Dialogue judéo-chrétien

« Trente-deux universitaires se sont réunis à Rome à la fin du mois de février pour engager une conversation honnête et ouverte sur l’état du dialogue judéo-chrétien en cette 60ème année depuis que l’Église catholique a modifié sa position officielle sur ses relations avec le peuple juif et les personnes d’autres confessions.

L’événement était le symposium « La christologie à la lumière des relations judéo-chrétiennes contemporaines : nouvelles perspectives 60 ans après Nostra Aetate ? » tenu à l’Université catholique australienne (ACU) sur le campus de Rome, conçu par la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Sion (NDS), et réalisé en partenariat. L’objectif du symposium était de générer de nouveaux apprentissages, nourris par des recherches à la fois chrétiennes et juives.

Au cours de trois jours d’intenses échanges, des universitaires et des praticiens chrétiens et juifs d’horizons diverses ont exploré la christologie – la branche de la théologie qui s’intéresse à Jésus – et sa place dans le dialogue judéo-chrétien actuel. Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère la réalité du supersessionisme, cette conviction partagée par certains selon laquelle l’Église a remplacé Israël comme peuple élu de Dieu… »

Cela est le début d’un article tiré du site de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame de Sion. C’était il y a un an, en mars 2025, mais cela permet de voir les progrès dans le dialogue judéo-chrétien.

Voici les thèmes abordés :

  • Les défis interprétatifs inhérents à la lecture des Écritures aujourd’hui.
  • Comment comprendre les théologies implicites et explicites dans les textes de Romains, Matthieu et Jean ?
  • Faire face au supersessionisme dans les textes du Nouveau Testament et à la christologie qui en découle.
  • Dialogue sur les textes du Nouveau Testament et les implications éthiques de la christologie.
  • Comment garantir que les relations judéo-chrétiennes renouvelées aujourd’hui aient un impact sur toutes les disciplines théologiques, en mettant au jour des questions parfois douloureuses et en stimulant de nouvelles discussions. »

 lire la suite : https://www.notredamedesion.org/un-symposium-de-christologie-pour-revitaliser-le-dialogue-judeo-chretien/?lang=fr

Pourquoi ne pas évoquer aussi la conférence biennale 2026 du Conseil international des chrétiens et des juifs (ICCJ) < ?

Vous la trouverez ici : https://www.notredamedesion.org/conference-de-liccj-hanovre-allemagne/?lang=fr

Bonne lecture et bonnes vacances !

Tisha BeAv – Commémoration de la destruction du Temple et autres catastrophes

En ce mois de Juillet, une fête . Encore une fête ? qu’il faudrait célébrer ? Une fête ? Pas vraiment ! Une commémoration, certainement, parce qu’il ne faut pas oublier.

Il est vrai, que cette commémoration peut paraître mineure dans l’ensemble du calendrier juif. De plus elle tombe généralement au plein milieu de l’été, (comme c’est le cas cette année) et cela ne facilite pas l’intérêt qu’on pourrait lui porter.  Et pourtant, elle reste bien ancrée dans la mémoire du peuple juif, à tel point qu’il n’est pas rare que des heurts éclatent sur l’esplanade du Temple de Jérusalem (esplanade des mosquées pour les musulmans), à l’occasion de la célébration de cette fête . Prions pour qu’il ne se passe rien de plus grave sur le Mont du Temple à l’occasion de ces commémorations, alors que se poursuivent tant d’éléments graves liés à l’opération contre le Hamas à Gaza, suite aux massacres du 7 octobre 2023 en Israël.

De quoi s’agit-il en effet ? Que commémore-t-on  à Ticha BeAv, en cette année 5786 du calendrier hébraïque, le 23juillet 2026 ? (début de la fête la veille au soir 22 juillet).

Un article d’ Anne-Marie Dreyfus, sur le site de l’AJCF, nous donne la signification et l’importance de Ticha BeAv  :

« Qui pleure la destruction de Jérusalem mérite de se réjouir de sa reconstruction » (Traité Taanit) .

« Pour situer rapidement les causes de la tragédie commémorée le jour de Tisha BeAv – le 9° jour du mois de Av – il faut remonter à la mort de Salomon ( 930 av. ec) et au schisme qui s’ensuivit, divisant le royaume en deux : Israël (capitale Samarie) et Juda (capitale Jérusalem).

« Israël va disparaître en 722 av. ec. sous les coups de l’Assyrie : l’alliance du dernier roi d’Israël avec le Pharaon provoque l’assaut ; le royaume est écrasé et ses habitants dispersés dans l’empire. Mais aussi fulgurante que la décadence de l’Assyrie va être l’ascension de la Babylonie. Là encore, l’Egypte est la rivale du nouvel empire, et Juda se trouve au centre géographique du conflit. Parce qu’il est, lui aussi, l’allié de l’Egypte, les armées babyloniennes l’encerclent, font le siège de Jérusalem et, finalement, la détruisent et incendient le Temple (9 Av 586 av. ec). L’élite de la population est déportée en Babylonie… » lire la suite ici sur le site de l’AJCF

N’hésitez pas à vous rendre sur le site d’Akadem pour trouver plein d’articles et de conférences au sujet de Ticha BeAv, par exemple ici.

Soeur Dominique de La Maisonneuve (prix AJCF 2012), nous donne aussi quelques informations intéressantes dans son ouvrage : « Le Judaïsme… tout simplement », (éditions de l’Atelier).

 » (Cette fête) est désignée en hébreu par sa date qui correspond au neuvième (tisha) jour du mois de Av. Elle fait mémoire de l’événement le plus dramatique de l’histoire des enfants d’Israël : la destruction du Premier Temple, c’est-à-dire l’éloignement de la Présence de D.ieu du milieu de son peuple. Le 9 Av est un jour de deuil de la Présence qui donnait sens et sécurité à la vie. Il se passe à se lamenter de l’absence de D.ieu mais en criant vers Lui, c’est-à-dire en reconnaissant qu’Il est mystérieusement présent dans son absence. C’est une manière d’affirmer que la souffrance et le deuil constituent un passage nécessaire pour accéder, un jour, à la joie de la Présence.

« L’espérance juive s’exprime dans cette célébration, surtout l’espérance des temps messianiques, lorsque D.ieu restaurera sa Présence au milieu de son peuple.

« Quiconque porte le deuil de Jérusalem mérite de partager sa joie, mais celui qui n’en porte pas le deuil ne prendra pas part à sa joie. (Talmud de Babylone au traité du Jeûne, sur Is 66,10)

« Au fil des siècles, le peuple juif a pris l’habitude de commémorer ce jour-là tous les événements tragiques qui ont marqué son histoire : la destruction du Second Temple et l’écrasement par les Romains, l’expulsion des Juifs d’Espagne et de bien d’autres pays, la Shoah… des événements durant lesquels D.ieu est resté apparemment absent : D.ieu aurait-il oublié son peuple ?

« On jeûne totalement durant vingt-cinq heures comme à Kippour ; on porte des vêtements de deuil et la lecture liturgique est essentiellement celle des Lamentations. »

Léon XIV : « Nous appartenons tous à la même famille humaine… »

Le Pape Léon XIV a reçu une délégation de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York au Vatican.
Le 15 juin 2026, dans la salle du Consistoire au Vatican, Léon XIV a salué l’engagement humanitaire de la Fédération de l’United Jewish Appeal de New York et a réaffirmé l’héritage de Nostra Aetate, appelant juifs et catholiques à approfondir le dialogue, à servir ensemble les plus vulnérables et à œuvrer pour la paix.

Dans son discours le pape a beaucoup insisté sur les relations entre l’Eglise et le Judaïsme à partir de Nostra Aetate.

En voici quelques éléments :

« Ce document historique, dont l’Église a célébré le soixantième anniversaire l’année dernière, « a ouvert un nouvel horizon de rencontre, de respect et d’hospitalité spirituelle » (Audience générale, 29 octobre 2025). Il a affirmé, entre autres, la vérité selon laquelle nous appartenons à une seule famille humaine. Ainsi, il a semé une graine d’espérance qui « s’est transformée en un arbre puissant… offrant un abri et portant les fruits abondants de la compréhension, de l’amitié, de la coopération et de la paix » (Discours à l’occasion du 60e anniversaire de Nostra Aetate « Marcher ensemble dans l’espérance », 28 octobre 2025).

Reconnaissant la dignité inhérente à tous les hommes et toutes les femmes, Nostra Aetate a pris fermement position contre l’antisémitisme et a déclaré que l’Église rejette toute forme de discrimination ou de harcèlement fondée sur la race, la couleur, la condition sociale ou la religion (cf. Nostra Aetate, 4-5). Dans un monde encore meurtri par les divisions et les conflits, elle nous a appelés à dépasser les malentendus du passé pour tendre vers la collaboration en vue du bien commun…. »1

Pour une lecture complète du discours de Léon XIV, cliquez ici :

https://fr.zenit.org/2026/06/15/leon-xiv-nous-appartenons-a-une-seule-famille-humaine/ci.

Rafle du Vel d’Hiv

Le président de l’ACI  de Nantes nous communique l’info suivante :

« La commémoration de la rafle du Vel d’Hiv aura lieu

le dimanche 19 juillet à 9h30

au monument aux morts (près de la Préfecture). à Nantes

Au regard de l’antisémitisme qui s’affiche sans vergogne, notre présence est importante pour signifier à tous que les juifs sont toujours DEBOUT et présents.

Par ailleurs, il est de notre devoir de nous souvenir et d’honorer nos martyrs.

Le Président de l’ACI Nantes

René Gambin. »

Pour un appel des faits douloureux de ces  16 et 17 juillet 1942, vous pouvez vus rendre  sur le site du gouvernement VIE PUBLIQUE : ici :

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/285291-il-y-84-ans-la-rafle-du-vel-dhiv-de-juillet-1942

 

 

Une réflexion pour les vacances

Le site « fr.zenit.org nous propose pour les vacances un article sur un nom polémique :

« Jésus et les enjeux d’un nom polémique » De Baal-Zeboub à Béelzéboul

En voici le début :

« :L’accusation portée contre Jésus en Lc 11,14-23 – agir « par Béelzéboul, le chef des démons » – mobilise une figure dont les racines plongent dans l’histoire religieuse d’Israël et de ses voisins. Derrière ce nom se profile en effet le Baal-Zeboub de 2 R 1,2-3, divinité d’Éqrôn, dont l’appellation semble résulter d’une relecture polémique d’un titre plus ancien, probablement Baal-Zebul. Comment comprendre cette transformation onomastique et son évolution jusqu’à devenir, dans le Nouveau Testament, une désignation du prince des démons ? L’étude de ce nom permet d’éclairer les enjeux du récit évangélique et la question centrale qu’il soulève : celle de l’identité de Jésus.

Evangile selon saint Luc 11,14-23 (AELF) En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. .. »

lire la suite sur le site de ZENIT

https://fr.zenit.org/2026/07/06/jesus-et-les-enjeux-dun-nom-polemique/

Je vous laisse découvrir la conclusion

Bonnes vacances à toutes et à tous

Daniel Frydman au CCAN

Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la venue de Daniel Frydman dans les locaux du CCAN, 6 impasse Copernic à Nantes,

le jeudi 21 mai à 18.00, 

pour son livre « L’Appel judéo chrétien »

Daniel Frydman, médecin psychiatre, marié et père de 4 enfants, a écrit ce livre à 4 mains avec son épouse, Magali.

David n’avait jamais prié, il découvre les richesses de la foi tout en prolongeant l’héritage de sa judéité en accueillant celui que nous offre l’Église. À ses côtés, Magali retrouve la foi en Christ qu’elle avait mise de côté en lui donnant une nouvelle dimension.

Nous vous attendons nombreux pour ce moment de réflexion et d’échanges autour d’une double identité, judéo chrétienne !

Pour nous préparer à cette rencontre, nous vous proposons de lire, ci-dessous,  l’entretien que Daniel Frydman a bien voulu accorder à Maddy Verdon.

 

« Bonjour Daniel Frydman,

Vous venez de publier aux éditions « Les impliqués » un ouvrage intitulé « L’appel judéo chrétien » dans lequel vous racontez votre conversion au christianisme, au catholicisme alors que vous êtes né juif. Pourquoi ? Quel besoin avez-vous ressenti ? celui de témoigner ? de confesser ? de transmettre ?

Ecrire est déjà en soi un besoin ! Libéré de mes activités professionnelles, j’ai commencé à retracer mon cheminement, ce qu’étaient devenues mes convictions.

Au départ je voulais surtout témoigner, avec le souci de l’authenticité et de l’honnêteté, Dans cette optique je voulais que l’interprétation du lecteur ne soit pas influencée par d’éventuels préjugés quant aux motivations, comme le seraient l’assimilation, le prosélytisme ou l’adhésion à la substitution.

. Car mon itinéraire a été guidé, avant tout, par l’émergence de ma foi en Christ, qui m’a conduit vers le baptême.

Au fil des pages l’importance de mon attachement à mes racines et à Israël s’est révélée. J’ai voulu en témoigner.

 – Pouvez-vous nous dire un mot de votre famille ?

Une famille unie entre mes parents mes frères et moi durant mon enfance, bien intégrée en France, je détaille certains événements dans mon livre, ainsi que  l’héritage de nos origines juives d’Europe centrale, la shoah et ce qui a suivi cette épreuve.

 – Vous écrivez que votre famille n’était pas pratiquante. Mais la tradition, était-elle absente de votre quotidien ?

C’est toute la question de l’appartenance à la judéité, qui forcément implique un lien avec la référence religieuse, même en l’absence de pratique régulière.

La fréquentation de la synagogue n’était que très occasionnelle, au gré des événements familiaux ou amicaux.

 – Vous avez fait le choix de la médecine. Vous êtes devenu psychiatre. Pensez-vous que vous avez été influencé par votre histoire, par celle de votre famille, victime de la Shoah ? un besoin de comprendre ? de réparer ?

J’avais à cœur de faire figurer cette dimension dans mon cheminement.

La blessure laissée par la shoah est entrée en ligne de compte. La possibilité de soigner, au sens de « prendre soin » à la suite de mes oncle et tante devenus eux aussi médecins, m’ouvrait une perspective de prise de responsabilité, vis-à-vis de la maladie et de la souffrance. La médecine m’offrait une place dans la société, différente des générations qui m’ont précédé.

La découverte de la psychiatrie m’a rapidement conquis. J’entrais plus en profondeur dans la vie de mes patients, ce qui me rapprochait des questions existentielles, voire spirituelles.

– Vos convictions religieuses n’étaient pas votre préoccupation du moment. Est-ce à cause de cela que vous vous êtes engagé dans un mariage mixte avec une chrétienne ? Cela a-t-il changé quelque chose pour vous ?

Croire que le fait de ne pas être pratiquant conduirait au mariage mixte, serait une illusion. Cela n’a absolument pas atténué, à mon avis, la prise de conscience de ce choix , délibéré, et responsable.

Plus tard j’ai compris qu’il s’agissait d’une grâce qui m’a été donnée, prémices de ma vocation propre.

– A quel moment vous êtes-vous senti appelé par la foi en Jésus ? Par la foi de Jésus ?

La « rencontre » avec le Christ a été préparée, par la suggestion providentielle de la part d’amis proches, d’assister à une retraite. Elle aura permis l’émergence de mon oui décisif.

– Cette conversion a-t-elle été un tremblement dans votre famille juive ? à l’image de la réaction des parents de Gad El Maleh dans son film «Reste un peu» ?

J’ai tenu à annoncer et expliciter par écrit mon entrée en catéchuménat à mes parents. Leur désapprobation a été immédiate et vigoureuse, toujours par écrit, mais il n’y a pas eu d’affrontements directs, nous avons mutuellement évité cela. Contrairement à Gad El Maleh je n’ai pas sollicité de leur part un changement d’attitude. Nous nous en sommes tenus à cette réserve qui a permis le maintien de la relation.

– Comme tous les convertis, vous êtes devenu un chrétien sincère, fervent, prêt à se dévouer pour son Eglise mais que faites-vous aujourd’hui de votre judéité ? A-t-elle encore une place dans votre vie ? Comment ?

Je n’ai pas eu à faire appel à de grands engagements, mais j’ai fréquenté les milieux où l’on est sensible à l’amitié judéo-chrétienne. L’écriture de « l’appel judéo-chrétien de David et Magali » m’a ouvert une autre dimension pour témoigner.

– A propos du Mystère d’Israël, vous écrivez «Oserais-je dire que c’est l’étoile jaune qui porte aujourd’hui sa croix». Pouvez-vous nous expliquer votre pensée ?

Certes l’expression peut surprendre ! Cela est à rapprocher de la page 101 : « Aujourd’hui Israël rejoint les souffrances du Christ, c’est le prix de l’Alliance ».

– Gardez-vous des liens avec le monde juif de France, d’Israël ?

Des liens familiaux et amicaux. Nous sommes, mon épouse et moi, très proches de la communauté de l’abbaye d’Abu Gosh, présence chrétienne en terre d’Israël, ouverte sans discrimination à tous les Israéliens ,qu’ils soient  juifs ou  arabes musulmans et chrétiens.

– Et vos enfants, vous en avez quatre, je crois, comment vivent-ils votre double identité ? La partagent-ils ? De quelle manière ?

Ils sont à présent adultes, conscients de cet héritage, mais je ne me permettrais pas de m’exprimer à leur place.

– Pour conclure, notre entretien, j’ai constaté que le prophète Jonas vous accompagne tout au long de votre ouvrage. Est-ce parce que vous sentez-vous proche de lui ?

Absolument ! J’avais même pensé suivre la trame du livre de Jonas pour l’architecture de mon livre. Car je ne me contente pas de la lecture du seul « signe de Jonas » évoqué par Jésus Lui-même, signe habituellement rapproché du passage par le gros poisson. La suite me semble tout aussi importante : le passage autour de la conversion de Ninive suivi de celui du ricin. J’y vois une intuition de l’appel à l’ouverture aux nations, et des résistances dont Jonas, une fois de plus, essaye de se dérober.

Merci Daniel Frydman de vous être prêté si cordialement à répondre à nos questions.

Très bonne lecture de votre ouvrage à tous ceux à qui nous avons donné l’envie de le lire… »

L’ouvrage de Daniel Frydman sera en vente au CCAN le jour de la rencontre.

 

 

Ascension, c’était hier. Chavouot-Pentecôte, c’est demain, mais ensemble !

Il y a quelques jours, pour les chrétiens c’était la fête de l’Ascension, qui célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

Ecoutons Marc Durand, sur le site du blog « Garrigues et sentiers« 

« 40 jours ont été donnés pour laisser le temps de prendre la mesure de l’événement (entre Pâques et l’Ascension). Les disciples devaient comprendre que désormais s’ouvraient des temps nouveaux, le vieux monde était renouvelé totalement. Il a fallu quarante ans au désert pour que le peuple digère sa libération effectuée par Dieu, 40 jours dans l’Horeb à Elie pour intérioriser sa mission, 40 jours à Jésus pour se préparer après son baptême. 40 jours ont paru nécessaires pour que les disciples se fassent à cette idée que le Jésus qu’ils avaient côtoyé était devenu le Christ. Que c’était maintenant à eux de partir vers la Galilée. On peut remarquer d’ailleurs que le succès était mitigé, ils en étaient encore à se fixer sur le royaume d’Israël ! Heureusement que Jésus leur promet l’Esprit pour les déboucher ! Pour cela ils doivent venir à Jérusalem une dernière fois, d’où la recréation du monde est partie, où est né le Nouveau Monde issu de la Croix. Puis ils seront envoyés jusqu’aux confins de la Terre…
… La question qui se pose à nous est celle de notre foi en cet autre monde inauguré à Pâques. Quels sont nos critères de jugement, quelle direction prennent nos vies ? Ce monde nouveau qui est instauré n’est pas une éternité sans saveur, il est fini, le temps compte. Nos vies sont finies, mais le monde aussi. Les récits apocalyptiques ne sont pas là pour nous faire peur, mais pour nous empêcher de nous endormir dans une douceur de vivre…puisque Jésus est ressuscité et qu’il nous attend. Le rappel que ce nouveau monde a un but qui n’est pas renvoyé à l’infini, nous oblige à agir dès maintenant, ce que nous ne ferons pas ne sera pas fait, le verre d’eau que nous n’aurons pas donné ne sera pas donné. Peut-être pourrions-nous profiter de ce que nous ne pouvons pas nous consoler par nos belles cérémonies dans nos belles Églises pour décider de ce qui est important, dès maintenant, dans notre dévouement au Christ ressuscité. »

Car tout est possible avec la force de l’Esprit Saint, donné à la Pentecôte.

La Pentecôte : 50 jours après Pâques, Chavouot : 50 jours après Pessah ! Et justement cette année, comme l(an dernier, Pentecôte et Chavouot coïncident.

Chavouot, c’est vendredi 22 mai 2026 et samedi 23 , où se fait la lecture du livre de Ruth) : (début : jeudi soir 21 mai)

Et le dimanche de Pentecôte pour les chrétiens, c’est dimanche 24 mai 2026 avec des célébrations qui commencent aussi le samedi soir 23 mai.

Pentecôte ? Chavouot ? Quel est donc le  lien entre ces deux fêtes ?   Le livre des Actes situe explicitement le don de l’Esprit Saint sur les apôtres en ce jour de la fête  de Chavouot

Les Actes des Apôtres nous disent : « Le jour de la pentecôte (Chavouot), ils étaient ensemble dans le même lieu. Tout d’un coup vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux et il remplit toute la maison où ils étaient assis… et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. » Ac 2, 1-4

Rien de mieux, pour comprendre Chavouot et Pentecôte, que de vous rendre sur le site de l‘Amitié Judéo-Chrétienne de France, (ici),  sans tenir compte des dates qui sont évolutives chaque année,où deux articles vous feront entrer dans la compréhension de ces deux fêtes :

 – un article de Anne-Marie Dreyfus sur Chavouot : « La Torah, un don inappropriable »  (lire ici). (les dates sont celles de 2018)

– une présentation de la Pentecôte (lire ici) et une méditation pour Pentecôte de l’abbé Alain-René Arbez « L’origine biblique du signe de croix ». (lire ici).

Et la question spécifique du lien entre Pentecôte et Chavouot est explicitement posée sur le site de l’Eglise de France (un article à ne pas négliger) .

Bonnes fêtes à tous

« Reste un peu » : du cinéma au CCAN

Comme vous le savez sans doute déjà, l »AJC Nantes a le plaisir de vous proposer une séance de cinéma avec la projection du film

« Reste un peu« 

de et avec Gad Elmaleh

Cette séance aura lieu

le 13 mai à 15.00 au CCAN, 6 impasse Copernic à Nantes.

Venez nombreux pour partager un moment agréable autour de cette comédie.

 

Il est encore temps de s’inscrire…

L’AJC Nantes a le plaisir de vous annoncer un atelier dont le thème a rarement été traité, à savoir celui du

prophète Ezéchiel

C’est notre ami Antoine Angla qui a accepté de s’atteler à cette tâche aussi délicate que passionnante.

Et pour cela, vous êtes attendus le

mercredi 29.04 à 15.00 h

au pôle Désiré Colombe, salle Jeanne Deroin,

8 rue Arsène Leloup _44100  Nantes

 inscription au 06 64 50 00 19

( entrée libre pour les adhérents – 5 euros pour les non adhérents) 


Voici la présentation que fait Antoine Angla du thème de son atelier

« Le livre du prophète Ezéchiel est assez peu connu, du moins des chrétiens. Cette relative méconnaissance peut être attribuée en partie au style de ce livre un peu déroutant et énigmatique, parfois même surréaliste.    

A la différence de Jérémie resté à Jérusalem, Ezéchiel est en exil avec une partie du peuple d’Israël. La vie n’y est pas facile. Il recherche et dénonce sans concessions les causes profondes du désastre qu’il attribue aux fautes qui ont pu être commises. Mais pour autant, il annonce aussi inlassablement que rien n’est définitivement perdu et que l’espérance reste possible. 

L’Atelier du 29 avril constitue l’occasion d’aborder ce prophète en s’appuyant sur une sélection de plusieurs passages clés du livre.

Bien entendu le sujet ne sera certainement pas épuisé à l’issue de l’atelier, mais si chacun en repartait avec l’envie de relire et de mieux connaître ce grand prophète, l’objectif serait atteint. »

 

Nous espérons vous y retrouver nombreux

 

 

Un anniversaire marquant…

Le 13 avril de cette année, (c’est-à-dire ce lundi) nous célébrerons le 40e anniversaire du jour où l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, a franchi le seuil d’un lieu de prière juif, la première visite de ce type depuis l’époque apostolique.

Nous vous proposons deux approches de cet anniversaire.

Tout d’abord celle de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France, dans un éditorial de M. Jean-Dominique DURAND, président de l’AJCF, qui mérite toute votre attention par la profondeur de son analyse : https://www.ajcf.fr/Il-y-a-quarante-ans-Jean-Paul-II-a-la-Grande-Synagogue-de-Rome.html

Une autre approche émanant de la Conférence épiscopale polonaise. En effet, une lettre revenant sur cet événement, son contexte historique et son importance en tant que jalon dans les relations judéo-chrétiennes a récemment été diffusée par la Conférence épiscopale polonaise (Konferencja Episkopatu Polski). Les Sœurs de Notre Dame de Sion (https://www.notredamedesion.org/40e-anniversaire-de-la-visite-de-jean-paul-ii-a-la-grande-synagogue-de-rome/?lang=fr),  (ainsi que l’Amitié judéo-chrétienne groupe de Nantes) remercient la Conférence épiscopale polonaise de leur avoir donné l’autorisation de diffuser cette lettre, traduite par NDS en français.

Lettre de la Conférence épiscopale polonaise
à l’occasion du 40e anniversaire de la visite de Jean-Paul II à la Grande Synagogue de Rome

Chères sœurs et chers frères,

en ce cinquième dimanche de Carême, l’Évangile proclamé lors de la liturgie nous conduit à Béthanie. C’est là, moins de deux semaines avant sa mort le Vendredi saint, que le Seigneur Jésus – avec une grande puissance et une grande clarté – nous en révèle le sens. Jésus va mourir pour que Lazare reçoive la vie. Lazare sort du tombeau, et Jésus prend sa place dans la mort. L’Évangile décrit le tombeau de Lazare d’une manière analogue au tombeau de Jésus : « C’était une grotte, fermée par une pierre » (Jn 11, 38).

La mort de Jésus est le prix de la vie rendue à Lazare. De plus, sa mort est le prix de la vie rendue à chacun d’entre nous. Ce prix nous parle du plus grand amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). C’est pourquoi ce prix porte en lui une profonde exigence morale : l’honorer, ne pas le piétiner, ne pas le mépriser. Le Christ ne veut pas notre mort – même s’il la permet (comme il a permis la mort de son ami), il ne veut pas que nous y restions. Telle est la logique de l’action salvatrice et de la rédemption de Dieu : notre Seigneur ne nous protège pas comme par magie de la mort spirituelle (qui est le péché) ; pourtant, chaque fois que nous la choisissons, il est prêt à nous en faire sortir. Il n’accepte pas que nous restions dans la mort. Et qui demeure dans la mort ? Saint Jean donne une réponse claire dans sa Première Lettre : « QUICONQUE N’AIME PAS DEMEURE DANS LA MORT » (1 Jn 3, 14). Notons-le : le Verbe ne parle pas ici uniquement de haine. Il parle d’un « manque d’amour », et donc aussi d’indifférence, de passivité, d’insouciance et d’insensibilité.

L’ANTISÉMITISME était (et, malheureusement, reste encore) l’une de ces déficiences mortelles de l’amour. Pourtant, c’est de cette « mort » que le Seigneur nous a fait sortir – et continue de nous faire sortir –, en particulier au cours des soixante dernières années, à travers des événements que nous nous sentons tenus de rappeler à tous.

Le 13 avril de cette année, nous célébrons le quarantième anniversaire du jour où l’évêque de Rome, le successeur de saint Pierre, a franchi le seuil d’une maison de prière juive pour la première fois depuis l’époque apostolique. En ce soir de printemps, après un échange chaleureux d’étreintes avec le Grand Rabbin de Rome, Elio Toaff, saint Jean-Paul II est entré dans la synagogue romaine en procession solennelle, accompagné du chant du Psaume 150 : « Alléluia ! Louez Dieu dans son saint sanctuaire ; louez-le sous la voûte puissante des cieux ». « Je pensais à cette visite depuis longtemps », a avoué le Pape en saluant la communauté juive.

Cette rencontre, il y a quarante ans, n’aurait pas été possible sans un autre événement dont on ne saurait aujourd’hui surestimer l’importance. Il eut lieu vingt ans plus tôt.

Le 28 octobre 1965, le Concile Vatican II a promulgué la déclaration Nostra aetate (« À notre époque »), sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes. Elle contient des paroles qui ont marqué un tournant dans les relations entre l’Église catholique et les juifs ainsi que le judaïsme. C’est précisément à ces paroles que saint Jean-Paul II a fait référence dans son discours à la synagogue de Rome. Rappelons-les aujourd’hui :

« La première est que l’Église du Christ découvre son “lien” avec le judaïsme en “sondant son propre mystère”. La religion juive ne nous est pas “extrinsèque”, mais elle est, d’une certaine manière, “intrinsèque” à notre propre religion. Avec le judaïsme, nous avons donc une relation que nous n’avons avec aucune autre religion. Vous êtes nos frères bien-aimés et, d’une certaine manière, on pourrait dire que vous êtes nos frères aînés » (Jean-Paul II, Discours à la Grande Synagogue de Rome, 13 avril 1986, n° 4).

On entend ici un écho des paroles de l’apôtre Paul dans la Lettre aux Romains, où il parle de « rameaux sauvages » – c’est-à-dire les païens – « greffés à leur place », qui sont les Juifs vivant dans l’alliance avec Dieu. L’Église « est venue partager la racine riche de l’olivier ». Les papes qui lui ont succédé ont maintes fois fait référence à la métaphore de l’olivier de Paul, soulignant sa pertinence. « Nous avons redécouvert que le peuple juif reste pour nous la racine sainte d’où est né Jésus », a rappelé le pape François1 . Et le Saint-Siège a confirmé la nécessité d’interpréter les enseignements de Jésus et de ses disciples « dans l’horizon juif, dans le contexte de la tradition vivante d’Israël »2 .

La deuxième question soulevée par saint Jean-Paul II lors de son discours à la synagogue de Rome concerne l’attribution d’une responsabilité collective au peuple juif pour la mort du Christ : « Aucune culpabilité ancestrale ou collective ne peut être imputée aux Juifs en tant que peuple pour “ce qui s’est passé lors de la Passion du Christ” », a déclaré le Pape en citant la déclaration conciliaire (Jean-Paul II, Discours à la Grande Synagogue de Rome, 13 avril 1986, n° 4). Tous les actes de discrimination et de persécution à l’encontre des Juifs qui ont eu lieu au cours des siècles en lien avec cette accusation doivent être condamnés.

Il convient de rappeler que le Catéchisme de l’Église catholique, faisant écho au Concile de Trente, enseigne sans équivoque : « L’Église n’hésite pas à imputer aux chrétiens la responsabilité la plus grave des tourments infligés à Jésus, responsabilité dont ils ont trop souvent fait porter le poids aux seuls Juifs. (…) On voit que notre crime, en cette affaire, est plus grand en nous qu’en les Juifs. Quant à eux, selon le témoignage de l’Apôtre, « aucun des chefs de ce siècle ne l’a compris ; car s’ils l’avaient compris, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire » (1 Co 2, 8).  (…) Lorsque nous le renions par nos actes, nous semblons en quelque sorte porter la main sur lui » (CEC 598).

Dans son discours, le Pape s’est fermement opposé à la représentation des Juifs comme « rejetés ou maudits ». Depuis plus de 1 500 ans, ces idées – présentes dans l’enseignement catholique et dans l’interprétation erronée des Écritures – ont façonné les attitudes chrétiennes, contribuant à la haine, à la persécution et aux manifestations d’antisémitisme. Nous devons nous rappeler que l’Église catholique affirme aujourd’hui sans équivoque : les Juifs sont toujours aimés de Dieu, qui les a appelés par une vocation irrévocable. Car Dieu, fidèle à ses promesses, n’a pas révoqué la Première Alliance. Israël reste le peuple élu3 .

En 1997, évoquant les racines de l’antisémitisme dans les milieux chrétiens, saint Jean-Paul II a qualifié l’existence durable d’Israël de « fait surnaturel ». « Ce peuple persévère malgré tout parce qu’il est le peuple de l’Alliance », a déclaré le Pape4 . Un retour aux sources et une réflexion théologique sur le mystère de la survie d’Israël, entrepris au XXe siècle – en particulier à la lumière de la terrible tragédie de la Shoah (Holocauste) qui s’est déroulée en Europe – ont abouti à un nouvel enseignement de l’Église sur les juifs et le judaïsme, enraciné dans la tradition apostolique.

Inspirée par la déclaration conciliaire, la réflexion de l’Église met de plus en plus en évidence les liens qui unissent juifs et chrétiens. Il s’agit notamment du respect de la Parole de Dieu, de la prière et de la liturgie, ainsi que de l’espérance messianique pour l’avenir. Car « les peuples de Dieu de l’Ancien et du Nouveau Testament tendent vers une même fin dans l’avenir : la venue ou le retour du Messie – même s’ils partent de deux points de vue différents »5 . Évoquant cet espoir eschatologique partagé, saint Jean-Paul II a déclaré : « La Nouvelle Alliance a ses racines dans l’Ancienne. Le moment où le peuple de l’Ancienne Alliance pourra se reconnaître comme faisant partie de la Nouvelle est, naturellement, une question qu’il faut laisser au Saint-Esprit. Nous, en tant qu’êtres humains, nous nous efforçons seulement de ne pas mettre d’obstacles sur le chemin »6 .

L’anniversaire de la visite du Pape à la synagogue de Rome tombera le lendemain de la fin de l’octave de Pâques. Cette année, juifs et chrétiens célèbrent la Pâque juive en même temps. C’est l’occasion de réfléchir aux racines juives de la liturgie chrétienne.

Saint Jean-Paul II soulignait que ces « racines doivent encore être explorées plus en profondeur ; surtout, elles doivent être mieux connues et appréciées par les fidèles », car « prendre en compte la foi et la vie religieuse du peuple juif telles qu’elles sont professées et vécues aujourd’hui peut nous aider à mieux comprendre certains aspects de la vie de l’Église »7 .

Dans de nombreuses villes – parfois proches de nous, parfois un peu plus loin – se trouvent des synagogues qui ont survécu aux ravages de la guerre. Dans la plupart d’entre elles, le son joyeux de la prière du Shabbat ne résonne plus. Il en existe cependant certaines qui sont animées par une vie religieuse. Suivant les traces de saint Jean-Paul II, rendons-nous dans une synagogue le 13 avril. Souvenons-nous des hommes et des femmes dont les prières ont imprégné ces murs pendant des siècles. Dans la mesure du possible, rencontrons nos sœurs et frères juifs. En nous souvenant que nous prions toujours pour eux dans la liturgie du Vendredi saint, demandant à Dieu que le peuple qu’Il s’est d’abord fait sien puisse « grandir dans la fidélité à son alliance » et « atteindre la plénitude de la rédemption ». Car « la participation des Juifs au salut de Dieu est théologiquement incontestable, mais comment cela peut-il être possible sans confesser explicitement le Christ, c’est et cela reste un mystère divin insondable »8 .

Que Marie, la Mère de notre Seigneur, la « Fille élue d’Israël »9 ,nous soutienne par sa prière.

Les évêques de l’Église catholique en Pologne
présents à la 404e Assemblée plénière de la Conférence épiscopale polonaise.

Varsovie, le 12 mars 2026

Références :

  1. François, Lettre à un non-croyant : le pape François répond au Dr Eugenio Scalfari, journaliste du quotidien italien La Repubblica.

  2. Commission pour les relations religieuses avec les juifs, « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11, 29) : Réflexion sur des questions théologiques relatives aux relations entre catholiques et juifs à l’occasion du 50e anniversaire de « Nostra Aetate ».

  3. François, Evangelii Gaudium, 247 ; Rm 11, 29 ; CEC, 839 ; Nostra Aetate, 4.

  4. Jean-Paul II, Discours lors d’un colloque sur les racines de l’antijudaïsme, 31 octobre 1997.

  5. Commission pour les relations religieuses avec les juifs, Notes sur la manière correcte de présenter les juifs et le judaïsme dans la prédication et la catéchèse de l’Église catholique romaine, 24 juin 1985, II, 10.

  6. Jean-Paul II, Franchir le seuil de l’espérance, New York 2005, p. 165.

  7. Jean-Paul II, Discours aux participants à la Rencontre des délégués des Conférences épiscopales nationales et d’autres experts sur les relations entre catholiques et juifs, Rome, 6 mars 1982 (traduction personnelle).

  8. Commission pour les relations religieuses avec les juifs, « Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11, 29) – Réflexion sur des questions théologiques relatives aux relations entre catholiques et juifs à l’occasion du 50e anniversaire de « Nostra Ætate ».

  9. Recueil de messes de la Bienheureuse Vierge Marie : Messe de la Bienheureuse Vierge Marie, Fille élue d’Israël I.