 15ème 

www.abbaye-fontevraud.com

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  • : Association faisant partie de l'Amitié judéo-chrétienne de FRANCE
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